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Nouvelles du Congo
Sambi Joëlle ; Mbengama Parole L P ; Mbeka Phoba M
MAGELLAN ET CIE
11,99 €
Épuisé
EAN :9782350743714
Cent trente ans après sa violente colonisation par Leopold 11, roi des Belges, cet immense pays au c?ur du continent africain (ex-Congo belge, ou Congo-Léopoldville ; ex-Zaïre de Mobutu, ou Congo-Kinshasa), rebaptisé République démocratique du Congo par Laurent-Désiré Kabila, prend toute sa place dans l?Histoire. L?Histoire de l?Afrique d?abord. L?Histoire du monde ensuite. Toujours en proie à de fortes tensions, il revient de très loin en termes de destruction et de massacres. Après des décennies de violence et de convoitise suscitées par ses prodigieuses ressources, ce pays s?affirme et exprime son identité douloureuse. L?effervescence créatrice qui en émane touche aussi bien la musique (historiquement, la musique congolaise est fondatrice des musiques du monde d?aujourd?hui), que le cinéma, la peinture, la photographie, la mode, etc. Et sa littérature décomplexée, baromètre infaillible de cette quête des peuples, en est un excellent exemple. C?est ce mouvement d?ensemble clans lequel sont pris les auteurs des six nouvelles de ce volume. Tous ont en eux cette énergie, cette force, qui caractérise un pays qui veut prendre son rang dans la culture du monde.
Résumé : Ce que Sami-Ali nomme espace imaginaire se situe aux confins du dedans et du dehors, de la représentation et de l'expression, de l'affect et de la perception. L'hypothèse de l'auteur, étayée par de nombreuses observations cliniques, est que le corps propre, opérant comme "schéma de représentation", est l'a priori de l'espace ; et, parce que l'espace se constitue à travers le corps propre, il garde toujours, en deçà de son élaboration rationnelle, un lien avec l'inconscient, défini comme essentiellement spatial. Sont successivement envisagés dans cette perspective, élargie aux dimensions de la psychosomatique, l'espace de la vision binoculaire, l'espace du fantasme, l'espace du rêve. Une dernière partie propose une nouvelle lecture, axée sur les métamorphoses imaginaires du corps, d'Alice au pays des merveilles, d'Au-delà du miroir et de La Chasse au snark, aux frontières de l'inimaginable.
A travers l'opposition fondamentale du corps réel et du corps imaginaire, qui ne sont pas deux corps mais deux concepts complémentaires, ce livre explore un champ nouveau qui va de la pathologie fonctionnelle et organique à l'art. Cette exploration s'effectue dans la perspective de la psychosomatique relationnelle et elle s'emploie à fonder l'unité constitutive de l'homme sur le couple formé par le fonctionnement psychique et la situation conflictuelle, laquelle peut évoluer vers l'impasse. Si, grâce au phénomène de dépersonnalisation, le corps imaginaire fournit ici le point de départ, l'expérience du corps s'y élargit progressivement pour inclure l'espace, le temps, la parole, le mouvement, la pathologie, la latéralité, le narcissisme, la vision, la projection dans la théorie de la perspective. Une constante référence à l'observation clinique, tant des enfants que des adultes, permet d'analyser ces différents thèmes, afin de mettre en évidence le rôle structurant du corps propre dans la genèse de la représentation. Ce livre, paru pour la première fois en 1984, connaît ici sa quatrième édition, considérablement enrichie et notamment augmentée de quatre nouveaux chapitres, afin qu'il s'approche le plus possible d'une épistémologie du somatique, vers lequel tend tout l'effort de l'auteur.
Toute pathologie humaine participe simultanément, à des degrés variables, du psychique et du somatique, et elle se conçoit en fonction de l'opposition du corps réel et du corps imaginaire. Tel est le postulat qui sert de point de départ au présent ouvrage. Le rapprochement qui s'y effectue entre la psychose et l'allergie se justifie par le fait que dans les deux cas, la question se pose en termes d'identité et de différence de soi et de l'autre, tant au niveau relationnel qu'immunitaire. Le concept de l'impasse, déjà largement exploré par l'auteur, reçoit ici d'autres développements qui viennent éclairer d'une manière nouvelle d'une part la psychose de Schreber, et d'autre part l'urticaire et l'asthme chez deux patients allergiques. Mais il peut y avoir aussi, chez la même personne, passage de l'allergie à la psychose et inversement, comme si les deux pathologies représentaient un potentiel qui s'actualise au cours d'un processus soumis à la variabilité symptomatique. Il n'en demeure pas moins que ce qui se démontre finalement, c'est que la théorie freudienne de la paranoïa, centrée sur le cas Schreber, s'enferme dans un cercle vicieux qui incite à reprendre entièrement la problématique de la psychose. Les aperçus thérapeutiques donnés tout au long de l'ouvrage permettront au lecteur de suivre de près la façon d'aborder l'impasse du point de vue de la théorie relationnelle, celle que l'auteur n'a cessé d'élaborer, en vue de penser le somatique.
Il était sept heures, par un soir très chaud, sur les collines de Seeonee. Père Loup s'éveilla de son somme journalier, se gratta, bâilla et détendit ses pattes l'une après l'autre pour dissiper la sensation de paresse qui en raidissait encore les extrémités. Mère Louve était étendue, son gros nez gris tombé parmi ses quatre petits qui se culbutaient en criant, et la lune luisait par l'ouverture de la caverne où ils vivaient tous. Augrh ! dit Père Loup, il est temps de se remettre en chasse. Et il allait s'élancer vers le fond de la vallée, quand une petite ombre à queue touffue barra l'ouverture et jappa : Bonne chance, ô chef des loups ! Bonne chance et fortes dents blanches aux nobles enfants. Puissent-ils n'oublier jamais en ce monde ceux qui ont faim !
Je vais vous raconter un secret. Vous devez me promettre de ne jamais le répéter. Sinon, on voudra me voler ma maman... Quand je suis triste, quand je pleure, quand je suis grognon, maman est le meilleur des remèdes...".
C'est par la mer, idéalement, qu'il faut arriver à Bonifacio pour la première fois. Sillonner la crête huileuse des vagues, devant cette pâle muraille inexpugnable, chercher la faille. Porter sur le cuirassier blanc le regard carnassier, fiévreux et amoureux, concupiscent, exigeant, jaloux et délirant des Barbaresques, des pirates, des Pisans, des Génois. Il faut convoiter Bonifacio avant de la voir et la voir enfin pour la désirer. C'est une ville qui suscite l'envie, l'envie d'être là, de vivre là, de se lever là, déjeuner devant le soleil matinal et verdissant ou sous le charme de la splendeur suspendue du soleil couchant. C'est une ville à la peau pâle et douce, qu'on doit pourchasser de ses rêves." Sous la plume de Marie-Hélène Ferrari, l'une de ses plus fines observatrices, la ville de Bonifacio, prend toute sa singularité, à la fois par son histoire mouvementée et par sa vie quotidienne originale. Son point de vue corse est clairement assumé, d'autant plus qu'il s'agit du témoignage d'une femme libre qui a décidé de s'installer là, et pas ailleurs, au sud de l'île de beauté.
Quelle mauvaise surprise pour Hermès ! Son père a un chouchou : son demi-frère Héraclès, le mortel le plus fort du monde. Mais Héraclès utilise bien mal sa force... Et Zeus croit qu'Hermès lui fait des blagues ! Une nouvelle fois, le jeune dieu doit mener l'enquête...