Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lénine et la révolution
Salem Jean
ENCRE MARINE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350881041
Concernant l'idée de révolution, six thèses principales paraissent ressortir d'un examen systématique des Oeuvres complètes de V. I. Lénine. 1° La révolution est une guerre ; et la politique est, de manière générale, comparable à l'art militaire. 2° Une révolution politique est aussi et surtout une révolution sociale, un changement dans la situation des classes en lesquelles la société se divise. 3° Une révolution est faite d'une série de batailles ; c'est au parti d'avant-garde de fournir à chaque étape un mot d'ordre adapté à la situation objective ; c'est à lui de reconnaître le moment opportun pour l'insurrection. 4° Les grands problèmes de la vie des peuples ne sont jamais tranchés que par la force. 5° Les révolutionnaires ne doivent ni ne peuvent renoncer à la lutte en faveur des réformes. 6° A l'ère des masses, la politique commence là où se trouvent des millions d'hommes, voire des dizaines de millions. Et les foyers de la révolution tendent à se déplacer vers les pays dominés.
Ainsi Epicure décrit-il le bienheureux état qu'il promet à Ménécée, son disciple. Et qu'il promet aussi à tous ceux qui auront pris le soin de s'adonner, en temps utile, à l'étude de la vraie doctrine. Car la vie, d'ordinaire, périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé. Selon le sage du Jardin, seules des certitudes irrécusables, touchant à la constitution physique du tout, peuvent nous délivrer de la crainte au sujet de la mort et des dieux. Seule la science du mouvement éternel des atomes errant dans le vide infini peut annihiler la douleur de l'âme et laisser advenir en nous la souveraine félicité, la joie de vivre dont témoignent les enfants et les bêtes, le divin plaisir qui constitue la trame de notre être. — Pouvons-nous tâcher d'être heureux par gros temps ? Le naufrage d'une cité désormais dominée par les soudards et les démagogues nous condamne-t-il au désespoir ? Telles sont donc les questions très actuelles que se pose et que tente de résoudre Epicure.
Dans ce livre jubilatoire, Jean Salem développe une approche originale de la question qui fait recette aujourd'hui dans les librairies, dans les gazettes, dans les sectes, chez les spirites et dans tous les endroits où l'on cause: pouvons-nous espérer le bonheur quand même? Le bonheur est-il praticable, jusqu'en ces temps de catastrophe? Avons-nous seulement le droit de prétendre à jouir d'un tel luxe quand l'horizon paraît bouché et que le sol semble s'enfoncer sous nos pieds? Quand il n'y a plus d'horizon? Ce livre rompt avec l'idéologie du bonheur individuel, du bonheur New Age, du bonheur "guimauve" et désengagé, induit par la société de consommation. On y entend parler non seulement du souverain bien des Anciens, mais aussi du bonheur d'agir, de résister, en un mot: du bonheur de lutter. Dans un style enlevé, drôle et polémique, Jean Salem mène son enquête au sujet du bonheur: "sur ce qui en a été dit par quelques bons esprits du passé, et sur les moyens de ne pas le manquer tout à fait en un temps d'inquiétude et de catastrophe".
Résumé : En donnant à penser que l'homme est "une bête à peine supérieure aux autres", que c'est la recherche du plaisir qui nous meut, que la mort est un invraisemblable scandale, que la guerre est infrahumaine et que les hommes se laissent mener par le bout des mots, Maupassant semble - à l'évidence - choisir son parti en philosophie. Ce livre tend à démontrer que l'on trouve chez Maupassant des segments de philosophie, des thèmes hérités des voluptueux inquiets, des inflexions puisées dans une tradition qu'illustrèrent (bien des siècles après Anacréon et Horace) les écrivains libertins du XVIIIe siècle : Crébillon, Prévost, Laclos et le marquis de Sade.
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime: le "nirvâna". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le "nirvâna" suppose l'expérience "sui generis" de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite "tragique". Si "tout est souffrance", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie: la sagesse tragique implique la "volonté de souffrir", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.