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La Périphérie du fascisme. Spécification d'un modèle fasciste au sein de sociétés agraires, Le cas d
Horel Catherine ; Sandu Traian ; Taubert Fritz
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296011878
Depuis la fin de la guerre froide et la levée des tabous couvrant l'entre-deux-guerres, une demande de clarification sur les droites anti-communistes s'est fait jour, notamment dans leur rôle à l'égard de l'extermination juive durant la guerre, dans l'impact des élites intellectuelles concernant la formation de l'idéologie radicale et dans le poids acquis au sein des sociétés par ces mouvements. Ce colloque européen sur les fascismes de cette région compare ces synthèses idéologiques originales entre le fascisme moderne et athée dominé par les chefs populistes et charismatiques de l'Italie et surtout de l'Allemagne industrielles et urbanisées, et les traditions militaristes aristocratiques - en Hongrie -, fondamentalistes orthodoxes - en Roumanie - et régionalistes slovaques - en Tchécoslovaquie. Le travail théorique a parfois entraîné la jeune génération intellectuelle, surtout en Roumanie : fallait-il stabiliser la société autour d'une radicalisation des valeurs religieuses, agraires et autochtonistes - Eliade -, ou bien imposer par la force une modernisation brutale pour retrouver le cours majeur de l'histoire européenne - Cioran ? Sur le plan politique, les participants étudient la promotion des mouvements fascistes durant la crise multiforme des années trente et la dispute autour du pouvoir avec les conservateurs traditionnels. Ces derniers adoptèrent eux-mêmes le style mobilisateur et durcirent leur autoritarisme contre la gauche, contre les partis démocratiques, mais surtout contre les fascistes menaçants. Ceux-ci les concurrençaient à droite avec l'appui de plus en plus massif de classes populaires en crise et d'Etats fascistes à la recherche de leviers d'influence. Si en Hongrie Szalasi fut simplement emprisonné, le Croate Pavelic dut s'exiler en Italie et le Roumain Codreanu fut assassiné.
Appelée "démocratie illibérale" par son Premier ministre, Viktor Orbán, la Hongrie échappe aux grilles de lecture des pays occidentaux. Au cours de leur histoire, les Hongrois n'ont cessé de questionner leur identité, d'ériger leur souveraineté en dogme. Héritiers d'un royaume fondé en l'an mil, ils ont été privés de leur indépendance tour à tour par l'Empire ottoman, les Habsbourg et, au XXe siècle, par l'occupation nazie puis le régime communiste. Cultivant leur spécificité culturelle, l'originalité de leur langue et de leur histoire, les Hongrois n'ont finalement jamais retrouvé les frontières du royaume fondé par saint Etienne. Ils ont construit un récit victimaire, rythmé par des épisodes de révolte que la politique mémorielle exalte encore de nos jours. Catherine Horel montre combien l'idée de nation en Hongrie a toujours été particulièrement sensible. En nous éclairant sur l'histoire longue du territoire, des héros, des mythes et des lieux de mémoire, elle nous en donne des clés de compréhension indispensables aujourd'hui.
Cet ouvrage propose une histoire globale de la Grande Guerre, en réglant la focale sur deux échelles distinctes : celle du monde d'un côté, celle des Balkans de l'autre, où, à partir de l'attentat de Sarajevo, l'histoire régionale croise l'histoire mondiale de la guerre. Nous mesurons ici le degré et le rythme de la mondialisation de ce conflit, et donc le degré et les formes d'engagement et de mobilisation des différents pays comme à l'échelle des continents. Les auteurs analysent et comparent la façon dont cette guerre change les visions du monde, chez les belligérants, chez les neutres, en Europe et hors d'Europe. Comment les systèmes de représentations ou les imaginaires ont-ils été transformés et ont modifié la perception et l'image des grandes puissances en guerre ? Comment les mémoires ont-elles été affectées dans la durée ? Il s'agit de montrer les Balkans au coeur du premier conflit mondial à travers les enjeux territoriaux, les identités collectives et les traces de guerre. La problématique centrale est celle des " entrées en guerre ' afin de mieux définir la notion d'" état de guerre n. Le jeu d'échelles est pris en compte tant au niveau des espaces, entre le local et le global, qu'a celui des temporalités, entre le court et le long terme.
D'un côté, Buda, la colline du château où s'installèrent les maîtres successifs de la Hongrie, aujourd'hui ville musée. De l'autre, Pest dont l'urbanisme fait parfois penser à Paris. Leur histoire s'est écrite en contrepoint. Si Buda a longtemps été allemande, Pest a très vite assimilé les vagues successives d'immigrants. C'est Pest qui a été le berceau de la renaissance magyare, la capitale intellectuelle et le foyer du développement économique. Les deux cités ont fini par être réunies au XIXe siècle, quand on appelait Budapest la Londres du Danube, mais elles ne se sont jamais fondues. De par sa situation géographique, Budapest n'a cessé d'être une passerelle entre l'Orient et l'Occident. Ville frontière à l'époque des Romains qui découvrirent la vertu de ses eaux thermales, marche d'empire sous Charlemagne, rempart contre les Turcs avant que ceux-ci ne l'occupent pendant plus d'un siècle, sa période la plus brillante est rattachée à la domination des Habsbourg qui en firent une seconde Vienne. Histoire et mémoire forment un étrange ménage dans cette ville tant de fois détruite et reconstruite, et pourtant réputée être la capitale de l'amusement et des plaisirs. Chaque tyrannie y a suscité un florilège de plaisanteries, fustigeant tour à tour Horthy, Staline et Kádár. Est-ce simplement pour édifier les générations futures qu'au lieu de détruire les statues des gloires du communisme, Budapest a préféré les installer dans un parc perdu des collines de Buda?
Quelle est la place des pays d'Europe centrale désormais intégrés à l'Union européenne ? À l'heure où se pose la question des frontières d'une Europe unie et des limites de son ambition, l'Europe centrale se trouve une fois de plus placée dans une situation périphérique. Notre perception actuelle demeure marquée par la guerre froide qui a fait disparaître l'Europe centrale du paysage européen, où elle était bien présente, notamment du point de vue français. Malgré les aspirations occidentales de ce qui fut relégué dans une marge globalisée par le terme d'" Europe de l'Est ", l'histoire de la région et son appartenance à l'empire des Habsbourg en font un espace intermédiaire, aux frontières elles aussi mouvantes, entre deux puissances, sinon menaçantes, du moins dangereuses - quels qu'aient pu être leurs régimes politiques. L'Europe centrale est-elle destinée à demeurer une réalité pour ses seuls intellectuels, les historiens qui y trouvent leur objet d'étude et les touristes ? Un univers mental fait de la conscience de ses nations d'être mortelles et une entité où la culture joue un rôle surévalué ? Elle a pourtant la prétention de devenir " normale ", ainsi que l'ont affirmé ses dirigeants au moment de l'adhésion de 2004, c'est-à-dire de s'inscrire dans une durée longue, caractéristique des grandes nations occidentales. Mais malgré cette nouvelle conscience de soi dont jouissent ses peuples aujourd'hui inclus dans un système de sécurité et, il faut l'espérer, de prospérité, l'Europe centrale ne peut se défaire de son histoire et de ses repères à jamais communs. Elle reste une région inscrite dans les mentalités et les souvenirs, un monde de cultures et de sensibilités différent, et, à ce titre, un espace à part entière de l'Europe qu'elle doit contribuer à enrichir en lui rappelant sans cesse par sa présence de ne pas oublier son passé.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.