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Petit traité de la monstruosité
Salomon Christian ; Beaune Jean-Claude
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343147925
Le monstre, dans ses aspects extraordinaires, est pourtant une figure familière. Il est abordé dans ce petit traité à partir du questionnement médical. Ambroise Paré, la famille Saint-Hilaire, Etienne Wolff, tous ont participé à la constitution d'un statut épistémologique et rationnel du monstre. Mais ce traité n'oublie pas le fort pouvoir suggestif du monstre et son importance pour l'esthétique (littérature, peinture, cinéma). Il aborde alors les oeuvres de Méliès, Cronenberg, Artaud ou encore Francis Bacon. C'est ce qui fait du monstre et de la monstruosité un thème philosophique fort. Il interroge nos existences en nous questionnant sur le rôle que l'on donne aux monstres ou encore aux merveilles comme celles que découvre Alice au-delà du miroir. Ce petit traité vient en complément d'un précédent ouvrage intitulé La Condition corporelle. Il reprend notre interrogation philosophique sur notre rapport au corps. Le corps monstrueux imposait l'existence de ce Petit traité de la monstruosité.
Les recherches en histoire des sciences, en médecine, en philosophie, en sciences humaines ont montré la richesse d'un discours sur le corps dans la quête toujours renouvelée de notre humanité. Comment penser cette présence du corps dans ces réflexions et plus particulièrement au travers de ses métaphores ? Il s'agit de comprendre ce qu'il y a de décisif dans le choix des métaphores du corps dans des perspectives aussi différentes que : la philosophie cartésienne, l'histoire des mathématiques, l'anatomie et ses mesures, le véritable feuilleton de la découverte des anesthésiques, mais encore les sciences cognitives, la plastination, la figure du chef en politique. On trouvera dans ce volume les textes des interventions du Colloque " Les métaphores du corps ", organisé à Dijon par l'adrm (Association pour le Développement de la Recherche Morphologique) en collaboration avec le Centre Gaston Bachelard de Recherche sur l'Imaginaire et la Rationalité, ADAM, et le laboratoire d'anatomie de l'UFR de médecine de Dijon (associé à l'unité INSERM ERIT-M 0207).
Salomon Christian ; Baulot Emmanuel ; Benkhadra Me
L'?uvre d'Etienne-Jules Marey (1830-1904) est celle d'un physiologiste. C'est l'entreprise d'un explorateur savant traquant les moindres mouvements de la vie. Il développera les appareils capables de les transcrire: sphygmographe (débit sanguin). pneumographe (respiration). C'est aussi l'étude des mouvements externes chez l'homme et l'animal (chronophotographie, fusil chronophotographique). Cet ouvrage collectif se propose de retrouver la richesse de son travail, non seulement pour la physiologie et la médecine. mais encore pour la philosophie, l'art. On trouvera dans ce volume les textes des interventions du colloque "Marey, penser le mouvement" organisé à Beaune (Côte-d'Or) en 2004 par l'adrm (Association pour le Développement de la Recherche Morphologique) en collaboration avec le laboratoire d'anatomie de l'UFR de médecine de l'Université de Bourgogne (INSERM ERIT-M 0207) dans le cadre des journées commémorant le centenaire de la mort d'Etienne-Jules Marey du Club Locomotion et Motricité Rythmique (INSERM ERIT-M 0207). journées placées sous l'égide du ministère de la Culture
Chazal Gérard ; Salomon Christian ; Beaune Jean-Cl
Philosophes et médecins ont arpenté tout au long de l'histoire des terres communes : l'homme pris dans un milieu qui le nourrit et le blesse, le normal, si ce n'est la norme, et le pathologique, le pouvoir d'intervenir sur le corps, son destin et aujourd'hui sa reproduction. Après Georges Canguilhem dont il fut l'élève, François DAGOGNET, philosophe (agrégation de philosophie en 1949) et médecin (docteur en médecine en 1958) a écrit une œuvre importante où les réflexions sur le corps, la médecine, le remède tiennent une place importante. Refusant le rejet des techniques de mise chez de nombreux contemporains, François Dagognet, tout en mesurant leurs limites et leurs dangers, a su y voir ce qui sauve les corps autant que l'esprit. Agrégé de philosophie François Dagognet voulut une philosophie en contact avec la vie. C'est à Dijon qu'il entreprit alors des études de médecine, médecine qu'il exerça dans le cadre de l'hôpital, forgeant sa pensée au contact de la douleur, de la maladie. Du corps souffrant au Corps réfléchis (1990), la philosophie de François Dagognet se présente comme une vigoureuse pensée de l'homme concret en prise avec son destin d'être biologique et moral. Les textes réunis ici constituent les actes du colloque qui s'est tenu les 25 et 26 juin 2004 à Dijon, organisé conjointement par le Centre Gaston Bachelard, le laboratoire d'anatomie de l'UFR de médecine (associé à l'unité INSERM ERIT-M 0207) et l'adrm (Association pour le Développement de la Recherche en Morphologie).
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.