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François Dagognet. Médecin et philosophe
Chazal Gérard ; Salomon Christian ; Beaune Jean-Cl
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296002388
Philosophes et médecins ont arpenté tout au long de l'histoire des terres communes : l'homme pris dans un milieu qui le nourrit et le blesse, le normal, si ce n'est la norme, et le pathologique, le pouvoir d'intervenir sur le corps, son destin et aujourd'hui sa reproduction. Après Georges Canguilhem dont il fut l'élève, François DAGOGNET, philosophe (agrégation de philosophie en 1949) et médecin (docteur en médecine en 1958) a écrit une œuvre importante où les réflexions sur le corps, la médecine, le remède tiennent une place importante. Refusant le rejet des techniques de mise chez de nombreux contemporains, François Dagognet, tout en mesurant leurs limites et leurs dangers, a su y voir ce qui sauve les corps autant que l'esprit. Agrégé de philosophie François Dagognet voulut une philosophie en contact avec la vie. C'est à Dijon qu'il entreprit alors des études de médecine, médecine qu'il exerça dans le cadre de l'hôpital, forgeant sa pensée au contact de la douleur, de la maladie. Du corps souffrant au Corps réfléchis (1990), la philosophie de François Dagognet se présente comme une vigoureuse pensée de l'homme concret en prise avec son destin d'être biologique et moral. Les textes réunis ici constituent les actes du colloque qui s'est tenu les 25 et 26 juin 2004 à Dijon, organisé conjointement par le Centre Gaston Bachelard, le laboratoire d'anatomie de l'UFR de médecine (associé à l'unité INSERM ERIT-M 0207) et l'adrm (Association pour le Développement de la Recherche en Morphologie).
Un constat : les filles sont beaucoup moins nombreuses à s'engager dans des études scientifiques, les femmes moins nombreuses dans les carrières liées aux sciences. Cela est-il le fait d'une " nature féminine " qui serait incompatible avec les sciences ou bien le résultat d'une violence faite aux femmes depuis des siècles leur interdisant l'accès au savoir, les confinant dans des tâches subalternes, les enfermant dans le soin du ménage et des enfants ? L'auteur a tenté dans cet ouvrage de montrer qu'il a existé une véritable discrimination vis-à-vis des femmes quant à la possibilité qu'elles participent à la constitution des savoirs. Pire, il y eut dans l'histoire de très grandes figures de femmes scientifiques mais on a trop souvent occulté leur nom et leurs apports. Elles ont ajouté à leur génie de savantes le courage de leur lutte pour s'imposer dans un monde masculin des sciences. C'est donc à un tableau de ces femmes remarquables que ce livre est consacré, à leurs apports éminents aux savoirs de l'humanité, aux obstacles culturels, idéologiques et sociaux qu'elles ont dû vaincre. Depuis Hypatie assassinée sur les pavés d'Alexandrie par les fanatiques chrétiens à Lise Meitner injustement privée de prix Nobel, en passant par la Marquise du Châtelet et Marie Curie, ce livre se veut une rapide histoire qui rende justice aux femmes en sciences. En astronomie, en mathématiques, en physique, en chimie, en biologie, en médecine, elles ont été sur tous les fronts de la recherche, pionnières dont il est peut-être temps de sortir les noms de l'oubli en rappelant ce que furent leur vie, leurs combats et leurs succès.
A quoi réent les machines ? La question peut paraître étrange. C?est cependant une manière d?interroger nos propres rêveries autour des réalisations techniques, en faisant jouer aux machines le rôle de reflet de nos propres existences. A travers de nombreux artifices, dont les machines sont les plus élaborés, nous construisons notre monde, enchevêtrant raison et imaginaire et mêlant utile et gratuit. La machine et ses rêves nous renvoient alors une image éclairée de nous-mêmes. Ce jeu de miroir Ne pose-t-il pas la question de savoir si, au bout de toute philosophique interrogation, nous ne serions pas plutôt des machines rêvant de devenir des humains. Ainsi, cette question ouvre une enquête sur l?imaginaire attaché aux machines, des premiers automates à l?ombre du cyborg, La définition rigoureuse de la machine, tentée en début d?ouvrage, se trouve, au fil des pages, débordée sur les frontières ténues entre raison technicienne et imaginaire. Ces rêveries de la machine ont finalement été prises au sérieux par les artistes, depuis Duchamp et Léger, jusqu?aux formes contemporaine de l?art numérique, en passant par Tinguely et Schöffer. S?intéresser aux rêves des machines, c?est prendre conscience qu?avec elles s?insinuent des parts d?ombre et de lumière. Car le songe ne va jamais sans risque. Humains nous sommes des êtres du désir, mais nous sommes aussi des êtres de l?artifice. C?est sur ce terrain-là que cet ouvrage entraîne notre réflexion, au-delà de l?opposition trop simple entre technologie naïve et technologie paralysante.
Au terme de l'évolution animale, l'apparition de l'homme marque une rupture. Non seulement sa faiblesse l'oblige à recourir à divers artifices pour se vêtir, se protéger des intempéries et des fauves, chasser et se nourrir, mais, la rupture d'avec l'ordre naturel consommée, il entre dans un processus sans fin de développement d'un ordre proprement humain et artificiel, toujours plus éloigné de la nature, à laquelle il appartient mais de laquelle il ne cesse de s'échapper. Pour l'homme le monde est radicalement inachevé. Il vit en effet dans une permanente insatisfaction, moteur d'un procès d'humanisation qui creuse entre lui et le monde lui abîme impossible à combler. Cet ouvrage décrit cette dimension humaine en la déclinant selon quatre grands ordres. L'ordre des bâtisseurs. Etre fragile, l'homme a dû construire des abris, mais très vite il fut question de bien autre chose quand il éleva pour les dieux et pour les princes des bâtiments faits pour défier le temps. L'architecture raconte l'homme in travers l'espace et le temps. Il fallait en repérer les articulations. L'ordre de la représentation. Musique, poésie, sculpture ou peinture, l'artifice est aussi l'image in travers laquelle nous nous arrachons à la nature première. Dans ce jeu de miroirs que les hommes ont instauré depuis les premières représentations sur les parois des grottes, nous ne cessons de conjuguer la rupture d'avec une immédiate présence à nous-mêmes. L'ordre des techniques. S'il avait suffi de se doter des outils indispensables à notre survie, le développement technique aurait pu s'arrêter à l'aube du néolithique. Il n'en fut rien. Dans la frénésie technique il s'agit bien plutôt d'accomplir cette tâche d'humanisation à laquelle l'incomplétude du monde nous condamne. L'ordre de l'information. Là encore l'humanité ne pouvait pas en rester au strict et nécessaire échange d'information tel que certains animaux sociaux le pratiquent. L'ordre humain, c'est aussi celui d'un échange créateur d'ordre, une manière symbolique d'organiser le monde.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.