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SPINOZA AU XIX SIECLE
SALEM
PUB SORBONNE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782859445331
On trouvera ici réunies les trente-quatre contributions présentées à la Sorbonne, au cours de quatre journées d'études organisées par le Centre d'histoire des systèmes de pensée moderne de l'université Paris I et le Centre d'études en rhétorique, philosophie et histoire des idées (Ecole normale supérieure de Lyon). Le volume présenté illustre la force de décomposition et de recomposition de la philosophie de Spinoza, qui n'a cessé d'être présente durant tout le XIXe siècle - et particulièrement en ses points hauts. Spinoza, par le truchement de spinozismes plus ou moins fidèles, s'est constitué en agent de transmutation d'une toujours nouvelle puissance de penser et d'agir, en réponse aux défis des temps et des conjonctures.
Toute relation thérapeutique, a fortiori toute psychothérapie, est supposée reposer sur un pacte de non-belligérance entre médecin et patient. Mais ce principe respectable se heurte aux réalités : l'entrée dans les mœurs de la psychothérapie a fait corps avec la reconnaissance et la prise en charge de la vulnérabilité humaine. Elle a doté le statut de victime d'une forme de prestige. De quoi renforcer mainte tendance régressive, présente en chacun, et fournir de nombreux alibis à l'Irresponsabilité personnelle. D'où les remises en question que s'autorise cet essai incisif, souvent ironique, toujours profond et argumenté. II traite du combat thérapeutique. Non pas du combat livré à la maladie, mais au malade. Dans une perspective avant tout éthique et philosophique, il passe en revue les difficultés, les obstacles, les impasses encore si fréquentes en psychothérapie, les faux succès, les vrais échecs. Gérard Salem le démontre : une alliance authentique avec le patient et une efficacité réelle exigent presque toujours un affrontement, sinon un véritable duel. Une vingtaine de récits cliniques et six dialogues avec des patients étoffent l'argumentation.
La mort n'est rien pour nous...Une étude érudite du poème de Lucrèce, par un spécialiste de l'atomisme antique. Le point sur les travaux français et étrangers les plus récents. La diffusion de l'épicurisme à Rome. L'attitude de Lucrèce à l'égard de la religion. Son pacifisme : paix de l'âme et paix civile. Perversion de la nature dans l'art de la guerre. Le rôle du clinamen dans la psychologie épicurienne. Une époque d'anxiété et de troubles. La propagation des religions promettant le salut individuel outre-tombe. Terreurs relatives au destin du corps mort. La critique de la crainte de la mort. Le sommeil, image de la mort. L'exégèse allégorique des mythes infernaux. La critique de l'amour-passion : aliénation de soi dans l'amour. L'anthropologie lucrétienne et la question de la valeur morale du progrès. Genèse du langage et genèse du droit. La description de la peste d'Athènes : Lucrèce est-il le poète de l'angoisse ?.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.