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Cette Europe qu'on dit centrale. Des Habsbourg à l'intégration européenne, 1815-2004
Horel Catherine
BEAUCHESNE
43,00 €
Épuisé
EAN :9782701015439
Quelle est la place des pays d'Europe centrale désormais intégrés à l'Union européenne ? À l'heure où se pose la question des frontières d'une Europe unie et des limites de son ambition, l'Europe centrale se trouve une fois de plus placée dans une situation périphérique. Notre perception actuelle demeure marquée par la guerre froide qui a fait disparaître l'Europe centrale du paysage européen, où elle était bien présente, notamment du point de vue français. Malgré les aspirations occidentales de ce qui fut relégué dans une marge globalisée par le terme d'" Europe de l'Est ", l'histoire de la région et son appartenance à l'empire des Habsbourg en font un espace intermédiaire, aux frontières elles aussi mouvantes, entre deux puissances, sinon menaçantes, du moins dangereuses - quels qu'aient pu être leurs régimes politiques. L'Europe centrale est-elle destinée à demeurer une réalité pour ses seuls intellectuels, les historiens qui y trouvent leur objet d'étude et les touristes ? Un univers mental fait de la conscience de ses nations d'être mortelles et une entité où la culture joue un rôle surévalué ? Elle a pourtant la prétention de devenir " normale ", ainsi que l'ont affirmé ses dirigeants au moment de l'adhésion de 2004, c'est-à-dire de s'inscrire dans une durée longue, caractéristique des grandes nations occidentales. Mais malgré cette nouvelle conscience de soi dont jouissent ses peuples aujourd'hui inclus dans un système de sécurité et, il faut l'espérer, de prospérité, l'Europe centrale ne peut se défaire de son histoire et de ses repères à jamais communs. Elle reste une région inscrite dans les mentalités et les souvenirs, un monde de cultures et de sensibilités différent, et, à ce titre, un espace à part entière de l'Europe qu'elle doit contribuer à enrichir en lui rappelant sans cesse par sa présence de ne pas oublier son passé.
Les vainqueurs sont ceux qui écrivent l'Histoire", a-t-on souvent affirmé. Mais qu'en est-il des vaincus ? La défaite est-elle vraiment sans histoires ? Des guerres napoléoniennes à la guerre froide, l'Europe a été au cours de ces deux derniers siècles un continent déchiré par des guerres redéfinissant toujours vainqueurs et vaincus. Longtemps, seuls les historiens du fait militaire ont tenté de comprendre la défaite ; elle sort désormais des champs de bataille pour interroger les récits nationaux. Elle interpelle, avec son lot de héros, de martyrs, d'exilés et de traîtres, et devient un lieu d'expériences et de mémoires. La défaite prend aujourd'hui sa revanche.
Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu'elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques. Les auteurs s'intéressent tout d'abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l'expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l'Empire ottoman puis la Turquie à travers l'importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l'histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l'action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l'absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l'histoire du conflit.
Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie, de l'amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les "lobbies" de façon abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage. Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur influence n'a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience des décisions qui vont à l'encontre de la santé publique et de la sauvegarde de l'environnement. C'est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d'enquête, nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d'autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de l'intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits d'intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande. Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des politiques publiques. Mais les citoyens n'ont pas choisi d'être soumis aux projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre système en "lobbytomie".
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.
La montée de l'incroyance et de l'athéisme, l'abondance de la littérature du désespoir et du cynisme ont stimulé les croyants à redécouvrir combien leur foi est la semence d'un enthousiasme humain absolument original. Bien plus, par une curieuse convergence, la réflexion philosophique, l'inquiétude théologique, la contestation politique de la religion et le renouveau de la pensée catholique suscité par le dernier concile posent dans des perspectives nouvelles la question du sens de l'espérance chrétienne. Fernand Dumont établit les préalables à une théologie de l'espérance. Michel M. Campbell analyse la tentation de l'espérance dans quelques oeuvres contemporaines. Roger Lapointe recherche, à partir de la parodie du mot Bloomusalem, le sens du langage de l'espérance Jean Richard définit l'espérance à l'époque de la "mort de Dieu" . André Myre situe l'espérance et le royaume de Dieu dans l'Ecriture. Jean-Marc Dufort évoque l'espérance tradition liturgique. André Naud, en conclusion, dégage les espérances séculières à Vatican II. De propos délibéré, ces pages présentent, non pas seulement une étude collective sur un thème donné, mais une recherche sur la méthode prendre pour l'aborder et, par même, esquissent l'amorce d'un renouveau de la démarche et du regard théologiques. a donc semblé opportun et d'un intérêt certain de publier ces recherches de la Société canadienne Théologie dans collection Le Point Théologique, dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen. A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939;1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, comble donc un vide et est devenue rapidement le "classique" français d'Hébreu, comme l'est devenue en grec l'Initiation au grec du Nouveau Testament de J.W. Wenham. Cette nouvelle édition revue et corrigée a été organisée, réalisée, en commun, par Les Sessions de Langues Bibliques. Les hébraïsants francophones, qui sont nombreux, sauront, sans nul doute, en tirer le meilleur parti.