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Jules Abadie. Itinéraire d'un médecin devenu ministre et maire d'Oran
Salinas Alfred
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343066370
Jules Abadie (1876-1953) fut un chirurgien de renom international, formé à la Faculté de Montpellier avant de s'établir en 1904 à Oran où il créa une clinique et de nombreuses oeuvres sociales et agricoles. Parfait exemple de réussite par le travail, il côtoya les figures do-minantes de la France coloniale, devint le confident du maréchal Lyautey et se lia d'amitié avec le général Giraud qui lui confia en mars 1943 la direction d'un superministère au sein de son gouvernement d'Alger. Membre ensuite du Comité de la libération nationale, il prépara le rétablissement du décret Crémieux, puis fut déchargé de toute fonction par le général de Gaulle lors de la mise à l'écart des giraudistes en novembre 1943. Il fut brièvement maire d'Oran au printemps 1948. De tendance radicale-socialiste, il n'imaginait pas l'Algérie être autre chose que le prolongement nord-africain de la France.
C'est la plus belle ville au monde ", s'écria en 1509 le cardinal espagnol Jiménez de Cisneros après avoir vu Oran la Joyeuse qu'il venait d'annexer par les armes à la couronne des Rois Catholiques. Depuis sa fondation en 902 par des marchands andalous, la cité a subi la loi de nombreux conquérants, mais ces péripéties n'ont guère affecté son empreinte espagnole. Au temps du préside, Cervantès et d'autres dramaturges du " Siglo de oro " l'ont mise en scène. L'hispanité a atteint son apogée sous la présence française. Les concepts d'immigré et d'autochtone se confondaient alors. Une population majoritairement issue de l'immigration ibérique faisait d'Oran la cinquième ville de France, tandis que l'écrivain Albert Camus, aux ascendances espagnoles, lui donnait une renommée mondiale à travers son ouvrage clé La Peste.
Résumé : Il est facile d'aimer. Il est moins facile, peut-être, de continuer d'aimer. C'est à ce moment de la vie du couple, où l'amour fait place à une tendre indifférence, que débute le roman de Wilna Salinas. Juan et sa jeune femme commencent à se lasser l'un de l'autre ; mais ils décident de tout mettre en oeuvre pour sauvegarder le bonheur. Entreprise désespérée, insensée même : deux êtres prétendent rester de force dans le paradis d'où ils se sentent chassés... Or, ils reconnaissent que l'émotion sensuelle a disparu, qui les reliait l'un à I'autre. C'est donc elle qu'ils doivent raviver. Ils ont besoin, physiquement, de se renouveler. Imaginant les caresses que Juan pourrait donner à une autre femme, ils éprouvent tous deux un plaisir nouveau. La jeune femme accepte l'idée que son mari pourrait aimer une étrangère. Mais quand cette rencontre se produit, elle souffre : ce qu'elle admettait en esprit lui parait insupportable dans la réalité. Un jour, en participant aux amours de son mari, elle comprend que les gestes sont peu de chose, et que les éléments de sa jalousie étaient les produits d'une imagination qui s'égare. Elle retrouve alors son amour, et la paix de son coeur. Ce roman, à la fois audacieux et pur, est une analyse subtile des comportements amoureux ; et le contraste entre la grandeur des exigences de Juan et de sa femme, et ce qu'ils doivent faire pour réussir, donne son sens tragique, son sens humain, à La faiblesse d'aimer.
Non, le pot-au-feu ne l'est pas tellement, assuré. Il y a les coffiots qu'on fait sauter, et qui ne sont riches que d'illusions. Les nanas, aimantes, trop aimantes, qui vous distraient. Et les guerres raciales, aussi bêtes que la "der des ders". Et puis, l'impression générale que, "hommes" ou pas, on est des paumés. Comme tout le monde.
En 2014, le monde découvre la violence avec laquelle s'impose dans un Proche-Orient bouleversé un nouvel acteur devenu incontournable dans la géopolitique de la région : l'Etat islamique. Le degré de violence inouï dont fait preuve une organisation qui se revendique " Etat " et " califat " fait couler beaucoup d'encre et fait réagir les chancelleries du monde entier. Et pour cause, entre 2014 et 2016, le groupe contrôle de larges territoires de Syrie et d'Irak, et compte des milliers de combattants. Dès lors s'engage une guerre des mots pour désigner un groupe que l'on a du mal à nommer. Etat ? Califat ? Organisation terroriste ? Guérilla ? Les mots utilisés pour désigner cette réalité désormais partout présente sont nombreux, mais aucun ne couvre réellement la complexité de cette réalité. Cet essai propose des outils pour mieux comprendre pourquoi l'Etat islamique a bouleversé notre manière de concevoir le terrorisme et pour dessiner les contours souvent flous d'une organisation qui a marqué la décennie 2010 et qui marquera peut-être encore les suivantes.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.