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Les pouvoirs de la musique. Du diabolus in musica au showbiz traditionnel : la Corse, un laboratoire
Salini Dominique
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782343041957
De par son caractère immatériel, la musique a été le modèle privilégié du philosophique et de l'esthétique. Mais c'est paradoxalement au nom de sa trop grande sensualité qu'elle est, depuis toujours, sous la surveillance des pouvoirs et livrée à l'interdit. Pour que se construisent langages, systèmes et instruments, il a fallu maîtriser le temps et condamner corps et souffle ; les musiques de l'oralité ont été mises au ban de la Musique, subissant ostracisme et anathèmes au nom de l'indécence païenne. Et aujourd'hui, encore victimes de la définition obsessionnelle du traditionnel et restées à l'écart des recherches compositionnelles, elles sont soumises malgré elles à leur propre mise en patrimoine, et offertes, sans défenses, aux médias. Aussi, qu'elle relève des courants savants, identifiés et datés, ou que ses origines soient plus floues et se perdent dans les longues histoires de l'interculturalité, la musique renvoie toujours à la même interrogation : pourquoi le phénomène sonore, a priori neutre, est-il à la fois jeu et enjeu des pouvoirs, indépendamment de l'époque, et comment se transforme-t-il la plupart du temps en arme idéologique efficace ? Les Pouvoirs de la musique sont un montage de textes sur l'ambiguïté des rapports qu'entretiennent le musical et le politique. Parce que l'Histoire a fait de l'île un laboratoire exemplaire, la Corse figure ici comme une métaphore emblématique de toute relation aux pouvoirs.
Ce Colloque (Nouméa 2006) introduit les connaissances sur le mécanisme et le traitement de la douleur, puis pose le cadre théorique et pratique de la prise charge du soin en situation interculturelle. Chaque culture a une explication spécifique à la malad
Des figures religieuses comme Thérèse de Lisieux ou Charles de Foucauld, mais aussi littéraires comme Franz Kafka ou Antoine de Saint-Exupéry, ont éclairé de manière prophétique le xxe siècle, ses espoirs et ses tourments dont nous sommes les héritiers. Ils ont diversement mené leur oeuvre au nom de l'esprit. Nous croyons connaître leur message. Est-ce si sûr ? Dominique Salin nous invite ici à les découvrir ou à les redécouvrir en compagnie d'autres témoins majeurs de l'intériorité face à l'essor de la modernité. Les portraits qu'il dessine avec force et finesse nous entraînent de manière pédagogique et lumineuse à leur rencontre vivante. Ce livre inspiré renouvelle en profondeur ce qu'il est convenu d'appeler la "spiritualité" , sa définition et son histoire. En un temps où les attentes sont grandes de donner un sens transcendant à l'existence humaine mais se heurtent à un foisonnement de propositions confuses, syncrétiques et abusives, il constitue un véritable trésor de sagesse pour les agnostiques comme pour les croyants et un guide de lecture précieux pour tous les âges. Dominique Salin, jésuite, est professeur honoraire des Facultés Loyola (Facultés jésuites de Paris). Il a été professeur de lycée puis rédacteur en chef adjoint de la revue ETVDES.
Publiée à la fin du XVIIe siècle, la Doctrine spirituelle de Louis Lallemant, "monument de marbre, chef d'oeuvre serein" (Michel de Certeau), domine la tradition spirituelle jésuite. L'édition de 1959 établie pour la collection "Christus" est entièrement renouvelée. On tient compte des découvertes et des travaux récents, qui modifient quelque peu l'image reçue du maître et de son oeuvre, consacrée par Henri Bremond. On restitue trois traités d'importance capitale qui avaient été publiés parmi les écrits de son disciple Jean Rigoleuc et qui rendent à la Doctrine sa netteté et son tranchant mystiques. On explique pourquoi la rédaction de la Doctrine peut être attribuée à Lallemant lui-même et non à son disciple. On montre comment cette spiritualité, placée sous le signe de "l'abandon au Saint-Esprit" par la "garde du coeur", actualise, soixante-dix ans après la mort de saint Ignace, la mystique apostolique dont vivent les jésuites. Le discernement des esprits y joue un rôle majeur, au siècle où les moralistes scrutent les replis du coeur humain, ouvrant la voie aux psychologues à venir.
Résumé : Plus de quarante ans après la sortie de "Joie de croire, joie de vivre" , cet ouvrage reprend le texte de sept conférences totalement inédites du Père Varillon. Regroupant sept conférences inédites données à Béziers par le jésuite à la fin de sa vie, elles couvrent des thèmes aussi variés que le péché originel, les miracles, les sacrements, le salut, l'eucharistie, le sens de la mort, le traditionalisme⦠Chacune conserve - ou a retrouvé - une grande, une étonnante actualité. On est toujours sensible au caractère concret, didactique de la pensée du P. Varillon qui avait le génie de faire accéder les publics les plus variés aux problématiques spirituelles et théologiques les plus subtiles ou les plus rébarbatives.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.