La charge mentale de l'ensemble des membres des cabinets dentaires s'est considérablement accrue ces dernières années. Cette dernière est à l'origine d'un ensemble de pathologies qui peuvent avoir des effets délétères sur votre carrière et votre vie personnelle. Pour y remédier, l'ergonomie et la simplification du travail représentent la solution idéale, mais pour être efficace, il est important de ne pas confondre ces deux concepts. La simplification du travail concerne l'organisation et l'efficience (rendez-vous, encaissements, architecture, stérilisation, check-lists et protocoles, travail à quatre mains...). L'ergonomie se rapporte à la santé et au bien-être des individus (diminution du stress, postures adéquates, vision correcte, traitement des troubles musculo-squelettiques...). Ces deux notions bien que différentes sont en réalité complémentaires. C'est pourquoi nous présentons dans cet ouvrage le concept d'Ergofficacité®". Issu de t'analyse pragmatique de milliers de cabinets, il concilie tout à la fois qualité des traitements, santé des soignants au fauteuil et productivité. Il est le premier à unifier les deux approches, pour le plus grand intérêt des patients, des praticiens et des assistantes. A ce titre, il est à la base de toute carrière épanouissante.
Résumé : Le spectre qui hante cette fin de siècle n'est plus le communisme, mais la dérive technologique du capitalisme industriel: jusqu'où peut-on aller trop loin dans la dynamique de l'innovation? Accroissement de bien-être et de pouvoir d'un côté, de l'autre multiplication des risques et des accidents à une échelle sans précédent: du nucléaire aux recherches biomédicales, la science est entrée dans l'ère du soupçon. Les hommes ne découvrent pas seulement qu'il y a des limites à l'exploitation des ressources naturelles mais qu'il y en a aussi à l'exploitation de leur génie technique. Tel est le véritable sens de la prise de conscience écologique. Le discours des techniciens nous fait croire que la technologie est si complexe qu'elle relève des seuls experts et, quand les choses tournent mal, que c'est la faute au destin: double mystification. L'exemple d'Oppenheimer, le physicien-philosophe, père de la bombe d'Hiroshima et celui de Rickover, l'ingénieur-amiral, père des sous-marins nucléaires, montrent à quel degré d'inconscience peut mener la raison scientifique. Pour faire face aux problèmes sans précédent que soulève la technologie, il faut une autre pratique de la démocratie. Dans quelle mesure et à quelles conditions peut-on maîtriser le changement technique? C'est l'enjeu politique majeur de cette fin de siècle, et c'est l'affaire de tous.
Ce livre multiplie les approches qui permettent de comprendre comment la pratique des sciences de la vie - de l'expérience à l'expérimentation - s'est constituée, du XVIIe au XIXe siècle, en se détachant du modèle mathématique, tout en tirant parti des cadres et des lieux institutionnels. Le thème de l'institution croise celui de l'expérience du vivant, entre physiologie, chimie, mécanique. Le lecteur est confronté aux figures de Descartes et de Pascal, de Fontenelle et de Maupertuis, aux démonstrations expérimentales d'un Réaumur, d'un John Hunter ou d'un Lavoisier, aux budgets des laboratoires du Jardin du roi ou de l'Académie royale des sciences. Cette épistémologie institutionnelle retrace les conditions qui ont rendu possible la séparation de l'histoire de la médecine d'avec ce qui sera bientôt l'histoire de la biologie. Il a fallu deux siècles pour passer des sciences de la vie à la biologie, de la biologie à la manipulation du vivant et à l'ingénierie génétique, mais la question de Schrödinger demeure: qu'est-ce que la vie? Comment comprendre la constitution du vivant comme objet de science; La leçon d'hier ouvre une voie rigoureuse à l'analyse et à la compréhension du développement et de l'utilisation des sciences aujourd'hui. Biographie: Claire Salomon-Bayet est philosophe et professeure émérite à l'université Paris I. Elle est l'auteur de Jean-Jacques Rousseau ou l'impossible unité (Seghers, 1967) et Pasteur et la Révolution pastorienne (Pavot, 1986). L'institution de la science et l'Expérience du vivant a été désigné "livre du siècle" par le mensuel La Recherche en 2006 (histoire des sciences, XVIIIe siècle).
Résumé : Quelle perception des faits de maladie les gens de la Grande Terre ont-ils de nos jours, quelles explications en donnent-ils, quels modes de résolution en ont-ils élaboré ? Pourquoi le discours sur la maladie et le malheur tient-il une si large place dans la vie quotidienne en Nouvelle-Calédonie, pourquoi le prestige des médicaments kanaks demeure-t-il si fort face au système de soin occidental ? Répondre à ces questions, c'est donner à voir un univers moral résolument non chrétien, un système social marqué par le conflit : ici la victoire du plus fort est toujours mieux vue que le ressentiment des vaincus, ici la santé et la fécondité témoignent d'une réussite qui s'obtient au détriment des ennemis, affaiblis méthodiquement. Certes, en pays kanak, les ancêtres sont considérés comme les fauteurs de maladie et les véritables soignants, les guérisseurs et leurs plantes médicinales n'étant que des vecteurs de la force ancestrale. Mais, au-delà, le champ de la maladie constitue le lieu d'interprétations et de pratiques beaucoup plus larges que les seules affections physiques et mentales. Il s'agit tout à la fois de corps social, de religion, de métaphysique. Et c'est pourquoi rendre intelligibles les théories explicatives du malheur et les mécanismes de la relation thérapeutique propres aux Kanaks contribue à la compréhension de l'ensemble de la société aujourd'hui. Tous ceux qu'intéresse la vie politique et sociale en Nouvelle-Calédonie, mais aussi les médecins et les travailleurs sociaux concernés par l'anthropologie médicale, trouveront dans ces pages matière à enrichir leur réflexion.
Envers le talent de Maïmon, mon respect est sans limites. Je crois fermement (...) qu'il a bouleversé de fond en comble toute la philosophie de Kant (...) " écrivait Fichte à Reinhold dans une lettre du 7 janvier 1795, et il n'hésitera pas à le qualifier encore de " l'un des plus grands penseurs " de son temps. La reconstruction de la Critique de la raison pure entre-prise par Maïmon représente le moment où la philosophie critique transcendantale tend à se transformer en idéalisme absolu. C'est elle qui fraye la voie aux tentatives systématiques de Fichte, Schelling et Hegel pour se dégager des apories de la philosophie de Kant. Si l'Essai de Maïmon offre le modèle théorique du passage de la philosophie critique à l'idéalisme, il montre d'autre part la difficulté d'accomplir philosophiquement le pas vers une pensée du primat de la raison pratique. C'est pourquoi la philosophie de Maïmon sait peut-être de nous des choses que nous ignorons d'elle.
Foucart Jean-Michel ; Felizardo Rufino ; Bidange G
La transposition des directives européennes Euratom 96/29 et 97/43, qui fixent les normes relatives à la protection de la population, des travailleurs et des patients contre les dangers des rayonnements ionisants, a récemment modifié l'organisation et la réglementation de la radioprotection en France. Depuis plusieurs mois, les Codes de la santé publique, du travail et de la Sécurité sociale imposent au chirurgien-dentiste: une formation initiale et continue relative à la protection des patients exposés, à effectuer avant le 19 juin 2009; la maintenance et le contrôle de qualité des installations de radiodiagnostic; la justification et l'optimisation de chaque acte de radiodiagnostic; la désignation et la formation d'une "personne compétente en radioprotection" des travailleurs. L'objectif de ce guide pratique est d'apporter aux chirurgiens-dentistes, aux médecins stomatologistes, aux étudiants et aux internes les éléments nécessaires à la mise en ?uvre des principes - fondamentaux et obligatoires - de radioprotection dans leur activité quotidienne. Ses chapitres, organisés autour du programme de formation relative à la protection des patients, permettent de répondre aux différentes obligations légales actuelles. Chacun d'eux propose des fiches pratiques de mise en ?uvre des principes de justification, d'optimisation et d'organisation de la maintenance et du contrôle de qualité des installations de radiodiagnostic.
Davarpanah Mithridate ; Corbière Stéphane de ; Car
L'halitose, de son diagnostic à son traitement, est un aspect peu développé dans l'exercice quotidien du chirurgien-dentiste. Elle est pourtant bien plus commune qu'on ne le croit. L'halitose touche tout le monde, à une occasion précise ou à un moment particulier de la journée. L'halitose donne rarement lieu à une demande de consultation spécifique car elle est souvent honteusement vécue. Cependant, lorsque le sujet est abordé, une demande d'information et de prise en erse sont fortement appréciées. Les étiologies possibles sont variées. En effet, si les causes retenues sont d'origine dentaires dans 90 % des cas, les autres étiologies ne sont pas à écarter. La provenance de l'halitose est alors à rechercher dans les domaines ORL,gastro-intestinal, pulmonaire, respiratoire, métabolique, hormonal, comportemental, psychologique ou liée à la prise de médicaments. L'halitose signe souvent une affection bénigne, cependant elle permet de révéler et de diagnostiquer des maladies plus graves telles que tumeurs malignes, insuffisance rénale ou diabète. De ce fait, cette pathologie aux causes multiples ne doit donc en aucun cas être négligée ou traitée à la légère. Ce manuel, exhaustif et pluridisciplinaire, constitue un guide indispensable au chirurgien-dentiste quand il s'agit de déterminer la conduite à tenir face à cette affection largement répandue. Les auteurs sont spécialistes dans les différentes spécialités médicales et dentaires qui entrent enjeu dans le diagnostic et le traitement de l'halitose.
Jean-François Gaudy est Professeur des Universités et praticien hospitalier à l'Université Paris-5. L'équipe d'auteurs dont il s'est entouré pour rédiger cet ouvrage est composée de membres de l'équipe enseignante de Paris-5 et de spécialistes en anatomie et physiologie.