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La dépression
SAMI-ALI
EDK
14,00 €
Épuisé
EAN :9782842540500
Alors qu'il est d'observation courante que certaines formes de dépression s'accompagnent de pathologie organique plus ou moins persistante, la question ne se pose pas moins de savoir comment s'articulent, à l'intérieur d'une théorie relationnelle de la psychosomatique, ces deux variables. Sans vouloir l'aborder ici en toute sa complexité, il suffirait d'indiquer brièvement la direction adoptée par cet ensemble de travaux se plaçant résolument dans cette même perspective. Indication qui se fera par la voie négative, car il importe avant tout de se défaire de quelques illusions inhérentes à la démarche psychosomatique habituelle, afin d'accéder à une nouvelle ouverture. Les textes réunis ici sont ceux présentés au Ve Colloque organisé à Paris par le Centre International de Psychosomatique sur le thème : Dépression et pathologie organique.
Ce livre explore les forces qui, dans une société donnée - la nôtre -, poussent à l'uniformité de penser, de sentir et d'être. La forme moderne du "malaise dans la civilisation" ne serait-elle pas la soumission au pouvoir anonyme qu'exercent ces forces, l'exigence de penser se dégrade en exigence de conformité quand le réel, assimilé au rationnel et au technique, a force de loi.Pour saisir le banal qui nous envahit jusque dans ce que nous sommes, il faut d'abord l'isoler en tant que concept et c'est l'effort - original - ici entrepris. Il faut ensuite faire travailler ce concept afin de mettre en évidence la torsion que le primat du banal fait subir au réel: fascination par l'identité, exclusion de l'imaginaire. Il faut enfin rechercher les modalités du banal là où il fait le plus radicalement problème: dans certaines tentatives esthétiques consécutives ou parallèles au surréalisme - comme celles de Raymond Roussel, de Jacques Rigaut, de Duchamp, de Warhol -, là où la création est devenue une subjectivité sans sujet; dans une pathologie psychosomatique que l'on peut caractériser simultanément par l'adaptation réussie et par le refoulement de toute activité de rêve; ou encore dans une expérience mystique qui se voudrait fin de tout discours.À travers cette exploration attentive, minutieuse, de textes ou de cas cliniques, on reconnaîtra à la fois l'emprise qu'exerce le banal, le dévoiement contemporain d'un imaginaire coupé de ses racines subjectives et l'unité de phénomènes appartenant à des champs très divers de l'expérience humaine.
Un des aspects les plus originaux de la théorie relationnelle est que tout pathologie, fonctionnelle autant qu'organique, se trouve d'emblée prise en relation avec une situation, allant du conflit soluble, selon des modalités qui caractérisent la psychopathologie freudienne, au conflit insoluble, l'impasse. Tout réduction, au biologique, au physiologique et au psychologique, est par là même exclue puisque la relation existe déjà à la naissance, avant la naissance, ce qui a pour conséquence de déterminer une démarche pluridisciplinaire dont le présent ouvrage se propose de rendre compte.
Résumé : Ce que Sami-Ali nomme espace imaginaire se situe aux confins du dedans et du dehors, de la représentation et de l'expression, de l'affect et de la perception. L'hypothèse de l'auteur, étayée par de nombreuses observations cliniques, est que le corps propre, opérant comme "schéma de représentation", est l'a priori de l'espace ; et, parce que l'espace se constitue à travers le corps propre, il garde toujours, en deçà de son élaboration rationnelle, un lien avec l'inconscient, défini comme essentiellement spatial. Sont successivement envisagés dans cette perspective, élargie aux dimensions de la psychosomatique, l'espace de la vision binoculaire, l'espace du fantasme, l'espace du rêve. Une dernière partie propose une nouvelle lecture, axée sur les métamorphoses imaginaires du corps, d'Alice au pays des merveilles, d'Au-delà du miroir et de La Chasse au snark, aux frontières de l'inimaginable.
La violence s'étend. Comme une mauvaise herbe, elle s'enracine dans nos sociétés européennes avec une sauvagerie nouvelle qui engendre la peur au point de sembler moins l'effet d'une politique locale que d'une civilisation, peut-être même de l'abandon de toute idée de civilisation. Parce que ce livre est composé à plusieurs voix, il jette un éclairage bref mais précis sur les différentes causes de la violence. Des auteurs de plusieurs pays et de différents corps de métiers analysent la singularité de la violence selon l'angle où chacun l'observe. On découvre ainsi que la violence n'est pas monolithique, anonyme, mais qu'elle procède de l'histoire des pays, parfois de l'oubli de leur histoire. Architecte-urbaniste, avocat, journaliste, psychanalystes psychiatres, psychologues mais aussi ados d'une de ces banlieues oubliées, aident à préciser les conditions des manifestations de la violence dans la ville, dans la société, dans la clinique et les différentes fonctions qu'elle peut prendre. Ainsi, ces ados des cités témoignent ici que, convertie, la violence peut aussi devenir vie, énergie et régénérer pour créer, comme ce "polar" qu'ils ont publié alors que brûlaient des autobus.
Biographie de l'auteur Philippe Gutton est psychiatre, psychanalyste. Professeur honoraire des universités, il a fondé en 1983 et dirige depuis la revue Adolescence.
Par rapport à l'entrée directe dans la vie dite active, le cadre des études supérieures offre la possibilité d'un espace d'expérimentation et de mise à l'épreuve entre l'adolescence et l'âge mûr. Une période plus ou moins prolongée s'ouvre ainsi, durant laquelle peut s'organiser une aire de transition, combinaison d'immaturité prolongée et de précocité provoquée (E. Erikson, 1972). Si l'université est un cadre qui présente en apparence de nombreux attraits socio-affectifs, notamment en terme de liberté, ce sentiment peut se heurter à la difficulté de maîtriser les contours propres à ce nouvel univers ; véritable "passage" au sens ethnologique, avec son ? temps d'étrangeté "d'apprentissage" des règles, voire des rites, l'étudiant devra en décrypter les contours, ? s'affilier et en faire transitoirement son "métier ? (A. Coulon, 1997). Dans ce contexte, l'intégration sociale reste déterminante, et le risque d'isolement et de rupture toujours possible. Mais que peut-on dire, spécifiquement, du phénomène de mal-être chez les étudiants ? Essentiellement, qu'il se situe dans un entre-deux : entre les manifestations symptomatiques de l'adolescence, faites d'investissements et de désinvestissements massifs, et la psychopathologie de l'adulte. Ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre. Si notre société offre aux adolescents et jeunes adultes la possibilité d'un sas aux limites aussi floues que de plus en plus étendues, dans le même temps, le droit à l'erreur académique est limité, tout échec pouvant conduire à une sortie du système sans grande possibilité de retour ultérieur. Ajouté à cela qu'aujourd'hui les jeunes vivent dans un climat de grande liberté, avec pour consigne : Fais ce que tu veux mais sois performant ! et nous avons là les ingrédients d'une situation anxiogène non négligeable.