Cela fait quinze ans que la Yougoslavie n'est plus. L'ancienne Fédération de Tito a connu des transformations aussi inédites et violentes que rapides. De nouveaux Etats souverains sont apparus. Les structures économiques et institutionnelles ont été bouleversées tandis que l'OTAN et l'UE se sont étendues jusqu'à la Slovénie. En analysant ces recompositions, ce livre s'intéresse au présent et à l'avenir de l'ex-Yougoslavie. Son objectif est de sortir de la littérature de guerre afin de faire apparaître la complexité et la diversité actuelles de ces Etats, écartelés entre déchirements communautaires et intégration européenne. Réunissant une vingtaine d'auteurs, tout à la fois témoins et spécialistes, le présent ouvrage apporte des points de vue complémentaires et dialectiques sur les problèmes et les enjeux géopolitiques de l'ex-Yougoslavie. Il s'attarde aussi sur les relations entre l'Union Européenne et l'ex-Yougoslavie et analyse les réalités vécues se dégageant des flux, des mobilités, des économies et des sociétés à l'œuvre dans et autour d'une région-clé de l'Europe.
André Siegfried, de l'Académie française, fut une personnalité scientifique renommée des IIIe et IVe Républiques dont il était l'exact contemporain. Professeur aux "Sciences Po" et au Collège de France, il développa, pendant six décennies, une oeuvre considérable dont certains titres demeurent des classiques incontournables comme le célèbre Tableau politique de la France de l'Ouest sous la Troisième République. Précurseur dans plusieurs domaines des sciences sociales, il fut un spécialiste incontesté de la vie politique française, des démocraties anglo-saxonnes et des grands problèmes internationaux de son temps. Le succès de ses ouvrages lui procura une très vaste audience et une notoriété indiscutable en France et dans le monde. Par ses multiples voyages et contacts à l'étranger, il endossa le rôle d'ambassadeur de la pensée française tandis que son origine familiale et sa vie professionnelle le mirent en contact avec des grandes figures de la politique française et internationale. Travailleur singulier, seul de son espèce, il était, dans ses analyses, tout à la fois géographe, moraliste, politologue, économiste, historien, publiciste, sociologue et essayiste. Il fut aussi éditorialiste au Figaro, des années trente jusqu'à sa mort. A partir de sources inédites et d'archives inexploitées, la vie et l'oeuvre d'André Siegfried sont ici redécouvertes et ont valeur de témoignage dans la mesure où elles restituent, par touches successives, ce qu'étaient la société française et les affaires internationales à l'époque de la IIIe et de la IVe Républiques. Visionnaire placé au balcon du XXe siècle en observateur attentif sur le terrain, Siegfried a su pressentir les grands changements du monde alors que ses contemporains les ignoraient. Il a su comprendre les pays étrangers dans leurs caractéristiques spécifiques. A toutes les échelles, il fut une sorte de "conscience-miroir" du siècle passé, renforcée par l'intuition créatrice d'un voyageur humaniste à l'écoute du monde.
Si les fleuves structurent l'espace et tracent leurs larges sillons, ils s'enfoncent aussi dans l'épaisseur des temps humains, charriant encore les sédiments de la mémoire des sociétés qu'ils ont vivifiées. Tout autant, ils ont été façonnés par ces communautés qui ont construit leur identité avec eux, autour d'eux et par eux. Ainsi en est-il des fleuves de la France atlantique avec cette particularité qu'ici l'estuaire, l'océan et l'appel du large sont toujours proches. De ce palimpseste original fait d'un entrecroisement complexe d'espaces, d'identités, de représentations et de mémoires, surgit une problématique attachante sous-tendue par trois questions cruciales. Dans la France atlantique, quel est le rôle du fleuve : trait d'union ou frontière ? Comment le fleuve contribue-t-il à la construction des communautés et de leurs activités ? Quelle trace le fleuve laisse-t-il dans l'environnement, dans les paysages, dans les mentalités, dans le patrimoine ? Réunissant une quinzaine d'auteurs, tout à la fois témoins et spécialistes, le présent ouvrage tente d'apporter des réponses 8 ces trois questions. Les fleuves de la France atlantique (Loire, Gironde, Charente et Sèvre Niortaise), se caractérisent par la spécificité de leurs bassins respectifs, par leurs forces, par leurs lieux et par leurs temps. Ce sont des fleuves pluriels. Ils ont été ou sont le théâtre d'événements extrêmes. Ce sont des fleuves d'un pays riche. En ce sens, ils font partie des fleuves il aménagement fini.
Cela fait presque 15 ans que l'Union soviétique n'est plus. L'ancienne Europe communiste a connu des transformations aussi inédites que rapides. De nouveaux États souverains sont apparus. Leurs structures économiques et institutionnelles ont été bouleversées. L'OTAN s'est étendue vers l'Est et l'Union européenne est à la veille d'un élargissement spectaculaire. Toutes ces évolutions, rendues possibles par l'effondrement du modèle communiste, ne sont pas encore achevées. C'est ce que montrent les événements qui ont récemment secoué la Géorgie. Mais 15 années, c'est déjà long. Il est aujourd'hui possible de dresser un bilan de toutes les transformations post-communistes et post-soviétiques intervenues depuis le début des années 1990. C'est ce qu'une cinquantaine de chercheurs venus de nombreux pays de l'Est et de l'Ouest ont tenté de faire en septembre 2001, à l'initiative du laboratoire Espace et Culture, dans le cadre d'un colloque international. De nombreux aspects de ces transformations sont étudiés dans les États d'une vaste région qui couvre l'ex-URSS, l'Europe centrale et les Balkans. Quelles sont les évolutions sociales, économiques, politiques et géographiques de ces États ? Comment ont évolué les espaces urbains et les espaces ruraux ? Comment se redéfinissent les identités nationales et territoriales dans un contexte marqué par la désoviétisation ? Quelles sont les évolutions récentes des États de l'ex-Yougoslavie, au moment où l'on parle de l'ouverture de négociations pour leur entrée dans l'Union européenne ? Quels sont les héritages laissés derrière eux par les régimes communistes et soviétiques ?
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.