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Démocratie ! Hic et nunc
Bouthors Jean-François ; Nancy Jean-Luc
LES PEREGRINES
19,90 €
Épuisé
EAN :9791025204634
La démocratie aurait-elle trahi toutes ses promesses ? Trente ans après la chute du Mur de Berlin, les peuples doutent et beaucoup sont habités par le ressentiment. Certains en appellent à une démocratie « directe », d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales ». Mais de quoi parle-t-on ?La naissance de la démocratie à Athènes, l'avènement de la République à Rome, et sa lente réémergence à partir des communes médiévales jusqu'aux révolutions anglaise, américaine et française, sont l'effet d'un long basculement de civilisation alors à peine soupçonné, lié, pour partie, aux évolutions de la technique, et dont les conséquences ne sont pas épuisées.Si la démocratie est la manière dont des hommes libres et égaux choisissent de ne pas subir leur destin en délibérant entre eux, qu'en est-il donc de la liberté, de l'égalité et du peuple qu'ils forment ? Ces questions sont au c?ur de la crise des démocraties contemporaines.Renouer avec la démocratie au moment où les crises politiques, sociales, écologiques, culturelles, et l'empire de la technique et du calcul minent les démocraties contemporaines, appelle à une révolution d'un genre inédit. Sans doute fallait-il l'ébranlement de toutes les certitudes héritées de la modernité pour pouvoir commencer à le penser.Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy ont mis en commun leurs approches philosophiques, anthropologiques, historiques et géopolitiques pour dégager ensemble les soubassements de la crise démocratique.4e de couverture : La démocratie aurait-elle trahi toutes ses promesses ? Trente ans après la chute du Mur de Berlin, les peuples doutent et beaucoup sont habités par le ressentiment. Certains en appellent à une démocratie « directe », d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales ». Mais de quoi parle-t-on ?La naissance de la démocratie à Athènes, l'avènement de la République à Rome, et sa lente réémergence à partir des communes médiévales jusqu'aux révolutions anglaise, américaine et française, sont l'effet d'un long basculement de civilisation alors à peine soupçonné, lié, pour partie, aux évolutions de la technique, et dont les conséquences ne sont pas épuisées.Si la démocratie est la manière dont des hommes libres et égaux choisissent de ne pas subir leur destin en délibérant entre eux, qu'en est-il donc de la liberté, de l'égalité et du peuple qu'ils forment ? Ces questions sont au c?ur de la crise des démocraties contemporaines.Renouer avec la démocratie au moment où les crises politiques, sociales, écologiques, culturelles, et l'empire de la technique et du calcul minent les démocraties contemporaines, appelle à une révolution d'un genre inédit. Sans doute fallait-il l'ébranlement de toutes les certitudes héritées de la modernité pour pouvoir commencer à le penser.Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy ont mis en commun leurs approches philosophiques, anthropologiques, historiques et géopolitiques pour dégager ensemble les soubassements de la crise démocratique.
La Bible à la fois fascine et effraie. Sa lecture aujourd'hui n'est plus réservée à un cénacle d'initiés. Chacun peut y avoir accès. Mais qu'y cherche-t-on? Et comment lire? Le texte souvent déroute, parfois même il scandalise. Certains préfèrent ignorer les difficultés et se laisser aller au fondamentalisme. A moins qu'ils ne referment le Livre. Pourtant la Bible peut être lue, elle est faite pour cela, et elle a beaucoup à nous apprendre du mystère de l'homme et de Dieu. Encore faut-il dépasser les peurs et les préjugés qui font obstacle à cette lecture. Sans se contenter de dénoncer les fausses pistes et de déminer le terrain, les auteurs montrent comment, en faisant face aux difficultés, un lecteur peut entrer, avec d'autres, plus profondément dans le récit, et accéder à une intelligence plus libre de la Bible. Ils invitent à l'insistance, à la curiosité, à une démarche qui ouvre sur une lecture infinie et - pourquoi ne pas le dire? - goûteuse, où la résistance même du texte apparaît comme féconde. Où le lecteur se découvrira lui-même devant la richesse de la Parole. Biographie: Pierre-Marie Beaude, exégète et écrivain; Philippe Béguerie, ancien responsable du Centre national de pastorale liturgique; François Bousquet, philosophe et théologien; Jean-François Bouthors, écrivain et éditeur; Pierre Gibert, rédacteur en chef des Recherches en sciences religieuses; Philippe Gruson, bibliste; Vincent Michel, archéologue; Damien Noël, bibliste; Jean-François Noel, prêtre et psychanalyste; Jean-Pierre Sonnet, exégète, Christoph Theobald, théologien; Hughes de la Villegeorges, prêtre en ville nouvelle.
J'ai retenu une chose de mon métier de journaliste : les plus belles nouvelles sont le fruit d'une rencontre de laquelle le regard est sorti modifié. Telles sont ces Nouvelles de Jean : des rencontres avec le texte écrit par " le disciple que Jésus aimait ". Le dernier entretien entre Pierre et Jésus, tout d'abord. Il faut entendre cette question : " Pierre, m'aimes-tu ? " Et là, de la fin, nous revenons au commencement, à cette phrase bouleversante, au milieu du Prologue : " Il fut un homme. " Incroyable surgissement au cœur de la plus admirable méditation sur l'origine. Enfin, le Jourdain, où Jésus, un temps, est demeuré. Il nous faut, nous aussi, demeurer là. Temps passé avec la Parole... Pour la lire, et plus encore l'écouter.
Résumé : Au travers de son histoire, il a su imposer non une morale, mais un souffle libérateur. A la manière du Pape François, il affirme ainsi son actualité. De Saint Bruno à Jeanne d?Arc, Sainte Thérèse, Péguy, Charles de Foucauld, Soeur Emmanuelle, l?Abbé Pierre, et quelques autres, le catholicisme français a montré qu?il était capable de surprenantes insurrections/résurrections.
Si "Dieu" était jadis une évidence, le mot est aujourd'hui à lui seul un problème. Que disons-nous lorsque nous prononçons le nom de "Dieu" ? Le mot dit mal l'imprononçable, l'indicible, déforme et finalement trahit l'extraordinaire héritage transmis par la tradition biblique. Rien ne manque, pourtant, pour nous délivrer de ce malentendu dévastateur qui a remis sur pied l'idole divine que la révolution biblique avait méticuleusement déconstruite. Les découvertes de l'archéologie, les approches littéraires des Ecritures, les ressources de la tradition juive (qui jamais ne prononce le nom divin) permettent de comprendre d'une manière nouvelle ce qu'est la foi, à rebours des idéologies religieuses qui piègent "Dieu" dans leur langage figé. Adepte d'une lecture décapante de la Bible, Jean-François Bouthors réfléchit à la manière d'oser "dire Dieu" sans trop en dire... Il tente de faire jaillir du texte biblique la puissance vitale en la dégageant de la gangue des interprétations religieuses convenues. Un livre qui dévoile la face cachée de la Bible et des Evangiles, tels qu'on ne nous les avait pas encore racontés. Alors des mots comme incarnation ou résurrection retrouvent un contenu dépouillé de toute mythologie. Enfin, la parole nous parle.
Est-il trop tard pour sauver le climat ? Une justice climatique est-elle possible ? Que penser du "capitalisme vert" ? La collapsologie est-elle aussi paralysante que le climato- scepticisme ? Autant de questions, et bien d'autres, abordées ici par Jean Jouzel, l'un des plus grands climatologues français, et Baptiste Denis, jeune citoyen engagé. Entre mises au point scientifiques et réflexion sur nos responsabilités, Climat. Parlons vrai propose une analyse lucide de la situation et confronte deux générations dans un dialogue juste et sans langue de bois.
En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du " mariage pour tous ". En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de l'adoption du pacte civil de solidarité. Si elle n'est donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup d'observateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France. Que s'est-il passé ? L'homoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement d'une histoire ? Et qu'en disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, c'est à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.
Résumé : Un cannibale peut-il porter un costume ? Cette question, d'apparence saugrenue, permet pourtant d'expliquer le carnage social à l'oeuvre depuis des décennies dans les bureaux et ateliers que nous fréquentons quotidiennement : plus encore que l'usine sale et bruyante d'hier, la start-up bouillonnante et l'entreprise d'aujourd'hui forment un univers où tout le monde mange tout le monde, où les salariés se dévorent entre eux et se dévorent eux-mêmes. Au point que des gens ordinaires basculent dans l'indicible, en acceptant, voire en provoquant le sacrifice de leurs collègues, pour rester eux-mêmes dans la course. Beaucoup s'effondrent ; d'autres bricolent, s'arrangeant pour retisser quelques liens de solidarité... Comment repenser une frontière entre une barbarie, un cannibalisme qui semblent inéluctables et une cohabitation néanmoins nécessaire, plus pacifique et généreuse, entre les hommes ? Résultat de près de trente années d'enquête dans de multiples lieux de travail, ce livre raconte autant de trajectoires de travailleurs déchirés par d'insondables dilemmes : soutenir le copain en galère ? L'éliminer pour le remplacer ? Refuser de faire un sale boulot ? Ou se taire, trouver les raisons de son indifférence et continuer sa route, un peu plus seul sans doute, mais toujours vivant ? Il en résulte un ouvrage poignant, qui interroge sous un nouveau jour notre rapport au travail, et aux autres. David Courpasson est sociologue, professeur à emlyon Business School et à l'université de Cardiff. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au monde du travail et de nombreux articles.
Résumé : Luce : "vagabonde" ; Adèle : "voleuse" ; Emilienne : "vicieuse" . Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer "mauvaise fille" : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine. Les voix des jeunes filles qui en surgissent racontent autant de trajectoires brisées, de rêves réprimés - et de révoltes indomptées. Elles nous plongent dans les coulisses de la fabrique du genre et des inégalités. Car si les lois ont évolué, si les regards portés sur le genre ont changé, si les adolescentes d'aujourd'hui ne portent plus les mêmes prénoms, certains mécanismes, eux, perdurent : ces voix n'ont aujourd'hui rien perdu de leur force subversive. Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre "Enfants en Justice" de l'Ecole nationale de Protection judiciaire de la jeunesse, un lieu consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" , et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .
Résumé : " Populisme ", " néolibéralisme ", " nationalisme " : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée " faiblesse des démocraties "), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du " retour des années 30 ". Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. " Récidive ", c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Quand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).