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Quand l'écologie s'urbanise
Salomon Cavin Joëlle ; Granjou Céline
UGA EDITIONS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782377472956
L'écologie est entrée en ville et cherche à s'approprier l'écosystème urbain. L'enjeu est de taille dans un contexte mondial de plus en plus urbanisé. Cet ouvrage collectif interroge les différentes facettes de cette écologie qui s'urbanise, en proposant les perspectives croisées des sciences humaines et sociales, des sciences de la nature, ainsi que des gestionnaires urbains. L'objectif est de répondre à deux questionnements principaux en miroir. D'une part : qu'est-ce que la ville fait à l'écologie (en quoi fait-elle évoluer ses concepts, ses pratiques, ses imaginaires) ? Et, d'autre part : qu'est-ce que l'écologie fait à la ville (en quoi influence-t-elle la gestion et la fabrique urbaine contemporaine) ? Pour répondre à ces questions, les contributions abordent des espaces et des échelles - parcs, jardins privés, friches, quartier, système urbain - de même que des objets de connaissance naturalistes - plantes, animaux, insectes, sols - très variés dans les villes de Berlin, Zurich, Genève, Lausanne, Paris, Strasbourg et Marseille.
Ce livre multiplie les approches qui permettent de comprendre comment la pratique des sciences de la vie - de l'expérience à l'expérimentation - s'est constituée, du XVIIe au XIXe siècle, en se détachant du modèle mathématique, tout en tirant parti des cadres et des lieux institutionnels. Le thème de l'institution croise celui de l'expérience du vivant, entre physiologie, chimie, mécanique. Le lecteur est confronté aux figures de Descartes et de Pascal, de Fontenelle et de Maupertuis, aux démonstrations expérimentales d'un Réaumur, d'un John Hunter ou d'un Lavoisier, aux budgets des laboratoires du Jardin du roi ou de l'Académie royale des sciences. Cette épistémologie institutionnelle retrace les conditions qui ont rendu possible la séparation de l'histoire de la médecine d'avec ce qui sera bientôt l'histoire de la biologie. Il a fallu deux siècles pour passer des sciences de la vie à la biologie, de la biologie à la manipulation du vivant et à l'ingénierie génétique, mais la question de Schrödinger demeure: qu'est-ce que la vie? Comment comprendre la constitution du vivant comme objet de science; La leçon d'hier ouvre une voie rigoureuse à l'analyse et à la compréhension du développement et de l'utilisation des sciences aujourd'hui. Biographie: Claire Salomon-Bayet est philosophe et professeure émérite à l'université Paris I. Elle est l'auteur de Jean-Jacques Rousseau ou l'impossible unité (Seghers, 1967) et Pasteur et la Révolution pastorienne (Pavot, 1986). L'institution de la science et l'Expérience du vivant a été désigné "livre du siècle" par le mensuel La Recherche en 2006 (histoire des sciences, XVIIIe siècle).
Résumé : Le spectre qui hante cette fin de siècle n'est plus le communisme, mais la dérive technologique du capitalisme industriel: jusqu'où peut-on aller trop loin dans la dynamique de l'innovation? Accroissement de bien-être et de pouvoir d'un côté, de l'autre multiplication des risques et des accidents à une échelle sans précédent: du nucléaire aux recherches biomédicales, la science est entrée dans l'ère du soupçon. Les hommes ne découvrent pas seulement qu'il y a des limites à l'exploitation des ressources naturelles mais qu'il y en a aussi à l'exploitation de leur génie technique. Tel est le véritable sens de la prise de conscience écologique. Le discours des techniciens nous fait croire que la technologie est si complexe qu'elle relève des seuls experts et, quand les choses tournent mal, que c'est la faute au destin: double mystification. L'exemple d'Oppenheimer, le physicien-philosophe, père de la bombe d'Hiroshima et celui de Rickover, l'ingénieur-amiral, père des sous-marins nucléaires, montrent à quel degré d'inconscience peut mener la raison scientifique. Pour faire face aux problèmes sans précédent que soulève la technologie, il faut une autre pratique de la démocratie. Dans quelle mesure et à quelles conditions peut-on maîtriser le changement technique? C'est l'enjeu politique majeur de cette fin de siècle, et c'est l'affaire de tous.
Puisant dans l'émerveillement que les dinosaures ont toujours suscité en nous, l'auteur retrace l'histoire de l'avancée des connaissances humaines en géologie, notre combat permanent pour comprendre la nature du temps géologique, la signification des fossiles et notre propre place dans le majestueux arbre de la vie. Plongez dans les temps reculés où les dinosaures régnaient sur la Terre pour découvrir comment ils ont accompli des prouesses inégalées au sein du règne animal. Percez les secrets des paléontologues pour trouver des fossiles. Creusez des questions aussi passionnantes et amusantes que u un bébé manchot est-il un dinosaure ? " et "en quoi les petits bras de T. rex sont-ils le secret de sa puissance et de sa férocité ? " Enfin, découvrez les dernières hypothèses sur la disparition brutale des dinosaures, et le parallèle saisissant entre leur situation et la nôtre. Les dinosaures, héros du temps est un ouvrage puissant et passionnant, qui nous rappelle combien notre place sur cette planète est à la fois précaire et potentiellement fugace.
Résumé : L'attention que nous portons aux divers objets constituant notre monde conditionne la façon dont nous nous comportons envers eux. Si les problèmes d'économie de l'attention sont aujourd'hui à la mode, il reste à comprendre les multiples écologies attentionnelles développées par les sociétés humaines. Or un nouveau champ de recherche émerge depuis une vingtaine d'années sous le titre d'"archéologie des media" : son ambition est d'apporter une lumière nouvelle sur les transformations les plus récentes (entraînées par la numérisation) de nos formes de médialités et de nos régimes attentionnels, en les éclairant par ce que nous apprennent des couches oubliées des pratiques matérielles, des appareillages et des imaginaires médiatiques du passé plus ou moins lointain. Par les va-et-vient déroutants qu'elle propose entre un passé enfoui et un futur émergent, l'archéologie des media est aujourd'hui l'approche la plus prometteuse pour trouver de nouveaux repères dans l'exploration de nos écologies attentionnelles. En croisant les problématiques de l'archéologie des media et de l'écologie de l'attention, ce volume collectif issu d'une semaine de discussions menées dans le château de Cerisy fraie des pistes inédites pour aider à nous situer dans les nouveaux environnements de médialité instaurés par des technologies numériques devenues ubiquitaires.
Derrière le pourcentage élevé de bacheliers au sein d'une génération qui marque les progrès de l'instruction en France, se cachent des différences notoires résultant des mécanismes d'orientation et d'exclusion scolaires. Certains élèves qui ne sont pas jugés aptes à suivre la voie générale au lycée et qui sont donc évalués par rapport à une norme représentée en partie par les programmes de la classe de 3e sont inscrits dans les voies technologique et professionnelle, d'autres, les décrocheurs, ne sont déjà plus au rendez-vous, ils ont quitté l'école, découragés, lassés de la scolarité. Cet ouvrage s'intéresse à ces élèves différents et décrit, pour mieux les comprendre, les mécanismes d'exclusion scolaire et d'orientation par l'échec liés à la maitrise de la langue écrite. L'exclusion, explicite ou implicite, et la notion d'écart à la norme sont les deux volets centraux du questionnement. Les études présentées dans cet ouvrage concernent des lycéens soit orientés vers les filières technologique et professionnelle, soit en reprise d'études après un décrochage scolaire. Le point commun de ces élèves (exception faite du groupe témoin des élèves de troisième) est d'être, soit en situation d'orientation non choisie, soit en situation de difficulté scolaire, soit enfin en situation de raccrochage scolaire après une période de décrochage. Pour mieux comprendre les liens entre compétence scripturale et orientation, les auteures ont choisi d'opérer une comparaison entre des élèves issus de ces filières et des élèves de classe de 3e, non encore orientés vers telle ou telle filière. Cette caractérisation par la différence est une voie utile à une didactique de l'écriture appropriée, en classe de français comme dans les autres disciplines scolaires. Elle permet également d'aller plus avant dans la recherche de pistes didactiques applicables dans des situations individualisées destinées à des élèves en difficulté. L'ouvrage est organisé selon une triple perspective. La première partie est descriptive et elle donne à connaitre la population de ces lycéens "pas comme les autres" , leur quotidien en classe, leurs compétences, ce qu'en disent les recherches. La seconde porte sur ce qu'ils disent de l'écriture scolaire, sur ce qu'ils en pensent et en font. Leurs propos sont comparés à ceux d'élèves d'une classe de 3e hétérogène. La troisième partie présente des études de cas d'élèves décrocheurs en situation de raccrochage et porte sur leurs stratégies de réappropriation des apprentissages. Ces trois approches ont chacune pour but de donner à connaitre ces élèves dans leur relation avec l'écriture et ses pratiques dans le cadre de leur scolarité, ce qu'ils savent faire, et non plus seulement ce qu'ils ne savent pas faire, ce qu'ils pensent de l'école et des activités d'écriture qui leur sont proposées, ce qu'ils en attendent. Il s'agit donc de dépasser les classiques évaluations qui pointent leurs lacunes, par comparaison avec les performances d'élèves qui suivent un cursus général. Il s'agit aussi, par la multiplication des approches, de tenter non seulement de saisir la complexité du rapport à l'écriture, mais aussi, et notamment avec les études de cas d'élèves décrocheurs en reprise d'études, de mettre sur la voie d'approches didactiques adaptées à la réalité de la relation des jeunes en prise avec les exigences scolaires en matière d'écrit.