Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ma vie à Saint-Domingue
Salgon Jean-Jacques
VERDIER
14,70 €
Épuisé
EAN :9782864326335
Ma vie à Saint-Domingue raconte une histoire, des histoires. D'abord celle de Toussaint Louverture, génial stratège et héros de la révolte des esclaves dans l'ancienne colonie française de Saint-Domingue, aujourd'hui République d'Haïti, et que Napoléon fit déporter et emprisonner au fort de Joux où il mourut de froid et de maladie le 7 avril 18oz. Celle aussi de ses enfants, Isaac et Placide, qui furent un temps les hôtes de la France (qui les accueillit comme élèves dans son Institution Nationale des Colonies) avant d'y revenir, six ans plus tard, contraints et forcés, assignés à résidence, au moment de l'arrestation de leur père. Celle de Déguénou, le père de Toussaint, capturé en Afrique et vendu comme esclave. Celle d'Aimé-Benjamin Fleuriau parti de La Rochelle et devenu planteur à la Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince. À tous ces destins et d'autres encore se mêlent les propres souvenirs de l'auteur dans un système de réminiscences qui entrent en résonance avec l'histoire qu'il s'efforce de mettre au jour afin, nous dit-il, de se la réapproprier, comme si on l'en avait préalablement privé. Car si, dans les circonstances dramatiques qui continuent de frapper Haïti, le projecteur a été soudain braqué sur ce pays, son histoire et les liens particuliers qui l'unirent jadis à la France sont encore trop méconnus. De ce manque ressenti est donc né un petit livre qui n'est en rien celui d'un historien mais plutôt celui d'un voyageur curieux qui aurait provisoirement choisi d'explorer le temps plutôt que l'espace.
Jean-Jacques Salgon a beaucoup voyagé, en Amérique du Sud, en Égypte, au Sahara, mais aussi autour de ses maisons, en Ardèche, à La Rochelle, ailleurs encore... Ses livres témoignent de ces errances, de ces déplacements et d'une passion pour la littérature, ce qui n'est pas loin d'être la même chose. Aujourd'hui il réunit un ensemble de textes sur La Rochelle où il vit une partie de son temps. Textes venus de manière fragmentaire, au fil de ses humeurs et de ses promenades pour approcher le plus inattendu, le plus oublié, le plus poétique de cette ville; pour aller à la découverte des secrets avec la patience et la perspicacité des chercheurs de trésors... ou de sources. On aura compris qu'il s'agit là d'une La Rochelle aussi universelle que la Nantes de Julien Gracq.
Dans la famille Salgon, cherchez l'aventurier... Cet oncle devenu mythique à force d'être insaisissable, jamais au même endroit, jamais avec la même femme, jamais occupé aux mêmes affaires, avait de quoi retenir l'attention du jeune Jean-Jacques... Plusieurs décennies plus tard, ce jeune homme devenu écrivain entreprend de reconstituer le puzzle. Le parcours de ville en ville, ponctué de rencontres, d'activités plus ou moins licites... Il trouvera d'improbables adresses, tirera des sonnettes, guidé par le hasard et la chance, jouant au Sherlock Holmes. Modeste héritier de Proust et lointain cousin de Tintin, Jean-Jacques Salgon garde sa démarche d'écrivain explorateur : depuis son premier livre en 1993 (07 et autres récits) il parcourt les chemins de la géographie et de la mémoire.
Des graffs dans la nuit surgissent de la rencontre avec les oeuvres pariétales de plus de 30 000 ans, et des chocs de la découverte. Au-delà de l'ancienneté de ces figures, quelque chose transcende ces images investies d'une puissance secrète qui défie les siècles. Elles portent en elles les traces d'une vision qui nous échappe et c'est cela qui nous émeut. Au-delà de l'ancienneté de ces figures, de leur état d'exceptionnelle conservation, quelque chose transcende ces images qui vient les faire vibrer d'un éclat presque surnaturel. Elles bougent et nous semblent vivantes, investies d'une puissance secrète qui défie les siècles. Elles portent en elles les traces d'une vision qui nous échappe et c'est cela qui nous émeut. Depuis l'enfance où son père instituteur l'amenait récolter des fragments de poterie, des silex ou des dents humaines dans les grottes ou au pied des dolmens de l'Ardèche, Jean-Jacques Salgon, écrivain et scientifique de formation, passionné d'art, a gardé un goût prononcé pour la préhistoire. En 2004, il a eu la chance de visiter la grotte Chauvet et, plus récemment, celle moins connue de Baume Latrone, dans le Gard. Des graffs dans la nuit surgissent de la rencontre avec les oeuvres pariétales de plus de 30 000 ans, et des chocs de la découverte. Son étonnement et son éblouissement apportent des réponses à sa passion de l'énigme.
Il y a dans ce livre à la fois des "Villes invisibles" de Calvino pour l'exotisme de l'imaginaire, et du "Paysan de Paris" d'Aragon pour les vagabondages érudits et rêveurs, lyriques et souriants, d'un promeneur amoureux d'un port sur l'Atlantique. On y retrouve le même plaisir de pure littérature, qui retiendra autant le piéton de La Rochelle que le riverain de la Seine ou le flâneur du Caire, un plaisir subtil à suivre les investigations poétiques d'un privé qui musarde, et chemin faisant dévoile au lecteur la vie paisible et mystérieuse de lieux ignorés.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.