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Cargo bleu sur fond rouge
Sanguinetti Hélène
LANSKINE ED
12,00 €
Épuisé
EAN :9782359631531
Cargo Bleu sur fond rouge rassemble à son bord les extraits de 6 livres publiés par Hélène Sanguinetti. Puissant et remuant attelage. La raison ou la belle "faute" en revient à l'écriture de l'auteure, faite d'emprunts à la tradition orale, à l'épopée, la chanson, le conte ...qu'elle mêle et associe à tous les désordres du présent, les noirceurs comme les rutilances du Monde. C'est alors que s'invente un poème affamé de tout, servi par une langue particulière qui fait se côtoyer douceur, dérision, gravité, violence, cris, murmures, brouhahas, humour, invectives et transgressions de toutes sortes. Car il s'agit de vivre. Les "personnages" comme les "voix" du poème invitent ainsi à se rallier au combat de l'exister, pleurer et rire, ne pas s'endormir, filer, battre le fer, danser, résister par la joie. Une joie lucide, obstinée.
Officiellement le fils d'un employé et d'une lingère du palais des Tuileries sous le Second Empire, Arthur Hugenschmidt était aussi considéré par la rumeur comme le fils de l'empereur Napoléon III et de la sulfureuse comtesse de Castiglione. En l'absence de preuves, plusieurs historiens ont, en termes définitifs, voulu tordre le cou à cette rumeur. A partir d'archives totalement inédites, l'auteur revient sur cette histoire. Il raconte comment l'impératrice Eugénie, après la mort de son fils Louis-Napoléon, a désiré connaître le jeune Arthur dont on lui avait dit qu'il ressemblait étrangement au prince impérial. Il relate comment le jeune homme a été envoyé aux Etats-Unis pour y effectuer ses études d'odontologie et de dentisterie. Il révèle comment il a noué une relation de proximité avec la comtesse de Castiglione qui l'appelait "l'Enfant". Il explique enfin comment, devenu un dentiste réputé sur la place de Paris, Hugenschmidt noua des relations d'amitié avec de nombreuses personnalités et comment en 1918-1919, il joua le rôle d'intermédiaire entre l'impératrice Eugénie et Clemenceau pour aider ce dernier à récupérer des documents importants qui l'aidèrent à négocier le retour de l'Alsace dans le giron français. L'auteur, au fil du récit, s'interroge enfin sur les sentiments de cet homme qui, tout en restant fidèle à ses parents Hugenschmidt, dut assumer sa proximité avec l'impératrice Eugénie et le regard de ses amis Georges Clemenceau, Gaston Doumergue, Robert de Montesquiou, Lucien Daudet qui voyaient en lui le fils de Napoléon III.
Une vie traversée par l'Histoire. Né au Caire en 1917 dans un milieu de juristes corses, Antoine Sanguinetti sort de l'École Navale à l'aube de la Seconde guerre mondiale. Le spectacle de la fragilité des chefs dans la débâcle le marquera profondément. Mers-el-Kébir, Dakar, les parachutages en France, les débarquements libérateurs seront la dure école du jeune enseigne de vaisseau. Suivront l'Indochine avec Sainteny, l'Algérie, et l'OTAN à Naples. En 1968, commandant du porte-avions Clemenceau, il participera aux explosions thermo-nucléaires françaises à Moruroa. Major général de la Marine, il sera écarté sous Giscard d'Estaing. Commenceront alors les missions humanitaires, Argentine, Bolivie, Uruguay, Maroc et Turquie. Et ce qu'il appelle lui-même ses malaventures en politique. Peu porté aux anecdotes, il analyse à travers les responsabilités que son métier lui a conférées, les outrances, les erreurs, les fantasmes d'une politique de défense qui excède trop souvent les moyens de notre pays.
Résumé : Après plusieurs années de silence - ou de retrait - Hélène Sanguinetti nous revient avec Jadis, Poïena (une poème), qui laisse à nouveau place à la lumière après la douleur et le deuil : les voix et les enfants s'éparpillent, les décors et les rues resurgissent, ceux de la vie ordinaire - présente ou passée - mais aussi d'un monde moins tangible, éclairé par l'écriture, que le chant d'Hélène Sanguinetti convoque en une série d'adresses poignantes. A ce poème splendide, polyphonique et brillant comme un sou neuf, vient s'ajouter en miroir le plus ancien texte de l'auteure, cette Fille de Jeanne-Félicie saluée en son temps par René Char et qui compose aujourd'hui avec Jadis, Poïena une sorte de diptyque - ou de pont suspendu d'un bout à l'autre d'une vie.
Les Corses sont en voie d'être remplacés progressivement et de disparaître, comme les aigles et les bisons aux Etats-Unis", écrit un très officiel rapport de l'Hudson Institute, commandé par la DATAR et... jamais rendu public. C'est que la Corse n'est pas seulement belle, elle pourrait être aussi de bon rapport, si seulement l'on parvenait à se débarrasser des indigènes, qui s'accrochent à leur terre, à leur langue, à leurs moeurs... L'île constitue un exemple type des avanies infligées aux minorités régionales, souvent au mépris de la légalité, par un jacobinisme forcené qui couvre souvent des appétits inavouables. Sa lente agonie entre dans la logique de cette société matérialiste, qui mènera bientôt à l'asservissement de la nation elle-même aux intérêts étrangers, par les mêmes procédés. Une autre voie est possible, qui assurerait l'avenir des régions françaises, et de la France dans le monde moderne. Elle suppose seulement qu'en dépit des pouvoirs d'argent, le peuple impose le retour à la démocratie.
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.
Les deux textes présentés sont le résultat de créations qui ont été données dans le cadre des rencontres Polkas@CNEAI. L'idée était de faire travailler ensemble des poètes, artistes et artisans autour d'une contrainte. Tu veux savoir comment je m'appelle est une réflexion sur l'anonymat ; 0.1.0 désorientation est une mise en perspective critique de l'usage généralisé de l'informatique et des big datas qui modifient notre conscience d'exister.
Né en 1961 à Damas, le poète Gebran Saad, comme nombreux chrétiens de Syrie, a été obligé de fuir son pays en guerre pour se réfugier en Suède où il vit actuellement. Mais au lieu de mettre sa poésie sous le signe de l'exil, il la met sous le signe du voyage, car, comme le dit la grande poétesse libano-syrienne Etel Adnan, dans la préface à ce recueil, le malheur ne peut se vivre que comme un voyage, un espace ouvert, une découverte, même s'il ne s'agira en fin de compte que d'un voyage dans ce malheur même.
Je reçois des messages de Paris. Un homme a peur que je disparaisse avec l'argent. Il me menace. Il me traite de voleur. Je n'ai rien à répondre à ses accusations. 15 °C. Vent faible. Nous découpons la galette des Rois.