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Les possessions transparentes
Salazar-Ferrer Olivier
CORLEVOUR
19,05 €
Épuisé
EAN :9782915831931
Un professeur de philosophie se rend à un colloque consacré aux écrivains voyageurs. Il traverse en train un paysage de montagnes enneigées. Il est mythomane et s'invente des identités lors de ses conversations avec les passagers. Tandis qu'il accumule les notes pour sa conférence, les intempéries retardent son arrivée. Bloqué dans une ville de montagne, il est confronté aux pensionnaires de l'Hôtel des Glycines : deux étudiants - le jeune Frédéric Berlioz et l'anglais Graham Barker, enthousiaste et fantasque -, le Docteur Arenberg, philosophe juif américain, le professeur Ferguson, rationaliste ironique, la japonaise Mlle Kyoubou qui se singularise par un comportement sadomasochiste, le poète et violoncelliste aveugle Umberto Baldi et sa charmante fille Clara, dont la présence va bouleverser la paix apparente de l'hôtel, enfin la serveuse du Café du Théâtre, prénommée Madame de Warrens, à cause de sa ressemblance avec la protectrice de Rousseau...
Résumé : Récit d'un vagabond émerveillé sur les routes du Japon, Chronique japonaise affronte la question de l'altérité culturelle avec humour et une connaissance profonde de la civilisation nippone. Tout en questionnant la place de l'étranger (gaijin) au Japon, Nicolas Bouvier ne cessera de réécrire ce livre au fil de ses rééditions, en équilibrant le récit personnel, l'érudition, l'acuité psychologique et l'art du conteur. L'écrivain-voyageur fera du Japon sa terre d'élection, lui empruntant sa frugalité et son attention inquiète pour les êtres et les choses, bref : une certaine façon d'être au monde.
Fondane Benjamin ; Salazar-Ferrer Olivier ; Monseu
Résumé : La Conscience malheureuse est un ouvrage majeur de la philosophie existentielle des années trente. Jeune poète et critique roumain expatrié en France en 1923, Benjamin Fondane (1898-1944) fait partie de ces auteurs hantés par l'absence de Dieu dans la culture rationaliste moderne marquée par le positivisme. D'abord proche de l'esprit subversif du dadaïsme, il identifie rapidement sa révolte par l'absurde à la démarche ironique et irrationaliste du philosophe russe émigré en France Léon Chestov. C'est l'adhésion sans conditions à sa philosophie existentielle à partir de 1929 qui lui permet de déconstruire la tradition du logos issue d'Athènes. Il ne cessera dès lors de dénoncer un conflit profond entre le " réel " construit par la culture rationaliste et l'existant singulier, entre le savoir et le " non-voir " des poètes et de certains mystiques, entre Athènes et Jérusalem: ce divorce intime, c'est celui de la " conscience malheureuse ".
Plazenet Laurence ; Damour Franck ; Rocquet Claude
C'est un atelier de conte, une école, un jeu, un alambic de fables, cela ressemble à un bouquet de feu d'artifice fugace comme l'étincelle jaillie d'un choc de silex, à une pluie de confettis jetée en l'air, un arc-en-ciel formant un cercle irisé avec l'eau sur laquelle l'arche céleste et diaprée se reflète. C'est une arche d'histoires qui ne cessent de naître et de s'entrecroiser. Est-ce une troupe de conteurs, ou un seul conteur, et dans sa tête une foule de conteurs ? Cela revient au même. En toi, le rêve relance sa navette, ses balles de jongleur, une barque dérive et rame. A vol d'oiseau, le fleuve et ses ruisseaux, son réseau de ruisseaux, est un grand arbre, de sève, de rêve.
Et Isaïe dit : Ecoutez donc, maison de David : Ne vous suffit-il pas de lasser la patience des hommes, sans lasser encore celle de mon Dieu ? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un prodige : Une vierge concevra, et elle enfantera un fils qui sera appelé EMMANUEL. Il mangera le beurre et le miel, en sorte qu'il sache rejeter le mal, et choisir le bien.
Il vint ensuite vers ses disciples, et les ayant trouvés endormis, il dit à Pierre : Quoi ! Vous n'avez pu veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous ne tombiez point dans la tentation ; l'esprit est prompt, mais la chair est faible. Le gouverneur leur ayant donc dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? Ils lui répondirent : Barabbas. Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ? Ils répondirent tous : Qu'il soit crucifié. Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils se mirent à crier encore plus fort, en disant : Qu'il soit crucifié. Pilate voyant qu'il n'y gagnait rien, mais que le tumulte s'excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l'eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit : Je suis innocent du sang de ce juste.
Ce recueil de poèmes retrace les étapes d'une réconciliation. A l'origine se trouve l'expérience anéantissante du vide et de l'obscur, guidée par la lecture de Jean de la Croix et de maître Eckhart, de Bataille et de Cioran. Les premiers textes sont les traces laissées par un naufrage mystique, les témoins d'une expérience intérieure ravageuse. C'est à partir des tessons verbaux laissés par celle-ci que s'engage alors la reconquête des mots et du monde. Alors peut se clore "l'âge obscur". La quête de réconciliation prend ensuite la forme d'une eulogie retraçant le cheminement de marcheurs découvrant la beauté cabossée du monde. Travail de mémoire et déploiement du verbe avec, au bout du sentier, la reconquête des mots, "en plein vent". Si l'expérience du vide n'est pas une solution, la recherche d'une langue permet de résister aux ombres et de déshumilier la parole.