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La Malcastrée
Santos Emma
DES FEMMES
6,50 €
Épuisé
EAN :9782721008916
On est au début des années 1970. "La Malcastrée" raconte, en la faisant remonter à l'enfance, la maltraitance exercée par les institutions psychiatriques. Celle-ci est illustrée de manière saisissante par le sort d'enfants trisomiques que la narratrice est chargée d'attacher à leurs sièges toute la journée... Avant qu'elle ne retourne la situation en les détachant tous, libérant leurs mouvements au risque de sa propre vie. Ainsi se succèdent des moments-limites, traversés dans la souffrance et dans une solitude impitoyable. Au rythme d'une écriture pulsionnelle, l'autrice décrit les traitements chimiques destructeurs, les avortements forcés, l'abandon par l'homme aimé, l'interdit d'écrire. Et finalement l'expulsion, une forme douloureuse de libération, payée très cher par le suicide d'une compagne d'infortune. Emma Santos qualifie son deuxième livre de témoignage, « écrit avec beaucoup de rage et de révolte ».Notes Biographiques : En 1976, la jeune écrivaine Emma Santos (1946-1983), malmenée dans son désir de vivre, d'aimer, d'écrire, par les traces persistantes d'une enfance de pauvreté et de violence, rencontre Antoinette Fouque qui lui offre l'accueil indéfectible des éditions des femmes. La réédition en poche en 1976 de "La Malcastrée", qu'avait publié tout d'abord Maspero en 1973, lui permet de se faire connaître. Très rapidement sont édités ensuite "J'ai tué Emma S." (illustré par l'autrice), "L'itinéraire psychiatrique" puis "La Loméchuse" (réédition, en 1978)... En 1976 et 1977, Claude Régy la met en scène au théâtre de la Gaîté lyrique, où elle lit un texte écrit par elle, "Le Théâtre" d'Emma Santos, également publié par des femmes. Plus tard, en 2006, après son suicide à l'âge de 37 ans, les mêmes éditions publieront "Effraction au réel", texte inédit.
La Malcastrée a été écrite moitié dehors, moitié dedans, entre deux opérations, entre les rues de Paris et les hôpitaux, dans le silence, demi-honteuse, toujours triomphante, entre la réalité et le rêve. Les mots sont étroitement liés à mon corps, à ma maladie. Je n'ai jamais envié une bonne santé. Et pourtant j'écrivais déjà avant la maladie, dans l'enfance. Un geste, ce geste, l'acte, rejeter. Il n'y avait pas cette tentative littéraire. Cette tentative exhibitionniste. Se reconstruire avec des mots. Se reconstruire en espérant surtout ne jamais y arriver. La Malcastrée, c'est déjà si vieux. 1971. La recherche du comment. Le système des mots, comment on y entre. Ecrire comme on meurt ou écrire quand on ne meurt pas". E. S.
L'entrée dans le système d'hospitalisation psychiatrique d'Emma Santos. En 1967, Marie-Anne Le Rozick, alias Emma Santos, est mise en arrêt de travail pour cause de dysfonctionnement thyroïdien. Pour que cet arrêt soit indemnisé par la Sécurité sociale, son médecin la déclare en dépression nerveuse. Cela entraîne une obligation de suivre des traitements en hôpital psychiatrique de jour. A travers son parcours, l'autrice dénonce la déshumanisation et la violence du système médical des années 1960. Elle montre en quoi la psychiatrie a promu, sous couvert de progrès, la "camisole chimique" . Les psychiatres voient son écriture comme un symptôme de sa maladie et la sédatent pour l'empêcher d'écrire. Mais loin de se laisser écraser par l'autorité des psychiatres et désireuse de quitter le "pays du silence" , Santos utilise l'écriture comme un acte de résistance et de survie. Par ses mots, elle cherche à reconquérir son corps et sa voix, défiant l'enfermement, l'amour déçu et la souffrance. Ce livre est un cri de liberté contre un système oppressif, et un manifeste pour la parole, la littérature et l'autonomie féminine. Plus qu'un témoignage, L'itinéraire psychiatrique est une réflexion poignante sur la condition féminine, la maladie mentale et le pouvoir de l'écriture face à l'adversité. Un ouvrage essentiel pour comprendre la psychiatrie, la souffrance et la quête d'identité. "Je voudrais tenter d'expliquer mon entrée en psychiatrie, huit années en psychiatrie en commettant les mêmes erreurs que les psychiatres, en chosifiant le malade, en me chosifiant, oublier le milieu qui m'entoure, c'est-à-dire l'amour qui a fui, mes romans, mon métier d'enseignante qui a déterminé le choix des médecins. Je sais que je ne parlerai que de l'amant qui m'a dévorée, que de la littérature qui m'a détruite... Je suis seule... J'écris au lit avec une machine. J'ai définitivement perdu le corps. J'espère le retrouver par les mots... E. S.
Après la publication de notre manifeste, nous, activistes FEMEN du monde entier, livrons dans Rébellion, nos témoignages personnels liés à notre engagement et développons nos idées autour de la prostitution, des violences faites aux femmes, de la montée des extrêmes droites et des intégrismes, des droits LGBT, de la laïcité et de la liberté d'expression. Nous voulons donner aux lectrices et aux lecteurs le courage de s'insurger et les moyens de s'organiser pour, résister au patriarcat de façon active, puissante et efficace. Nous voyons l'activisme comme une responsabilité civique. Il est pour nous l'une des principales formes que le féminisme dot prendre, impérative pour réaliser ce monde égalitaire auquel nous rêvons. Le Mouvement FEMEN
Sexual Politics, issu de la thèse soutenue par Kate Millett en 1970 à l'université de Columbia (Etats-Unis) suscite un véritable engouement dès sa parution, en plein essor du Women's Lib dont l'autrice est partie prenante. L'essai, paru en France sous le titre La politique du mâle (Stock, 1970), a été réédité en 2007 par Antoinette Fouque sous son titre original, en concertation avec l'autrice avec laquelle elle a partagé amitié et bien des combats pour la libération des femmes. Dans cet essai magistral devenu un classique et désormais disponible en édition de poche, Kate Millett critique la société occidentale en se concentrant sur la dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. Ce livre qui fit l'effet d'un pavé dans la mare en révélant les injustices sans nombre subies par les femmes contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire.
Constantin Sarah ; Duvelle-Charles Elvire ; Des Al
Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? " En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes et leur montrer comment, chacune à son niveau, seule ou en groupe, que Sarah et Elvire avaient les moyens de faire évoluer la société. Ce livre s'inscrit dans la ligne directe de ce qu'elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public. A leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d'activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres. En parallèle de la série, Sarah et Elvire ont créé une communauté sur les réseaux sociaux pour échanger de manière décomplexée sur la sexualité et l'actualité féministe. Elles sont aujourd'hui suivies par plus de 85 000 personnes sur Instagram. Construit en neuf chapitres (" Se révolutionner soi-même " ; " Recouvrir les murs "...), ce livre se présente comme une boîte à outils pour transmettre les techniques des activistes féministes autour du monde et permettre à chacune de trouver le mode d'action qui lui convient le mieux. Il donne aussi du contexte historique et sociétal pour chaque mode d'action abordé.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".