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Bourgogne romane
Sapin Christian ; Arnaud Chantal ; Berry Walter ;
FATON
49,00 €
Épuisé
EAN :9782878440812
Extrait de l'avant-propos:La Bourgogne est une des régions de France dont l'image s'identifie le mieux à une période de son art médiéval, l'art roman. Il en est de même pour le Poitou ou la Provence tandis que l'Ile-de-France sera assimilée plus facilement à l'art gothique. Ces perceptions schématiques nées à travers le XIXe et le XXe siècle s'expliquent par la présence de monuments phares de cette période, comme Vézelay ou Cluny dont le rayonnement dépasse les frontières, mais également par cette multitude d'édifices plus modestes, forêt que cachent les grands sites. Alors que la traversée de la Bourgogne peut se faire en 45 minutes en TGV, la vision de l'ensemble de ce paysage monumental ne peut se réaliser qu'en plusieurs jours, plusieurs mois, à travers des chemins de traverses. C'est ce que nous proposons ici dans un cheminement par thème et par micro-région. Ces zones géographiques ont leur cohérence et leur attrait, mais correspondent aussi à des chronologies croisées d'évolution de formes et de procédés de construction. La lecture en continu de l'histoire sera sans doute perturbée par des retours en arrière mais elle devrait faciliter l'approche des monuments sur le terrain. Ainsi, il fallait faire un choix toujours difficile qui appartient ici à plusieurs logiques: celle de l'Histoire d'une société médiévale, celle des inventions techniques, celle des parcours géographiques, avec en perspective du champ une autre image de l'art roman. Ainsi, c'est un regard sur l'art et l'architecture romane, très différent du volume et des choix opérés il y a cinquante ans par d'autres auteurs pour la Bourgogne; c'est une approche sans doute plus sobre qui se veut avant tout un lien entre l'article ou l'ouvrage spécialisé -que le lecteur retrouvera en Bibliographie- et la visite-découverte sur le terrain. C'est également une nouvelle façon de voir et comprendre à travers les dernières recherches des historiens ou les découvertes quelquefois encore inédites des archéologues. Depuis un demi-siècle, les techniques de la recherche ont considérablement évolué et, introduites dans l'architecture (dendrochronologie, thermoluminescence, C14...), elles permettent de proposer aujourd'hui une autre connaissance du bâti et des datations plus précises à côté des approches bien connues de la chronologie des formes. Il n'en reste pas moins des partis pris. Tous les sites n'ont pas été exploités au même degré et il restera encore beaucoup à dire et à faire dire à ces pierres et à leur décor. Cependant, déjà avec cette approche nouvelle, nous sortons du cliché traditionnel de «l'école bourguignonne» qui n'a plus lieu d'être. C'est enfin un nouveau choix de monuments. le terrain, où elles dominent en nombre, comme en volume et en dimension, à la différence des châteaux et maisons de la même période, mais nous voulons aussi nous attacher à ce qui a constitué d'emblée l'essentiel du renouveau du paysage monumental.
La Bourgogne, terre monastique et religieuse par excellence. C'est effectivement sur ce territoire que naissent de très nombreuses fondations dès la fin de l'Antiquité, et c'est également là que l'on voit émerger quelques siècles plus tard les grands réseaux monastiques autour de Cluny et Cîteaux. Par la suite, ce sont les villes qui accueillent très rapidement les premiers ordres mendiants. Ces terres bourguignonnes de grandes réformes pendant le millénaire médiéval demeurent encore à notre époque fertiles, alimentant la spiritualité des moines de Cîteaux, de la communauté oecuménique de Taizé ou, dans le sud de la région, celle de monastères orthodoxes ou tibétains. Le présent se nourrit du passé dans le souvenir des maisons religieuses, conservées ou disparues, qui ont façonné les paysages de la région, développé son économie et marqué durablement la mémoire des hommes au long des temps écoulés. Christian Sapin, archéologue, est directeur de recherche émérite au CNRS. Denis Cailleaux, est maître de conférences en Histoire de l'Art et Archéologie du Moyen Âge à l'Université de Dijon. Tous les deux consacrent leurs recherches sur la Bourgogne médiévale.
Entre 2001 et 2008, avec le soutien de la ville et de l?Etat, la cathédrale Saint-Etienne a pu bénéficier de restaurations de grande ampleur. L?originalité de la démarche vient qu?elle a été, comme cela n?avait jamais été le cas auparavant pour une cathédrale gothique, couplée d?études historiques et d?analyses sous la direction d?équipes pluridisciplinaires et internationales. Cette publication vient parachever dix ans de recherche et un colloque international tenu à Auxerre en septembre 2007. Archéologues, architectes et historiens de l?art se sont penchés sur la cathédrale Saint-Etienne, construite entre le XIIIe et le XIVe siècle, peu connue du grand public. Du chantier médiéval aux trouvailles de l?architecture gothique, des prouesses des maîtres verriers aux restaurateurs de l?époque moderne, ils ont explorés toutes les facettes de cet édifice pour en restituer l?histoire de sa construction et de son décor monumental. Ils étudient aussi bien les éléments architecturaux (ch?ur, nef, transept, charpentes), sans oublier l?origine des matériaux, que les éléments décoratifs (portails sculptés, peintures murales, vitraux), afin de replacer la cathédrale dans son contexte historique et actuel. Ils offrent au lecteur un panorama complet de la cathédrale Saint-Etienne, un monument clef de la période gothique de la moitié nord de la France, au c?ur d?une riche cité médiévale.
Gillon Pierre ; Sapin Christian ; Cantino Wataghin
Les cryptes médiévales constituent un patrimoine chargé de mystère dont la variété et les questions qu'elles suscitent restent méconnues. Trente chercheurs apportent leur contribution à la connaissance des cryptes de deux régions. L'Ile-de-France et la Picardie présentent un corpus multiforme de cryptes, de l'époque carolingienne au XVe siècle, et des plus connues comme Saint-Denis, Jouarre ou Saint-Médard de Soissons, aux plus secrètes. Une approche pluridisciplinaire en aborde tous les aspects, tant sur le plan architectural que sur celui de l'utilisation liturgique, ou sur leur rôle dans la dévotion aux corps saints, dont un chapitre fait l'inventaire. Une analyse historique et archéologique renouvelée lève bien des interrogations. Une partie est consacrée à des structures situées sous des églises, mais qui ne sont pas des cryptes : des critères précis permettent de mettre fin aux confusions. Un inventaire des cryptes existantes, disparues ou rejetées clôt l'ouvrage.
Comment soupçonner, en visitant aujourd'hui le domaine de Chantilly, qu'une des plus grandes orangeries de la France des XVIIe et XVIIIe siècles, édifiée par Jules Hardouin-Mansart, et son parterre, luxuriant et enchanteur, dessiné par André Le Nôtre, comblaient les sens aiguisés des visiteurs ? Ce bâtiment, né en 1683 de la volonté de l'illustre Grand Condé et de son fils, Henri-Jules, fut durant plus d'un siècle, et jusqu'à sa démolition en 1799, une insolente intrusion exotique en terre picarde. Le présent ouvrage, sur un sujet totalement inédit, s'appuie sur l'étude récente d'archives ainsi que sur l'analyse des plans et de l'iconographie connus. Il restitue à la fois l'existence et le fonctionnement d'un lieu prestigieux, à l'image des princes de Condé, et les trésors de savoir déployés à Chantilly pour y cultiver orangers et autres arbustes délicats.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
De l'amitié et de la collaboration entre Emile Gallé et Désiré Christian naît la plus extraordinaire histoire de la création verrière et de l'Art Nouveau. Exécutant fidèle et discret des oeuvres d'Emile Gallé, Désiré Christian met au point, pour la réalisation des oeuvres de l'artiste, les techniques verrières les plus abouties de tous les temps. Lorsqu'en 1894, Emile Gallé inaugure sa propre cristallerie à Nancy, Désiré Christian devient le responsable artistique de la verrerie de Meisenthal et perpétue une création magistrale et unique sous la marque d'atelier de "Verrerie d'Art de Lorraine" puis s'installe à son propre compte entre 1898 et 1907. Le présent ouvrage présente un catalogue de ses créations éblouissantes dont la qualité mérite d'être soulignée au même titre que l'oeuvre d'Emile Gallé.