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COMPAGNIE DES SPECTRES
SALVAYRE L
GRAND CARACTERE
16,77 €
Épuisé
EAN :9782744403903
À l'huissier qui vient saisir ses meubles, un jour de 1997, dans l'appartement qu'elle occupe avec sa fille à Créteil, une femme hurle : "c'est Darnand qui t'envoie". Rien ne peut lui faire entendre raison. Pour elle, le monde s'est arrêté en 1943 le jour où son frère, alors âgé de dix-huit ans, a été torturé à mort par deux jeunes apprentis miliciens. Depuis, elle vit dans la compagnie des fantômes de l'Occupation, de ceux qu'elle appelle Darnand et le "maréchal Putain". L'irruption de l'huissier la renvoie à ses peurs, ses haines, sa folie. Et un étrange huis clos s'instaure entre l'officier ministériel qui ne dit rien mais accomplit sa tâche, la fille qui tente vainement de calmer sa mère et la mère qui vitupère de plus belle. "Nul n'est puissant, dit maman, s'il n'empêche la parole de l'autre par quelque moyen que ce soit." Plus qu'une méditation sur le passé, ce texte d'une violence théâtrale, saisissant dès la première ligne, est une réflexion sur les rapports entre le pouvoir et le langage, sur la folie et la liberté. --Gérard Meudal
L'humeur railleuse et le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d'une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Se tournant vers son enfance de pauvre bien élevée et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s'est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d'intimidation, tout en faisant l'éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs revendiqués et de son infinie modestie.Lydie Salvayre a écrit de nombreux romans traduits dans une vingtaine de langues. Elle a obtenu le prix Hermès du premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui prix Décembre) et le prix du Meilleur Livre de l'année pour La Compagnie des spectres, le prix François Billetdoux pour BW, et le prix Goncourt pour Pas pleurer.
PICASSO ouvre les yeux peureux des hommes d'aujourd'hui dont les paupières se referment aux moindres surprises du regard, les yeux de ceux chez qui le refus entêté de percevoir la beauté aussi bien que l'horreur s'est mué dès longtemps en habitude d'être. Il ouvre leurs yeux obstrués sur la jouissance et sur la vie dont ils se sont désaccoutumés, la jouissance et la vie qu'il peint mieux que personne en pariant sans défaillir sur leur irréductible contamination."Contaminée est en effet Lydie Salvayre, toute au plaisir de sa bouleversante rencontre. D'égale à égal, on la sent tour à tour, séduite, amoureuse, fascinée, moins par le maître que par l'homme. Peut-être en raison de leurs origines communes, elle nous le présente comme son frère en révolte à travers leurs exaspérations partagées. C'est le peintre par la voix de l'écrivain, et c'est aussi la femme et l'homme qui s'indignent ensemble contre le "monde suicidé", contre le labeur, contre la mort. Mais si Lydie Salvayre aime Picasso, on comprend que c'est bien plus encore parce qu'il est pour toutes les provocations, pour toutes les jouissances, pour tous les plaisirs, pour toutes les forces de vie. Femme, elle sait l'accueillir, malgré sa légendaire vulgarité de ruffian parce qu'il a su peindre les femmes "plus vivantes, plus fiévreuses et plus folles que jamais", écrivain, elle l'admire d'avoir pris "le seul risque vers lequel il vaut la peine d'aller, celui de vivre et de créer."
Résumé : Décryptez Pas pleurer de Lydie Salvayre avec l'analyse du Petit Littéraire ! Que faut-il retenir de Pas pleurer, lauréat du prix Goncourt 2014 ? Retrouvez tout ce que vous devez savoir sur cette oeuvre dans une fiche de lecture complète et détaillée. Vous trouverez notamment dans cette fiche : Un résumé complet ; Une présentation des personnages principaux tels que Montse et Josep ; Une analyse des spécificités de l'oeuvre : un roman parlé, les deux Espagne et l'Eglise ; Une analyse de référence pour comprendre rapidement le sens de l'oeuvre.
Un ancien professeur d'université erre en compagnie de ses petits-enfants, revêtus de peaux de bêtes, dans un paysage désolé. Celui de la baie de San Francisco, ravagée soixante ans auparavant par un terrible fléau. Nous sommes en 2013. Quelques hordes subsistent, et de rares survivants tentent de raconter le monde d'avant. Peine perdue: les avancées technologiques restent lettre morte pour des enfants qui ne savent même pas compter. La seule issue est de reprendre depuis les commencements la marche vers la civilisation perdue. Jack London met toute sa puissance d'évocation au service de ce récit d'apocalypse, offrant de ces grandes peurs qui ravagent le monde une vision terrible - et quasi prophétique - et inscrivant de fait sa peste écarlate, comme le note ici même Michel Tournier, dans la lignée des fléaux bibliques, des terreurs millénaristes. Un texte qui prend dès lors une étonnante et inquiétante modernité.
Sus aux immortels! Panique sous la coupole! L'Académie n'a plus que trente-neuf illustres. Car tous ceux qui prétendent à la succession de Mgr d'Abbeville s'écroulent de mort subite en prononçant leur discours de réception. Hasard? Malédiction? Les voies de l'immortalité sont impénétrables! Hippolyte Patard, le Secrétaire perpétuel, ne sait plus à quel saint se vouer, partagé entre le ridicule de la situation et la hantise d'augmenter ce palmarès. Lorsque Gaspard Lalouette, marchand d'antiquités, propose sa candidature, son soulagement est immense... Hélas! Il y aurait de quoi s'arracher les cheveux si les trente-neuf en avaient encore. Car l'illustre assemblée risque fort d'être déshonorée. Oh! certes, Gaspard percera le secret de Toth et le mystère de la maison qui tue. Mais il présente tout de même une particularité bien troublante... "Messieurs, si vous saviez..."
Dans ce premier volet, Khéops, bien que l'héritier légitime du trône, n'en est pas moins le seul prétendant. En effet, son demi-frère, l'ambitieux Néfermaât, compte bien s'imposer dans la course au pouvoir. Ce livre est l'histoire d'une sourde lutte d'influence où intrigues et meurtres sont autant de moyens pour parvenir à ses fins. C'est aussi une évocation de l'Egypte ancienne dans sa vie quotidienne, rythmée par les crues du Nil, comme dans ses grands mystères tels que l'édification des pyramides ou les rites d'initiation.
Récit d'une série de destins de femmes confisqués par les règles d'une société conservatrice et bourgeoise, ce roman dénonce la redoutable transmission de valeurs de générations en générations. En vingt quatre naissances et quinze décès, l'auteur retrace l'immuable fil de la vie, porté par une lignée de femmes, de mères et de veuves. Une histoire émouvante et subtile qui parle du devoir, de la perte d'êtres chers, de tendresse et d'enfantement. L'auteur y poursuit la même démarche que dans son premier roman, celle qui consiste à faire entendre, sans autre complaisance qu'une attention soutenue, les voix intérieures de ses créatures qui affrontent les contraintes et la fatalité d'un monde obscur.