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Superyachts. Luxe, calme et écocide
Salle Grégory
AMSTERDAM
13,00 €
Épuisé
EAN :9782354802233
Le terme de "superyacht" désigne une embarcation dépassant 24 mètres, voire désormais 30 mètres, sous l'effet d'une course à l'allongement. Au début de ce siècle, il existait environ 2 250 vaisseaux de ce type dans le monde ; deux décennies et une crise financière plus tard, il y en a plus du double. Loin d'être anecdotique (en France, moins de 0, 01 % des immatriculations de véhicules maritimes à moteur sont concernées), la pratique de la plaisance de luxe, apparue au milieu du xixe siècle, met en évidence la sécession sociale et environnementale des plus riches. Non pas caprice, excentricité, lubie de milliardaires au mode de vie extravagant ; mais reflet, expression, indice du monde comme il va. Non pas démesure, mais mesure - celle du délire général qui a pour nom "ordre social" . Forme contemporaine de la "réclusion ostentatoire" , la plaisance de luxe nous conduit tout droit aux grandes questions de notre temps - notamment à la reconnaissance juridique de l'écocide comme crime international. De la lutte des classes à la surconsommation des riches, de la fraude fiscale à la délinquance environnementale, du greenwashing à la gestion différentielle des illégalismes : tirer le fil du superyachting, c'est dévider toute la pelote du capitalisme fossile.
Loeb Jeph ; Sale Tim ; Wright Gregory ; Stewart Da
Résumé : La collection Urban Limited propose de découvrir des récits majeurs de DC Comics dans un format hors du commun et une fabrication particulièrement luxueuse. Les tirages sont uniques, limités à 1500 exemplaires et numérotés à la machine à l'intérieur des ouvrages.
Premier outil de l'homme, le couteau a traversé les âges de la pierre, du bronze et du fer, avant d'entrer dans celui de l'acier. Il est de toutes les civilisations et de toutes les cultures. Qu'il soit simplement utilitaire ou objet de luxe, il est devenu un phénomène de société qui s'expose dans les principales villes du monde et tient salon à Paris, New York, Taipei, Moscou, Pékin... S'il n'est composé que d'un manche et d'une lame, les artisans couteliers savent le réinventer de mille manières. Ce livre est une invitation au voyage, un tour du monde des meilleurs couteliers d'art de ces trente dernières années et de leurs créations.
Loeb Jeph ; Sale Tim ; Wright Gregory ; Stewart Da
Jeph Loeb a remporté quatre Eisner Award et cinq Wizard Fan Awards. Le scénariste de Batman: Silence, Superman/Batman, Les saisons de Superman, Batman: Dark Victory ainsi que Daredevil: Jaune et Spider-Man: Bleu vit à Los Angeles. Egalement producteur, il a participé à Teen Wolf, Commando, Smallville, Lost et Heroes. Ses recettes de l'édition américaine Absolute de Batman: Un long Halloween seront versées au Sam Loeb College Schalarship Fund, une organisation à but non lucratif créée par Jeph pour honorer la mémoire de son fils, Sam, décédé trop jeune, à 17 ans, des suites d'un cancer. Sam était un auteur de comic books indépendant, et a souvent dit qu'Un long Halloween était le premier comic qu'il avait vraiment aimé. Jeph vient de terminer un cycle de Hulk et réalise actuellement Ultimate X. Tim Sale vit dans le sud de la Californie avec ses vieux chiens, Hotspur et Shelby, qui lui donnaient déjà son inspiration il y a dix ans, quand "Un long Halloween" a été créé, et, si Dieu le veut, lui en donneront encore pour les années à venir. Elevé à Seattle, il trouve aujourd'hui encore que la Californie est un endroit étrange, même s'il espère que ça finira par changer. Tim est le dessinateur de Batman: Dark Victory, Catwoman à Rome et Les saisons de Superman, avec Jeph Loeb, ainsi que de Superman Confidential avec Darwyn Cooke, et Brendel avec Matt Wagner. En 2006, Tim est devenu l'illustrateur de la série-culte de NBC Heroes. Il travaille actuellement sur Captain America: White, une mini-série très attendue.
Août 1914, la Belgique est plongée dans la guerre. La plaine de l Yser devient le théâtre de combats et de bombardements violents. Pipo, un chien dont la ferme a été détruite, rencontre René, un soldat qui rejoint son régiment cantonné près de Dixmude. Au fil des mois, Pipo et René deviennent inséparables. Ils peuvent désormais compter l un sur l autre pour survivre quatre longues années au front. Par les yeux du petit chien Pipo, nous découvrons la vie dans la tranchée: les attaques aux gaz, la prise de soldats allemands, les permissions, les périodes de repos, le manque de nourriture, les bombardements, les assauts, les compagnons morts, les blessures. Puis l hôpital, la convalescence, et enfin l Armistice et le retour au foyer.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.