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Démocrite, Epicure, Lucrèce. La vérité du minuscule
Salem Jean
ENCRE MARINE
33,00 €
Épuisé
EAN :9782350880761
Il y avait la sentence convenue en vertu de laquelle l'atomisme de Démocrite résulterait d'un simple "monnayage de l'être éléatique". Il y avait cette foule de monographies qui tendaient à "dématérialiser" l'atome démocritéen, à en faire tout ce qu'on voudra sauf un corpuscule. Jean Salem, prenant un parti contraire, s'est efforcé de présenter une interprétation matérialiste de cette pensée qu'il tient pour fondatrice du matérialisme philosophique. Bien loin de se réduire à un surgeon quelque peu baroque de l'éléatisme parménidien, la philosophie des atomes prolonge et amplifie les spéculations d'Empédocle et d'Anaxagore, voire celles des premiers physiologues ioniens. Elle a partie liée, en outre, avec la préhistoire et l'histoire de sciences. Aussi, malgré quelques divergences de doctrine, Epicure, et son disciple romain Lucrèce n'ont-ils fait que prolonger l'extraordinaire intuition de leur devancier Démocrite. C'est en partant de tels principes que Jean Salem donne, dans les textes qui sont ici réunis, un commentaire de la Lettre dans laquelle Epicure résume son éthique ; qu'il décrit la lutte que Lucrèce a menée contre la religion populaire ; qu'il tente de déterminer ce que sont, du point de vue des épicuriens, les conditions du plaisir pur. L'auteur brosse ensuite une rapide esquisse de ce que pourrait être une histoire de l'atomisme philosophique : Démocrite, Epicure, Lucrèce, mais aussi les Mottécallemîn, Nicolas d'Autrecourt, Gassendi, Boyle, Cudworth, Newton, Diderot, etc. Il signale l'extrême intérêt du dogme touchant l'atomicité du temps, dogme que soutinrent plusieurs atomistes - grecs, romains, latins ou arabes. Jean Salem approuve enfin, dans l'étude qui clôt le présent recueil, ce qu'affirmait déjà l'antiquisant. Karl Marx : l'étrange théorie épicurienne de la déclinaison atomique possède au moins ce grand mérite qu'elle tente de "sauver", au sein même du matérialisme le plus radical, le fait incontestable de la liberté.
Résumé : En donnant à penser que l'homme est "une bête à peine supérieure aux autres", que c'est la recherche du plaisir qui nous meut, que la mort est un invraisemblable scandale, que la guerre est infrahumaine et que les hommes se laissent mener par le bout des mots, Maupassant semble - à l'évidence - choisir son parti en philosophie. Ce livre tend à démontrer que l'on trouve chez Maupassant des segments de philosophie, des thèmes hérités des voluptueux inquiets, des inflexions puisées dans une tradition qu'illustrèrent (bien des siècles après Anacréon et Horace) les écrivains libertins du XVIIIe siècle : Crébillon, Prévost, Laclos et le marquis de Sade.
Concernant l'idée de révolution, six thèses principales paraissent ressortir d'un examen systématique des ?uvres complètes de V.I. Lénine. 1°/ La révolution est une guerre ; et la politique est, de manière générale, comparable à l'art militaire ; 2°/ Une révolution politique est aussi et surtout une révolution sociale, un changement dans la situation des classes en lesquelles la société se divise ; 3°/ Une révolution est faite d'une série de batailles ; c'est au parti d'avant-garde de fournir à chaque étape un mot d'ordre adapté à la situation objective ; c'est à lui de reconnaître le moment opportun pour l'insurrecion ; 4 °/ Les grands problèmes de la vie des peuples ne sont jamais tranchés que par la force ; 5°/ Les révolutionnaires ne doivent ni ne peuvent renoncer à la lutte en faveur des réformes ; 6°/ À l'ère des masses, la politique commence là où se trouvent des millions d'hommes, voire des dizaines de millions. Et les foyers de la révolution tendent à se déplacer vers les pays dominés.
Halte aux consensus mous, aux fausses évidences, àl'opposition stérile des experts! Bienvenue à tous ceux quiveulent se construire un avis, par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Impertinents et critiques, ces petits antidotes leur sontdédiés. Ce livre incisif et percutant analyse le cirque électoralactuel, la confiscation du pouvoir que ce cirque autorise etentretient sous nos yeux, et enfin le régime d'électionininterrompue dans lequel vit aujourd'hui le citoyen dedémocraties épuisées.
Ainsi Epicure décrit-il le bienheureux état qu'il promet à Ménécée, son disciple. Et qu'il promet aussi à tous ceux qui auront pris le soin de s'adonner, en temps utile, à l'étude de la vraie doctrine. Car la vie, d'ordinaire, périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé. Selon le sage du Jardin, seules des certitudes irrécusables, touchant à la constitution physique du tout, peuvent nous délivrer de la crainte au sujet de la mort et des dieux. Seule la science du mouvement éternel des atomes errant dans le vide infini peut annihiler la douleur de l'âme et laisser advenir en nous la souveraine félicité, la joie de vivre dont témoignent les enfants et les bêtes, le divin plaisir qui constitue la trame de notre être. — Pouvons-nous tâcher d'être heureux par gros temps ? Le naufrage d'une cité désormais dominée par les soudards et les démagogues nous condamne-t-il au désespoir ? Telles sont donc les questions très actuelles que se pose et que tente de résoudre Epicure.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Pour les philosophies théologisées, mixtes de religion et de philosophie, que sont les philosophies modernes, telles celles de Descartes, de Kant, de Hegel, et à l'exception de celle de Montaigne, l'aléatoire ne saurait être au coeur de la réalité puisque, pour l'être transcendant et omniconnaissant, Dieu, tout ce qui arrive et arrivera est de toute éternité, comme déjà arrivé. Si, au contraire, l'on revient à la philosophie libérée de la religion, c'est-à-dire à la manière grecque de philosopher, on est amené à ne pas limiter le champ de l'aléatoire à la zone humaine: on le voit au coeur de la réalité, c'est-à-dire au coeur des mondes innombrables qui s'inscrivent au sein de la Nature infinie elle-même, omnigénératrice et qui, comme le poète improvisant à mesure, avance dans l'incertain.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
L'auteur se propose de dire les contenus du bonheur, en tant que celui-ci est l'activité toujours possible et toujours pensable d'un sujet libre, et une réalité à la fois extrême et accessible. Il s'agit aussi d'établir les conditions d'accès à ce bonheur et de déployer en même temps les actes qui le constituent. Car le bonheur d'être est plus qu'un "état" de conscience ou une condition "sociale; il est l'unité synthétique de quelques formes actives de la joie. La méthode employée ici n'est pas séparable de la doctrine. La phénoménologie en première personne décrit ici le sujet comme libre désir et comme réflexion fondatrice; cette phénoménologie est existentielle parce qu'elle est opérée par l'existant pour l'existant, se saisissant comme sujet actif. Trois étapes, formant les trois axes de la joie, sont analysées: la joie de se fonder soi-même en une première puis en une seconde fondation, la joie d'amour dans un registre tout autre que banal et dont se font l'écho Segalen, Thérèse d'Avila, Saint-John Perse ou Rilke, et enfin les formes poétiques et les formes actives de la jouissance du monde. L'ensemble de ce mouvement se déploie comme un Voyage qui est à la fois progression conceptuelle réflexive et itinéraire d'existence, expérience d'être. L'enjeu en est non seulement la signification du désir, mais encore le présent et l'avenir de la philosophie. Par l'analyse de la joie qui anime toute l'existence concrète, s'éclairent à la fois la juste révolte contre l'horreur et la validité de la jouissance et de l'espoir. Se dessine en même temps une philosophie du sujet en première personne, qui est aussi une philosophie de la liberté heureuse. S'exprime enfin la portée éthique et substantielle du cheminement d'une oeuvre conçu comme l'affirmation de l'être et du sens."