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Archéologie du judaïsme en Europe
Salmona Paul ; Blanchard Philippe ; Sagasser Améli
CNRS EDITIONS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782271148230
Au cours de la dernière décennie, les avancées de la recherche archéologique sur la présence juive en Europe, de l'Antiquité au XXe ? siècle, ont été considérables... Au cours de la dernière décennie, les avancées de la recherche archéologique sur la présence juive en Europe, de l'Antiquité au XXesiècle, ont été considérables, grâce notamment au développement de l'archéologie préventive et à une attention nouvelle portée aux sites du judaïsme. La multiplication des fouilles et l'élargissement de ce domaine, tant sur le plan chronologique - incluant désormais les périodes moderne et contemporaine - que méthodologique, ont permis des découvertes majeures. Privilégiant les fouilles récentes les plus significatives, 30 spécialistes provenant d'Allemagne, d'Autriche, d'Espagne, de France, d'Israël, d'Italie, de Pologne et du Royaume-Uni abordent les lieux de culte (synagogues, bains rituels...), la topographie des juiveries médiévales et des ghettos de l'époque moderne, les espaces funéraires, les sites de la Shoah et la patrimonialisation des sites mis au jour.
Résumé : Synagogues, bains rituels, rues, cimetières, graffitis, parchemins... , depuis le XIXe siècle, les archéologues exhument des traces matérielles du judaïsme en France, mais c'est le développement de l'archéologie préventive qui, dans les années 1990, a permis de mettre au jour une série de nouveaux sites. Ces vestiges éclairent la présence juive durant l'Antiquité, complètent les rares informations sur le premier Moyen Age, enrichissent la connaissance des innombrables juiveries médiévales que comptait le royaume avant les expulsions des XIIe, XIVe et XVIe siècles, illustrent les communautés " résilientes " (Alsace, Avignon, Comtat Venaissin) ou se reconstituant au XVIe siècle (côte aquitaine, Lorraine), et apportent des données originales sur les juifs de France, de l'Emancipation en 1791 à l'époque actuelle. Retraçant les prémices et le développement de l'archéologie juive en France, cet ouvrage dresse un état des connaissances en s'appuyant également sur les archives textuelles, l'épigraphie, la topographie urbaine, la toponymie, le patrimoine bâti et l'art, pour restituer sa place dans l'histoire de France à une communauté très ancienne. Ainsi la présence juive se dévoile-t-elle, de découverte en découverte, contribuant à donner une visibilité à ce " point aveugle " du récit national.
Salmona Paul ; Soussen Claire ; Schnapper Dominiqu
Résumé : Présents dès l'Empire romain sur le territoire de la France actuelle, les juifs sont le plus souvent relégués dans un angle mort de l'historiographie, et cette "tache aveugle" dans le récit national est particulièrement manifeste dans les manuels scolaires, de la IIIe République à nos jours. Pourquoi les expulsions médiévales ne sont-elles jamais mentionnées à partir de l'époque moderne ? Et, lorsqu'on évoque les juifs dans l'histoire de France, pourquoi est-ce le plus souvent sous l'angle des persécutions qu'ils eurent à subir et non de l'originalité de leurs contributions ? En quoi l'écriture actuelle de cette histoire est-elle encore tributaire de modèles archaïques ? Comment l'aborder dans l'enseignement secondaire et universitaire ? Quelles perspectives l'archéologie ouvre-t-elle ? Quel rôle les musées peuvent-ils jouer ? Archéologues, historiens, sociologues, conservateurs et enseignants réunis au musée d'art et d'histoire du Judaïsme en 2019 éclairent ces questions qui renvoient également à la place des minorités dans la nation.
Résumé : Dans le roman national, Louis IX est l'archétype du souverain sage rendant la justice sous son chêne de Vincennes, et le modèle du roi pieux, acquéreur de la Sainte Couronne, qui meurt à Tunis pendant la huitième croisade. Pour l'Eglise catholique, qui le canonise vingt-sept ans seulement après sa mort, c'est un saint. Dans l'histoire juive, il laisse l'image d'un monarque antijuif, considéré comme un persécuteur. Ses ordonnances contre l'usure, ses mesures pour imposer aux juifs le port de la rouelle, les autodafés de livres rabbiniques qu'il ordonne, font de lui le plus antijuif des Capétiens. Mais sa politique à l'endroit des juifs est plus ambivalente qu'il n'y paraît. Contrairement à son grand-père Philippe Auguste - qui les expulse en 1182 - et à son petit-fils Philippe le Bel - qui en fait autant en 1306 -, Saint Louis n'a finalement jamais banni les juifs de son royaume. Les actes du colloque tenu dans le cadre de l'exposition "Saint Louis", donnent l'occasion à une vingtaine de spécialistes de replacer la législation à l'égard des juifs dans la politique générale de Louis IX. Ainsi sont révélés des éclairages nouveaux sur des aspects mal connus de son règne.
Pionnière de la cosmétique, Helena Rubinstein (1872-1965) a bâti un empire industriel en quelques années. Quittant très jeune le quartier juif de Cracovie, elle émigre à l'âge de vingt-quatre ans en Australie où, grâce à une recette familiale de crème pour le visage et une détermination sans faille, elle devient une femme d'affaires d'exception. Figure de l'émancipation féminine, elle fait de la beauté et des soins du corps une des clés du pouvoir et de la liberté des femmes. Mécène visionnaire, elle réunit l'une des plus importantes collections d'art moderne, d'arts premiers, de vêtements de haute couture et de bijoux du XXe siècle. Moderne et non-conformiste, elle sollicite les architectes et les décorateurs les plus audacieux pour aménager ses salons et ses demeures. Cultivant son image pour promouvoir sa marque, elle révolutionne les usages de la communication publicitaire. Helena Rubinstein. L'aventure de la beauté retrace l'extraordinaire parcours de cette femme d'avant-garde, de Cracovie à Vienne, Melbourne, Londres, Paris, New York et Tel-Aviv.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.