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Le vocabulaire des philosophes africains
Samb Djibril
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296129771
Le Vocabulaire des philosophes africains comporte 100 entrées réparties en cinq catégories de lexiques : 1) un lexique de base de la philosophie avec les sens usuels des concepts (Dieu, éthique, être, logique, etc.) et leurs infléchissements par les philosophes africains ; 2) un lexique de base de la philosophie (être, substance, temps, âme, etc.) avec des connotations particulières en Afrique noire ; 3) un lexique non philosophique dans les langues occidentales (ancêtre, sorcellerie, défunt, etc.), mais investi d'acceptions philosophiques propres à la philosophie africaine ; 4) un lexique spécifique issu des langues africaines (ntu, muntu, ori, nommo, nyama, etc.), qui contribue à donner à la philosophie africaine son cachet propre ; 5) enfin, quelques termes spéciaux (consciencisme, éviternité, négritude) introduits par des penseurs ou philosophes africains. Il comporte également un glossaire de 167 termes issus des langues africaines, 106 notices biographiques d'auteurs, africains essentiellement, que l'on peut désormais situer, un tableau chronologique 1900-2008 qui permet de souligner les étapes de la philosophie africaine, mises en regard des événements historiques ou culturels significatifs de l'Afrique noire et, enfin, une liste des périodiques philosophiques ou accueillant des travaux philosophiques édités en Afrique subsaharienne. Cet ouvrage est une " étude purement historique et scientifique de la philosophie africaine ", à laquelle elle constitue en même temps une sorte d'introduction.
L'Étude du lexique des Stoïciens est présentée selon l'ordre alphabétique français pour en faciliter l'usage, surtout pour les étudiants, mais les mots grecs et latins demeurent la référence obligée. Les entrées sont numérotées de 1 à 100. L'ensemble du lexique est divisé en deux catégories de 50 entrées chacune. Les principales sont signalées par un astérisque et sont affectées des lettres a, b, c, qui identifient trois approches : une définition sommaire (a), une analyse des divers emplois (b) et, enfin, une approche doctrinale (c). Le lecteur pourra ainsi apprécier, au-delà du sens étroitement défini de chaque item, les différents emplois qui en structurent la complexité et qui, seuls, permettent de retrouver une doctrine vivante. Quant aux entrées secondaires, elles font l'objet d'un développement moins étendu et sont surtout destinées à compléter les premières.
Le mot esquisse est essentiel dans le lexique de l'architecture, de la sculpture ou de la peinture, voire de la musique. Il définit un projet dans ses articulations fondamentales. Il désigne une ébauche, une étude et, presque, trace une promesse. C'est en tous ces sens, qui convergent, qu'il faut prendre esquisses dans ces Esquisses africaines, titre de la troisième partie qui donne son nom à l'ensemble de l'ouvrage. Au total, il apparaît que ces Esquisses forment ce que les Anciens appelaient stromates, terme issu du grec qui désigne des tapisseries, en l'espèce des tapisseries africaines, semblables à celles que tissent minutieusement les artistes des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès. Voilà donc des stromates africaines pour nourrir une pensée africaine vivante, qui puise dans son passé pour affronter le présent et préparer, chemin faisant, l'avenir.
Aux Etats-Unis surtout, mais aussi, à divers degrés, dans les pays d'obédience anglo-saxone, l'Euthyphron est un dialogue très prisé au point de servir d'introduction à des enseignements de logique dans la mesure où il est considéré comme un bon exercice dans ce domaine en raison du morceau 10 a-11 b, si âprement disputé". "Ce morceau "logique" revêt également une dimension que l'on est forcé de considérer comme "théologique" dans la mesure où une tendance significative du commentarisme, allant sans doute bien au-delà de la préoc-cupation initiale de Platon, voit dans le dilemme ("Le pieux est-il pieux parce que les dieux l'aiment, ou les dieux aiment-ils le pieux parce qu'il est pieux ? ") l'expression d'un débat théologique général : le Bien est-il le Bien parce que Dieu le commande ou bien Dieu commande-t-il le Bien parce qu'il est le Bien ? " [C'est ce problème que les Anglo-Saxons appellent Euthyphro Dilemma]. "Deux autres thèmes retiennent également l'attention, et cette fois davantage celle des spécialistes. L'un, qui ouvre le dialogue, porte, au-delà de la distinction entre dikè et graphi, sur des aspects essentiels du droit grec ancien. Le second, qui conclut le dialogue, à la suite du fameux morceau 10 a-11 b, retrouve un problème classique du premier platonisme, la nature et/ou l'unité des vertus à travers le rapport entre Piété et Justice". "En France, et dans le monde francophone en général, on peut déplorer un certain retard qu'accusent les travaux d'interprétation de l'Euthyphron. En dehors de l'Euthyphron de Platon, dû à Jean-Yves Chateau, il n'y a guère que le récent ouvrage de Dan Solcan : La piété chez Platon. Une lecture comparée de l'Euthyphron et de l'Apologie (Paris, L'Harmattan, 2009)". Le but de ce travail très méticuleux de Djibril Samb est de combler le retard de la France et du monde francophone par rapport au monde anglo-saxon dans le commentarisme de l'Euthyphron.
Le prétexte de mon intervention sur Lénine était la célébration du centenaire de la Révolution d'Octobre ou Révolution bolchévique qui eut lieu dans la nuit du 25 octobre (ou 7 novembre suivant le calendrier grégorien, la différence avec le calendrier julien étant de douze jours), encore que ce ne fût pas sur un thème imposé par les organisateurs, volontiers disposés à m'entendre sur tout autre sujet de mon choix. J'ai considéré pour ma part que, s'agissant de célébrer la Révolution d'Octobre, il n'y avait pas de figure plus indiquée que celle de Vladmir Ilitch Oulianov sans qui, à ce qu'il me semble, la Révolution bolchévique, appellation en somme contrôlée, n'aurait peut-être pas eu lieu à ce moment-là, tant son rôle y fut décisif sur le double plan tactique et stratégique. Cet homme politique et homme d'Etat tout à fait remarquable, à la différence de nos hommes politiques contemporains, était en même temps un intellectuel toujours soucieux d'expliciter son action en en dégageant les fondements économiques et historiques autant que le sens et l'orientation politiques, et de rattacher le tout à une philosophie fondamentale que l'on peut appeler matérialisme dialectique ou, plus communément, marxisme. A ce titre, il a produit une oeuvre considérable dont une bonne partie possède par elle- même une valeur théorique et intellectuelle indéniable.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.