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L'itinéraire psychiatrique
Santos Emma
DES FEMMES
6,50 €
Épuisé
EAN :9782721014474
L'entrée dans le système d'hospitalisation psychiatrique d'Emma Santos. En 1967, Marie-Anne Le Rozick, alias Emma Santos, est mise en arrêt de travail pour cause de dysfonctionnement thyroïdien. Pour que cet arrêt soit indemnisé par la Sécurité sociale, son médecin la déclare en dépression nerveuse. Cela entraîne une obligation de suivre des traitements en hôpital psychiatrique de jour. A travers son parcours, l'autrice dénonce la déshumanisation et la violence du système médical des années 1960. Elle montre en quoi la psychiatrie a promu, sous couvert de progrès, la "camisole chimique" . Les psychiatres voient son écriture comme un symptôme de sa maladie et la sédatent pour l'empêcher d'écrire. Mais loin de se laisser écraser par l'autorité des psychiatres et désireuse de quitter le "pays du silence" , Santos utilise l'écriture comme un acte de résistance et de survie. Par ses mots, elle cherche à reconquérir son corps et sa voix, défiant l'enfermement, l'amour déçu et la souffrance. Ce livre est un cri de liberté contre un système oppressif, et un manifeste pour la parole, la littérature et l'autonomie féminine. Plus qu'un témoignage, L'itinéraire psychiatrique est une réflexion poignante sur la condition féminine, la maladie mentale et le pouvoir de l'écriture face à l'adversité. Un ouvrage essentiel pour comprendre la psychiatrie, la souffrance et la quête d'identité. "Je voudrais tenter d'expliquer mon entrée en psychiatrie, huit années en psychiatrie en commettant les mêmes erreurs que les psychiatres, en chosifiant le malade, en me chosifiant, oublier le milieu qui m'entoure, c'est-à-dire l'amour qui a fui, mes romans, mon métier d'enseignante qui a déterminé le choix des médecins. Je sais que je ne parlerai que de l'amant qui m'a dévorée, que de la littérature qui m'a détruite... Je suis seule... J'écris au lit avec une machine. J'ai définitivement perdu le corps. J'espère le retrouver par les mots... E. S.
Résumé : Une réédition en poche pour redécouvrir un texte emblématique des années 1970 sur l'internement psychiatrique des femmes. Marie-Anne Le Rozick, alias Emma Santos, décrit avec force son parcours douloureux, son désir d'enfant irréalisable et la violence de l'internement en asile psychiatrique. Dans un style incandescent, elle revient sur sa rupture amoureuse, empreinte de domination masculine et de violence ainsi que sur sa naissance à l'écriture. Ses écrits où convergent langage et matière charnelle, explorent des thématiques taboues pour l'époque, comme l'avortement, et sont rejetés par de nombreux éditeurs. Elle s'accroche pourtant à ses textes - l'écriture est une voie d'émancipation et sa bouée de sauvetage - qui font exploser les poncifs autour de la "folie", quitte à tuer Emma S. , nom d'emprunt donné par son ex-mari. Les éditions des femmes-Antoinette Fouque poursuivent, avec la réédition de "J'ai tué Emma S". en poche et celle de "La Malcastrée" en 2022, leur travail éditorial autour de l'oeuvre d'Emma Santos, écrivaine majeure dont les écrits emblématiques et poignants sont d'une modernité éblouissante.
A sa mort, Emma Santos laisse un manuscrit dont personne ne connaît l'existence. L'une de ses soeurs le retrouve vingt-cinq ans plus tard. Dans un texte d'une grande teneur poétique, elle met en scène Hermine, un personnage surréaliste qui ressemble à Nadja, et raconte son histoire d'amour tumultueuse avec un homme plus âgé qu'elle. Une première partie est consacrée à l'enfance d'Hermine, à ses jeux et inventions, ses rêves et ses découvertes : petite fille atypique, elle est attirée par l'interdit, cherche à se libérer des carcans que constituent l'école et la famille. Dans une deuxième partie, Hermine-jeune fille tombe amoureuse. Mais la relation s'achève, et la troisième partie, écrite à la première personne, prend une teinte plus sombre : c'est le temps de la folie, de l'internement et du désir de mourir. Les souvenirs de l'amant se mêlent alors aux souvenirs d'enfance, et le réel à l'imaginaire.
Après la publication de notre manifeste, nous, activistes FEMEN du monde entier, livrons dans Rébellion, nos témoignages personnels liés à notre engagement et développons nos idées autour de la prostitution, des violences faites aux femmes, de la montée des extrêmes droites et des intégrismes, des droits LGBT, de la laïcité et de la liberté d'expression. Nous voulons donner aux lectrices et aux lecteurs le courage de s'insurger et les moyens de s'organiser pour, résister au patriarcat de façon active, puissante et efficace. Nous voyons l'activisme comme une responsabilité civique. Il est pour nous l'une des principales formes que le féminisme dot prendre, impérative pour réaliser ce monde égalitaire auquel nous rêvons. Le Mouvement FEMEN
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."
Ret Samadhi" est l'histoire de Dadi, grand-mère et veuve de 80 ans, qui abandonne un beau jour, sans un mot, la maisonnée de son fils aîné chez qui elle vit comme le veut la tradition. Retrouvée par la police, elle sera ensuite hébergée par sa fille célibataire et artiste, qui lui offre une toute nouvelle forme de liberté et d'amour. Elle s'ouvre alors au monde, aidée dans sa métamorphose par une curieuse aide-soignante, Rosy, qui s'avère être une transgenre issue de la communauté des Hijras. Une amitié intense naît de cette rencontre, brutalement interrompue par l'assassinat de Rosy. Cette disparition marque un nouveau tournant dans la vie de Dadi, qui décide alors de partir pour le Pakistan retrouver la maison natale de son amie, entraînant sa fille dans cette aventure. Elles seront arrêtées par la police qui les soupçonne d'être liées à leur insu à un réseau politique subversif. Lors des interrogatoires, Dadi étourdira les policiers par son attitude farfelue et ses récits apparemment incohérents, mais qui sont en réalité porteurs de sens, de spiritualité et de subversion. Ils seront eux aussi pris dans les mailles de ce filet mystérieux, conquis par cette vieille dame qui en impose par sa ténacité. "Ret Samadhi" est un roman qui fait vaciller les frontières : celle du familier et de l'étrange dans une temporalité où l'instant ramasse tout le passé et la mémoire des siècles, les frontières de genre, celles de l'âge aussi, du corps et de l'esprit, de l'amour et de la haine, des modèles de famille, de la dépendance et de la liberté, des nations " ennemies ", de l'humain et du non humain. Histoire de famille, du quatrième âge et de la dépendance, des confins surtout. L'écriture traduit puissamment ce thème de la perception par un style où monologue intérieur, dialogue, bribes de conversation scénographiées à la manière de Nathalie Sarraute et narration s'entremêlent sans couture apparente, et où familiarité et poésie se superposent, jouant en particulier sur les sonorités et les rythmes d'une façon parfois vertigineuse que la remarquable traduction d'Annie Montaut a su restituer.
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.