Au Burkina Faso, le problème de la prise en charge des malades mentaux errant dans les villes se pose avec acuité. Ce livre met en relief l'assistance dont ceux-ci bénéficient au travers de deux structures associatives. Il montre que la quête du bien-être physique et mental demeure une préoccupation majeure pour tous les acteurs intervenant dans le domaine de la santé, précisément du handicap mental. Dès lors, comment se passe la prise en charge clinique et sociale de cette catégorie définie comme "fous de la rue", soit des êtres présentant des signes distinctifs de désordre, de violence, de honte, de rejet et de danger ? La collecte des données - méthode qualitative - se fait auprès des parents de personnes vivant avec un handicap psychosocial et intellectuel, de malades stabilisés, du personnel soignant et des acteurs des structures associatives. Les résultats de l'étude révèlent cinq formes d'assistance : alimentaire, hygiénique, vestimentaire, sanitaire et à la réinsertion socioprofessionnelle.
Dès l'indépendance des Etats africains, un débat s'est instauré autour de deux approches d'intégration économique, diamétralement opposées, l'intégration par les marchés et l'intégration de la production. L'approche multisectorielle d'intégration que l'auteur propose aux communautés sous-régionales africaines et qui s'appuie sur l'intégration physique, l'intégration de la production et l'intégration des marchés nationaux met en avant les aspects de développement en Afrique et met fin à ces discussions partisanes. L'auteur propose que le processus d'intégration des sous-régions africaines se déroule en trois étapes. La première étape est celle de la formation des marchés communs de produits agricoles et agro-industriels axée sur l'accroissement de la productivité et du rendement agricoles ainsi que de la valeur ajoutée manufacturière des produits agricoles, dans le but d'élever les revenus des populations. Ensuite, l'étape de la création des unions économiques et monétaires consolide les marchés sous-régionaux de biens de services et de capitaux. Enfin, l'étape de l'avènement des communautés sous-régionales est centrée sur l'industrialisation, la productivité et la compétitivité des économies africaines.
Ce livre examine les enjeux économiques de l'industrialisation du continent africain et décrit les défis que les Communautés économiques régionales de l'Union africaine doivent affronter pour enclencher une industrialisation et un développement économique accélérés. L'industrialisation ne se limite pas uniquement à la transformation des matières premières pour en tirer une valeur ajoutée manufacturière. En effet, l'industrie joue le rôle moteur au sein du processus de croissance et de développement économique. Non seulement l'industrie crée la richesse, elle est constituée principalement de technologies, et à ce titre, elle est le secteur pourvoyeur et propagateur de la technologie et de la modernité dans toute l'économie. L'industrie est la source de productivité économique. Plus un pays est industrialisé, plus la productivité de ses secteurs économiques sera élevée et plus son taux de croissance économique sera ainsi accéléré.
En 1946, le vent du panafricanisme souffle sur l'Afrique francophone avec la création à Bamako du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). La branche Soudanaise (Malienne) du RDA naquit et Modibo Keïta est désigné secrétaire général, avant-gardiste de l'indépendance de la Fédération du Mali. Il conduira ensuite à la souveraineté nationale la République du Mali. Au-delà du parcours politique de l'homme, ce livre fait un exposé des principaux évènements qui ont marqué le pays.
Cet ouvrage est une recherche consacrée à l'étude de la relation entre le cinéma et les traditions orales burkinabè qui s'inscrivent dans un vaste champ de la littérature orale burkinabè. Il s'agit d'une démarche alliant ethnolinguistique, poétique et esthétique avec des méthodes d'analyse de la communication. Dans cette étude, le film est perçu comme un outil d'adaptation ou de réutilisation de l'élément de l'oralité. Dans l'ensemble, le cinéma burkinabè se présente comme un espace de promotion et de valorisation des textes oraux. L'oralité constitue une source d'inspiration et un recours pour le cinéma burkinabé. Ce qui permet de dire que le cinéma est au service de l'oralité. De ce fait, la rencontre entre le cinéma et l'oralité est une aubaine pour la promotion et sauvegarde des traditions orales burkinabè.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.