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Paroles de leaders. Décrypter le discours des puissants
Salazar Philippe-Joseph
LES PEREGRINES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782849412510
Comment nous parlent le pape, la Mannschaft, Al-Jazeera, Nicolas Sarkozy, Barack Obama, EADS et les syndicats, ou bien encore WikiLeaks, Eric Zemmour et bien entendu le Père Noël? Spécialiste de la rhétorique, art politique de la persuasion, le philosophe Philippe-Joseph Salazar décortique le discours des grands de ce monde et des gens de pouvoir. Il campe, à travers leur utilisation du verbe et des arguments, les portraits vivants, inattendus, toujours intelligents et drôles, des orateurs en vue et des leaders en bouche. Parcourant le monde, de la Chambre des Lords à la Maison Blanche, des chaînes câblées au petit café du commerce politique, l'auteur restitue toute la variété psychologique et toute la gamme des ressorts utilisés par la parole du pouvoir. Philippe-Joseph Salazar nous rappelle aussi que la France, patrie de rhéteurs, n'enseigne plus cette discipline depuis 1905. Il y voit une cause décisive de l'affaiblissement de la démocratie. Tant que les grands nous parleront comme à des petits, les citoyens sans formation au décryptage des discours demeureront infantilisés.
Résumé : Hyperpolitique? Vous avez bien dit " hyperpolitique "? L'homme est censé être un animal politique. Le Français, lui, est un animal hyperpolitique. L'homme est censé être un animal doué de parole. Le Français est un animal d'hyperparole. Le résultat de ce croisement est la nature particulière de notre société politique : nous aimons à la passion l'excès de parole politique, tout en affirmant être raisonnables, cartésiens, logiques. La politique, en France, est une dramatisation de la parole. L'hyper, l'outré, l'exagéré donnent confiance. Nous avons développé des technologies d'hyperparole tellement raffinées que nous avons perdu de vue d'où elles viennent, comment elles fonctionnent et quels effets elles produisent. L'hyperpolitique est la somme de machines de parole - celles qu'analyse ce livre. Ces technologies, qui fabriquent l'hyperpolitique, outillent trois grands domaines d'action : la présence massive des montages de la rhétorique présidentielle; les assemblages des machines d'appel au peuple, à la masse, aux gens; les engrenages de parole montés et lubrifiés par le recours aux valeurs, à la gestion de l'éthique. Comprendre les technologies d'hyperparole, c'est désassembler les pièces de cette machine infernale à trois têtes, en analyser les composantes, en comprendre l'outillage, et, livre en main, voir par qui, comment, pourquoi et pour qui fonctionne, avec passion, l'hyperpolitique.
La présidentielle, on en connaît l'intrigue et les acteurs: depuis cinquante ans, c'est toujours tous contre deux, ou trois, et puis un contre un. Ce qu'on connaît toujours mal c'est la façon de capter le million de voix (pas plus) qui va décider du quinquennalisé. Ce qui fait la différence, en définitive, c'est la rhétorique et ce qui est rhétorique est le résultat accumulé de petites techniques de parole qui, mises bout à bout, créent l'effet décisif: le million de voix qui passe ici, ou là. Chacun fait confiance à sa baraka, à l'inspiration et aux trucs des communicants. Pour en finir avec tout ce bricolage voici dix conseils de rhétorique aux candidats. Dix petits conseils qui sont aussi dix décryptages à l'attention des électeurs pour comprendre comment ça marche, une élection présidentielle
Salazar Philippe-Joseph ; Bayle Pierre ; Gibbon Ed
Résumé : Mahomet (570-632), prophète de l'islam, qui en a vraiment lu, de nos jours, la Vie ? Or cette vie est pourtant au c?ur du monde musulman puisque les actes et dits du Prophète règlent la vie politique, sociale, familiale des croyants. Impossible de comprendre l'islam, et le rapport que la France entretient avec lui, sans comprendre les interprétations françaises de la vie de Mahomet. Ces récits biographiques sont en effet passés, durant huit siècles, par l'exécration et la célébration, la dérision et la sympathie, le dogme et la critique. Dans leur diversité, ils ont ainsi construit l'idée que nous nous faisons de l'islam. Ce volume regroupe seize " vies " exemplaires, allant de l'époque où Louis XIV se serait vu offrir la main d'une princesse marocaine, à la Défaite de 1940 - sous la plume inspirée d'un soldat prisonnier. Eclairant les enjeux politiques et culturels de ces " vies françaises ", onze documents surprenants témoignent d'une interrogation soutenue, constante et toujours actuelle.
Résumé : Philippe Salazar décrypte ici la puissance argumentative du djihadisme, et sa simplicité redoutable, à travers sa propagande multimédias. Il souligne aussi nos propres faiblesses collectives dans l'art oratoire de la conviction. La république sait-elle encore parler ?
En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du " mariage pour tous ". En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de l'adoption du pacte civil de solidarité. Si elle n'est donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup d'observateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France. Que s'est-il passé ? L'homoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement d'une histoire ? Et qu'en disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, c'est à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.
Résumé : Un cannibale peut-il porter un costume ? Cette question, d'apparence saugrenue, permet pourtant d'expliquer le carnage social à l'oeuvre depuis des décennies dans les bureaux et ateliers que nous fréquentons quotidiennement : plus encore que l'usine sale et bruyante d'hier, la start-up bouillonnante et l'entreprise d'aujourd'hui forment un univers où tout le monde mange tout le monde, où les salariés se dévorent entre eux et se dévorent eux-mêmes. Au point que des gens ordinaires basculent dans l'indicible, en acceptant, voire en provoquant le sacrifice de leurs collègues, pour rester eux-mêmes dans la course. Beaucoup s'effondrent ; d'autres bricolent, s'arrangeant pour retisser quelques liens de solidarité... Comment repenser une frontière entre une barbarie, un cannibalisme qui semblent inéluctables et une cohabitation néanmoins nécessaire, plus pacifique et généreuse, entre les hommes ? Résultat de près de trente années d'enquête dans de multiples lieux de travail, ce livre raconte autant de trajectoires de travailleurs déchirés par d'insondables dilemmes : soutenir le copain en galère ? L'éliminer pour le remplacer ? Refuser de faire un sale boulot ? Ou se taire, trouver les raisons de son indifférence et continuer sa route, un peu plus seul sans doute, mais toujours vivant ? Il en résulte un ouvrage poignant, qui interroge sous un nouveau jour notre rapport au travail, et aux autres. David Courpasson est sociologue, professeur à emlyon Business School et à l'université de Cardiff. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au monde du travail et de nombreux articles.
Méconnu en France, Sri Aurobindo fut pourtant un des personnages les plus influents de l'Inde du XX` siècle. Après des études en Angleterre, à vingt ans, il se jette dans l'arène politique pour défier le joug britannique. Il lance son propre journal en 1906 et pose les premiers jalons de l'indépendance de l'Inde, notamment les stratégies de résistance passive, reprises plus tard par Gandhi. Mais loin du pacifisme de ce dernier, Sri Aurobindo est persuadé que le combat de libération ne peut aboutir que par l'action, fut-elle armée. Puisant dans la sagesse millénaire de l'Inde, son engagement politique se double dès le début d'un autre combat, spirituel. En 1910, il commence une seconde vie à Pondichéry, en Inde française : dans ses écrits, dont le plus important reste La Vie divine, paru en 1920, il décrit les conditions du "Grand Passage" qui doit conduire à une nouvelle évolution de l'homme et théorise un Yoga intégral. Le rayonnement de son oeuvre est tel que de nombreux disciples affluent de l'Inde et du monde entier vers l'Ashram qu'il fonde en 1926 avec sa compagne Mirta Alfassa, puis vers Auroville, lieu communautaire créé en 1968. A travers la première biographie en français de Sri Aurobindo, Luc Venet raconte le destin de cette figure exceptionnelle et livre les clefs d'une pensée qui nous ouvre la possibilité d'une humanité nouvelle.
La démocratie aurait-elle trahi toutes ses promesses ? Trente ans après la chute du Mur de Berlin, les peuples doutent et beaucoup sont habités par le ressentiment. Certains en appellent à une démocratie « directe », d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales ». Mais de quoi parle-t-on ?La naissance de la démocratie à Athènes, l'avènement de la République à Rome, et sa lente réémergence à partir des communes médiévales jusqu'aux révolutions anglaise, américaine et française, sont l'effet d'un long basculement de civilisation alors à peine soupçonné, lié, pour partie, aux évolutions de la technique, et dont les conséquences ne sont pas épuisées.Si la démocratie est la manière dont des hommes libres et égaux choisissent de ne pas subir leur destin en délibérant entre eux, qu'en est-il donc de la liberté, de l'égalité et du peuple qu'ils forment ? Ces questions sont au c?ur de la crise des démocraties contemporaines.Renouer avec la démocratie au moment où les crises politiques, sociales, écologiques, culturelles, et l'empire de la technique et du calcul minent les démocraties contemporaines, appelle à une révolution d'un genre inédit. Sans doute fallait-il l'ébranlement de toutes les certitudes héritées de la modernité pour pouvoir commencer à le penser.Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy ont mis en commun leurs approches philosophiques, anthropologiques, historiques et géopolitiques pour dégager ensemble les soubassements de la crise démocratique.4e de couverture : La démocratie aurait-elle trahi toutes ses promesses ? Trente ans après la chute du Mur de Berlin, les peuples doutent et beaucoup sont habités par le ressentiment. Certains en appellent à une démocratie « directe », d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales ». Mais de quoi parle-t-on ?La naissance de la démocratie à Athènes, l'avènement de la République à Rome, et sa lente réémergence à partir des communes médiévales jusqu'aux révolutions anglaise, américaine et française, sont l'effet d'un long basculement de civilisation alors à peine soupçonné, lié, pour partie, aux évolutions de la technique, et dont les conséquences ne sont pas épuisées.Si la démocratie est la manière dont des hommes libres et égaux choisissent de ne pas subir leur destin en délibérant entre eux, qu'en est-il donc de la liberté, de l'égalité et du peuple qu'ils forment ? Ces questions sont au c?ur de la crise des démocraties contemporaines.Renouer avec la démocratie au moment où les crises politiques, sociales, écologiques, culturelles, et l'empire de la technique et du calcul minent les démocraties contemporaines, appelle à une révolution d'un genre inédit. Sans doute fallait-il l'ébranlement de toutes les certitudes héritées de la modernité pour pouvoir commencer à le penser.Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy ont mis en commun leurs approches philosophiques, anthropologiques, historiques et géopolitiques pour dégager ensemble les soubassements de la crise démocratique.