L'imaginaire social se situe au point de rencontre entre les théories de l'histoire et de la société et les théories du langage et des représentations. Aussi, fait-il l'objet d'une littérature abondante qui lui confère un vaste champ sémantique et impose de nombreuses interrogations : D'où part-il ? Quels sont ses fondements épistémologiques ? Quelles sont ses frontières définitoires ? Comment l'appréhender dans une oeuvre littéraire ? Le présent ouvrage, fruit de la journée d'études internationale du 18 Juillet 2018 à l'université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan (Côte d'Ivoire), confirme la transdisciplinarité de l'imaginaire social et soutient que sa quintessence réside dans les évolutions culturelles et historiques, parce que, jouant le rôle de régulateur de la vie collective, il se détermine comme le système centralisateur de la vie sociale. Lieu de germination des mémoires et espoirs collectifs, l'imaginaire social se présente, en effet, comme le noyau structurateur de l'élaboration de l'Histoire entendue au sens hégéliano-marxiste comme une évolution progressive des institutions socio-économico-politiques.
En provoquant l'ébranlement du salariat, la mondialisation a favorisé une redéfinition du travail, des rôles et des rapports sociaux. Par conséquent, la discrimination entre les genres fait partie des grandes questions sociales contemporaines. Celle-ci pose une vaste problématique à la conscience universelle : Quelle est la place du genre dans la mobilisation des forces sociales en vue de l'équilibre des rapports sociaux ? Quelles sont les nouvelles formes à inventer pour favoriser une coexistence pacifique, objective et juste des genres ? Aussi, s'agit-il, ici, de dévoiler l'espérance que Mongo Beti accorde à la femme dans ce processus de "rétablissement nécessaire de l'équilibre" et de "retournement de la marge en centralité". Son écriture se présente comme une réflexion sur l'origine des inégalités entre les genres ; car elle analyse les conditions de la survivance identitaire des genres minoritaires. Pour lui, une femme sans avenir ne peut être l'avenir d'une nation, encore moins de l'humanité. Il milite, au demeurant, pour la promotion de ses droits et la résorption de l'insécurité sociale qui se présente comme la première des inégalités. Mongo Beti se dévoile ainsi comme un adepte de la pensée féministe qui dit, par l'entremise de Simone de Beauvoir, qu'"on ne naît pas femme, on le devient".
Résumé : La sociocritique est une théorie ouverte en raison de son caractère syncrétique. La variabilité des sociolectes d'un espace à l'autre fait d'elle un lieu d'élaboration d'outils méthodologiques. Ses ressources insuffisamment exploitées, de nombreuses zones d'ombre échappent à la critique. Le projet de cet ouvrage est par conséquent d'entreprendre un travail de réévaluation méthodologique, mais aussi et surtout de lancer un appel à l'élaboration d'une école de sociocritique en Afrique, afin de valoriser la particularité du jeu textuel africain, de montrer sa socialité et son discours historique exceptionnel. Après un premier volume théorique consacré à la sociocritique appliquée à la littérature africaine, c'est presque naturellement qu'A. Samaké en propose aujourd'hui le pendant illustratif et comme pragmatique. Aussi réunit-il ici une douzaine d'études qui interrogent les liens entre textes et sociétés africains d'une manière pointue et attentive. Des études qui touchent à la politique, à l'histoire, à l'idéologie, à l'oralité, qui mettent ainsi toutes en évidence la validité d'une approche riche de perspectives interprétatives.
Cet ouvrage retrace l'histoire d'une jeune malienne de 17 ans partie étudier à Richmond, en Virginie. Le long de son récit autobiographique, l'autrice décrit les difficultés qu'elle a rencontrées aux USA ainsi que les belles expériences vécues sur place. This autobiographical work retraces the story of a 17 years-old Malian girl who went to study in Richmond, Virginia. Throughout her story, the author describes the difficulties she encountered living in the USA as well as her beautiful experiences.
Homme à plusieurs facettes : intellectuel universitaire, écrivain, homme politique, Alexandre Biyidi est l'un des auteurs majeurs africains à avoir, comme sociogramme générateur de son uvre, la question de l'éclatement et de la dispersion des références culturelles. Ses pseudonymes : Eza Boto, Mongo Beti qui veulent dire respectivement " gens d'autrui " et " le fils des Beti ", traduisent sa volonté de s'identifier avec son peuple et expriment au demeurant le poids d'une culture et d'une civilisation. Son texte est donc une interrogation insistante sur les fondements du dialogue culturel, précisément de l'aliénation. Cette contribution se veut une réflexion méthodique, entend se manifester comme une démarche analytique des fondements du Discours chez Mongo Beti. Sachant que " l'intellectualité universitaire instaure une tradition de combat " selon Mémel Fôté, parce que l'intellectuel est un producteur de sens ; que l'écrivain, homme de plume a pour essence la parole qui se veut un appel constant parce qu'elle est le lieu privilégié de l'expression idéologique ; enfin que toute action ou réflexion politique implique un projet de société, la tâche a consisté à questionner son Discours pour savoir comment il écrit le monde. Son style, son esthétique sont-ils réductibles à l'engagement ? Quelles autres figures rhétoriques, quelles techniques narratives son écriture convoque-t-elle ? Quels sont les rapports de productions nécessaires, selon lui, dans le processus de développement des forces productives de l'humanité, l'Africain en particulier, dans la production sociale de son existence ? Face à ce monde ébranlé, en quête de nouvelles frontières, face à " l'humanité qui s'interroge sur son propre destin ", quelle vision sociale peut-on tirer de son univers textuel ? Le mobile essentiel est de " découvrir le rationnel dans l'irrationnel du créé artistique " de Mongo Beti, de cerner la matière que mobilisent son esthétique et sa pensée.
Avant d'être une science, la gemmologie est un défi que relèvent bon nombre de professionnels confrontés aux pierres précieuses. Ce défi est simple : il est de reconnaître ces pierres, leurs traitements, synthèses et imitations. Avant de faire appel au laboratoire, le gemmologue, le négociant, le joaillier ou le collectionneur doit être capable de reconnaître ces pierres avec des instruments légers et transportables. Les fiches de ce livre suivent la démarche analytique élaborée au sein de l'Institut National de Gemmologie (ING) durant cinquante années d'enseignement : observation à l'ceil, au polariscope, au réfractomètre ; mesure de densité ; connaissances des cassures, résistances aux chocs, aux produits chimiques et la chaleur ; tests pour éviter des confusions. Ce guide est une mine d'informations sur l'origine de la gemme, sa nature, son système cristallin, ses formes brutes, les causes de sa couleur, les pays producteurs et fabricants de synthèses. Clair et pédagogique, en version bilingue ; voici l'outil indispensable pour tous les passionnés, amateurs comme professionnels.
La douceur après l'enfer. Des mots pour des maux qui ont su apaiser les douleurs de l'auteure touchée par la dépression. Souvent écrits avec sensibilité, ils sont devenus une bouée de secours et chargés de positivité au fil des pages. L'auteure signe ici un formidable espoir où tout le monde se retrouve et trouve toute l'élévation de l'âme. A l'âge de 25 ans, la dépression bipolaire m'a atteint, et c'est sous forme de poésie que les mots me sont parvenus, comme s'ils étaient "accouchés" de ma douleur, mais toujours écrits avec optimisme.
Résumé : "C'est la vie !", nouvelles déclinées en deux temps. "On y passe tous !" : mourir ne se passe pas forcément mal. Certains y aspirent, le décident ou sont surpris de ce qu'ils découvrent au-delà. "Vivre" : tendre vers ses rêves. Rencontrer l'autre, l'aimer ? trop ou mal, parfois. Partir et revenir avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Se souvenir... ou pas. Autant de situations explorées à travers des personnages hauts en couleur avec légèreté et humour. "C'est la vie !", c'est aussi s'amuser !