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Salvayre Lydie
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6,00 €
Épuisé
EAN :9782757879986
L'humeur railleuse et le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d'une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Se tournant vers son enfance de pauvre bien élevée et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s'est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d'intimidation, tout en faisant l'éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs revendiqués et de son infinie modestie.Lydie Salvayre a écrit de nombreux romans traduits dans une vingtaine de langues. Elle a obtenu le prix Hermès du premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui prix Décembre) et le prix du Meilleur Livre de l'année pour La Compagnie des spectres, le prix François Billetdoux pour BW, et le prix Goncourt pour Pas pleurer.
Résumé : Suzanne aime sa vie de bureau réglée sous le regard sévère de son patron. Elle n'aime du reste que ça. Les autres l'importunent, dérangent son parcours quotidien. Une nouvelle secrétaire dans son paysage uniformément plat est un événement, une sorte d'exaspérante montagne ou de volcan catastrophe (...) Lydie Salvayre qui prête ses mots à Suzanne, joue le jeu de la sobriété, de l'absence d'amour, de l'étroitesse désespérante. Elle joue si bien qu'on y croit, qu'on la voit, cette Suzanne sournoisement étroite et, dans le fond, si pathétique.. Michèle Gazier, Télérama. Peu à peu l'obsession fait place à l'hystérie, la haine, la folle et Lydie Salvayre se délecte à nous raconter par le menu la déchéance d'une apparence impitoyale et révélateur. Christine Ferniot, Madame Figaro. Dans ce récit fulminant, la réussite tient d'abord à la qualité du regard, qui est rapide et mordant : à la concurrence que s'y font l'ironie, voire la cruauté et la compassion, à la faculté d'égratigner sans avoir l'air d'y toucher, bref de suggérer l'essentiel sans le désigner comme tel. Pierre Veilletet, Le Nouvel Observateur.
Suzanne, la narratrice, est depuis plus de trente ans l'employée exemplaire de monsieur Meyer et ne souhaite rien d'autre que cette servitude bien réglée. Mais désormais elle va devoir partager son territoire avec une nouvelle secrétaire, une femme vulgaire, mamelue, péremptoire et dont les idéaux petits-bourgeois choquent sa morale pudibonde et sa conception de la vertu. Au c?ur de ce huis clos somme toute banal, les sournoiseries quotidiennes, les punitions, les petites batailles acharnées, dérisoires, prennent les dimensions d'une guerre civile. La gêne, l'antipathie, le dégoût deviennent obsession, haine, désespoir. Le délire puis la folie s'installent. Lydie Salvavre, à travers cette fable ironique et cruelle, fait de la vie de bureau le révélateur du cadre où se déroulent toutes nos guerres, petites ou grandes: la vie commune.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.