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Les discours du journal. Rhétorique et médias au XIXe siècle (1836-1885)
Saminadayar-Perrin Corinne
PU SAINT ETIENN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782862724393
Au XIXe siècle, la presse devient le premier média de masse qu'ait connu la France : aussi désigne-t-on volontiers cette période, qui s'étend jusqu'en 1914, comme la " civilisation du journal ". Or, à lire les journaux les plus " modernes " de la monarchie de Juillet ou du Second Empire (La Presse de Girardin, Le Figaro de Villemessant...), on s'avise d'un surprenant paradoxe : le journal s'efforce d'inventer un dispositif communicationnel révolutionnaire, distinct de l'ancien modèle oratoire ; pourtant, celui-ci continue à imposer ses paradigmes et ses modèles d'écriture jusqu'à la Troisième République au moins. L'écriture journalistique des années 1836-1885, avant l'émergence en France de la grande presse d'information à l'anglo-saxonne, est constitutivement rhétorique. Quels sont les modalités et les enjeux de cette reconfiguration médiatique d'un très ancien héritage rhétorique ? Quelle conception de la communication et de l'espace public engage-t-elle ? Quel rôle réserve-t-elle à l'intellectuel, à l'écrivain, au journaliste ? Toutes ces questions sont décisives en un siècle où s'invente, en France, la démocratie.
Jules Vallès (1832-1885) a, toute sa vie, défendu la «liberté sans rivages». Cette passion libertaire en fait l?un des premiers avocats des droits de l?enfant et lui inspire une inépuisable indignation contre les enfers sociaux où croupissent les victimes d?un «monde mal fait».
Lavaud Martine ; Perrin-Saminadayar Corinne ; Bell
En 1847, Baudelaire écrivait dans La Fanfarlo : " Chez nous, l'on méprise trop l'art de la danse, cela soit dit en passant. Tous les grands peuples, d'abord ceux du monde antique, ceux de l'Inde et de l'Arabie, l'ont cultivée à l'égal de la poésie. (...) La danse peut révéler tout ce que la musique recèle de mystérieux, et elle a de plus le mérite d'être humaine et palpable. La danse, c'est la poésie avec des bras et des jambes, c'est la matière, gracieuse et terrible, animée, embellie par le mouvement. " Un tel propos aurait pu être tenu par Théophile Gautier lui-même qui, sa vie durant, ne cessa d'écrire, de commenter, de rêver la danse. La vingtaine d'auteurs, chercheurs et danseurs, qui ont contribué à cet ouvrage a tenté de décrypter les tenants et les aboutissants de cette passion de Gautier pour ce qu'il appelait " la littérature des jambes ".
Au XIXe siècle, toute fiction historique constitue une sorte de millefeuille de papier. Elle utilise en effet un abondant matériau historiographique et se réfère éventuellement à des sources d'époqueu2009 ; elle emprunte à la fiction antérieure, historique ou non. Les récits activent ainsi un dispositif intertextuel complexe, fondé sur la reprise et la reconfiguration de situations, de scénarios, de figures, d'images, de postures auctoriales. Leur dynamique transdiscursive leur permet de problématiser les schémas narratifs, les modèles interprétatifs, les partis pris idéologiques, de proposer des perspectives inédites. Volontiers ironiques, les fictions historiques interrogent à la fois la capacité de l'histoire à faire sens, et les pouvoirs épistémologiques et émotionnels de la fiction.