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L'enseignement des sciences en alternance
Chartier Dominique ; Gérard Christian ; Sallaberry
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738455420
Cet ouvrage collectif provient d'un travail de réflexion et d'élaboration effectué par le " Réseau Sciences " des Maisons Familiales Rurales. La première partie se consacre à des repérages théoriques, regroupés en trois " angles d'attaque " : - une approche générale de la question de la didactique et des spécificités de l'alternance - la problématisation, démarche de construction du problème - une " entrée par les représentations " (construction des représentations et appropriation du savoir) La seconde partie se présente comme une série de formalisations de pratiques : - trois expériences d'enseignement des mathématiques - un tableau des représentations qui sont celles de formateurs en alternance - deux tentatives d'application de la démarche scientifique, à la formation d'accompagnateur de projet et à celle d'agent de développement - une expérience de formation à l'informatique - trois tentatives consacrées aux sciences expérimentales. Le lecteur peut ainsi découvrir toute une palette d'activités variées. Tous les textes renvoient, explicitement ou implicitement, à la conception d'une situation d'apprentissage où le sujet construit ses représentations, les affine, les améliore.
La loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l'Etat, loin de n'être qu'une simple émancipation des sphères étatique et religieuse avait surtout pour ambition d'armer la liberté des citoyens quant à leurs convictions religieuses. Saisie par un discours politique souvent partisan, cette conception a fréquemment été occultée, au bénéfice d'une appréhension essentiellement anticléricale. Les mutations intervenues dans les sociétés occidentales contemporaines, qu'ils s'agisse du rapprochement de la société civile et de l'Etat, de la radicalisation des revendications identitaires de minorités, ou bien encore de manière différente, de la multiplication des dérives de type intégriste et sectaire, détiennent en commun le privilège de souligner l'impérieuse nécessité de revenir aux fondements juridiques et philosophiques du texte de 1905 et de démythifier cette laïcité que le doyen de Toulouse Maurice Hauriou qualifiait déjà en son temps de " fiction d'ignorance légale ". L'urgence de ce sujet surgit aussi bien avec le port du turban par les Sikhs ou le port du foulard par les jeunes filles musulmanes qu'avec la réglementation de l'abattage rituel ou l'observation du shabbat. Ce défi se pose aujourd'hui avec force à un double niveau : français et européen. Effectivement, le processus d'intégration européen est lui aussi générateur d'un certain nombre de contraintes impliquant une nouvelle approche de la laïcité plus en conformité avec la liberté religieuse. L'analyse du droit comparé des relations Eglises-Etat dans les pays de l'Union européenne, permet de mettre en évidence une pluralité de conceptions juridiques qui, peut être appréhendée dans le cadre d'une typologie constituée autour de deux modèles principaux : la " fusion institutionnelle " et la " coopération cultuelle ". Mais l'auteur démontre qu'un certain rapprochement dans la façon d'envisager les rapports entre l'Etat et la religion est à terme inévitable entre les pays d'Europe, dès lors qu'on assiste, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, à un processus d'harmonisation juridique. Dégagée de toutes les idéologies, la laïcité française participe de la réflexion sur une nouvelle génération des droits de l'homme et plus particulièrement celle des droits culturels fondamentaux qui après la génération des droits politiques et celle des droits économiques et sociaux, favorise la diversité des croyances et des opinions et plus largement l'expression de la Fraternité. Préfaçant cet ouvrage, le professeur Danièle Lochak pose très précisément le coeur du sujet étudié : Comment concilier égalité et diversité, comment convaincre qu'assurer à tous les mêmes droits suppose aussi de respecter les identités plurielles, comment faire une place aux particularismes culturels sans sacrifier les exigences de l'universalisme et les contraintes du " vivre ensemble " ?
Que ce soit en Europe de l'Ouest ou de l'Est, aux États-Unis, en Amérique du Sud, au Japon, la production romanesque connaît, en cette fin du XXe siècle, un foisonnement extraordinaire. Pourquoi ce genre littéraire s'est-il imposé comme la forme privilégiée de l'écrit ? Afin de répondre à cette question, il convient de se référer à l'histoire du roman et de ses théories. Plus que toute autre forme littéraire, le roman s'est prétendu libre de son style et de ses sujets, sans obligation de référence à des règles poétiques ou à des interdits sociaux, politiques ou religieux. Zola n'ira-t-il pas jusqu'à affirmer dans le Roman expérimental : " Nous autres romanciers nous sommes les juges d'instruction des hommes et de leurs passions ! " ? Mais, de Madame de La Fayette à Salman Rushdie, de nombreuses étapes ont dû être franchies. C'est par le biais des philosophes (Aristote, Hegel...), des écrivains (Huet, Valéry...), que l'auteur retrace les influences françaises et étrangères qui ont permis au roman d'acquérir ses lettres de noblesse.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.