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Le Banal
SAMI-ALI
GALLIMARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782070224807
Ce livre explore les forces qui, dans une société donnée - la nôtre -, poussent à l'uniformité de penser, de sentir et d'être. La forme moderne du "malaise dans la civilisation" ne serait-elle pas la soumission au pouvoir anonyme qu'exercent ces forces, l'exigence de penser se dégrade en exigence de conformité quand le réel, assimilé au rationnel et au technique, a force de loi.Pour saisir le banal qui nous envahit jusque dans ce que nous sommes, il faut d'abord l'isoler en tant que concept et c'est l'effort - original - ici entrepris. Il faut ensuite faire travailler ce concept afin de mettre en évidence la torsion que le primat du banal fait subir au réel: fascination par l'identité, exclusion de l'imaginaire. Il faut enfin rechercher les modalités du banal là où il fait le plus radicalement problème: dans certaines tentatives esthétiques consécutives ou parallèles au surréalisme - comme celles de Raymond Roussel, de Jacques Rigaut, de Duchamp, de Warhol -, là où la création est devenue une subjectivité sans sujet; dans une pathologie psychosomatique que l'on peut caractériser simultanément par l'adaptation réussie et par le refoulement de toute activité de rêve; ou encore dans une expérience mystique qui se voudrait fin de tout discours.À travers cette exploration attentive, minutieuse, de textes ou de cas cliniques, on reconnaîtra à la fois l'emprise qu'exerce le banal, le dévoiement contemporain d'un imaginaire coupé de ses racines subjectives et l'unité de phénomènes appartenant à des champs très divers de l'expérience humaine.
La peau n'est pas seulement la peau, elle est aussi l'âme : aphorisme qui exprime exactement la croisée de chemins que constitue la surface corporelle, où viennent en effet se croiser l'imaginaire et le réel, le biologique et le physiologique, le génétique et le relationnel. Les travaux groupés ici sont ceux présentés au Colloque organisé par le Dr S. Bertolus pour le Centre International de Psychosomatique sur le thème " Dermatologie et psychosomatique ". La théorie relationnelle en fournit le cadre théorique.
Alors qu'il est d'observation courante que certaines formes de dépression s'accompagnent de pathologie organique plus ou moins persistante, la question ne se pose pas moins de savoir comment s'articulent, à l'intérieur d'une théorie relationnelle de la psychosomatique, ces deux variables. Sans vouloir l'aborder ici en toute sa complexité, il suffirait d'indiquer brièvement la direction adoptée par cet ensemble de travaux se plaçant résolument dans cette même perspective. Indication qui se fera par la voie négative, car il importe avant tout de se défaire de quelques illusions inhérentes à la démarche psychosomatique habituelle, afin d'accéder à une nouvelle ouverture. Les textes réunis ici sont ceux présentés au Ve Colloque organisé à Paris par le Centre International de Psychosomatique sur le thème : Dépression et pathologie organique.
Cet ouvrage demeure la seule et unique anthropologie où la réalité clinique égyptienne est présentée comme une contribution originale à une problématique plus large. Elle concerne l'applicabilité du modèle psychanalytique, à un champ tout à fait nouveau, médiatisé par la langue arabe et son dérivé le dialecte égyptien qui constitue presque une langue autonome. Et c'est aussi un travail qui marque les débuts mouvementés de la psychanalyse en Egypte grâce à une première génération de praticiens formés en Europe, mais qui, vite dispersée, n'a pas eu le temps à cause des événements politiques qui se précipitaient sous la dictature nassérienne, de découvrir et communiquer toute la richesse de l'âme égyptienne. Ame miraculeusement ouverte aux rêves et aux affects, dans un contexte où le réel est constamment doublé d'imaginaire, à la fois individuel et collectif, participant à tout moment d'un mythique primordial. Et l'humour y a sa place même dans les situations les plus dramatiques..."
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.