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La conscience malheureuse
Fondane Benjamin ; Salazar-Ferrer Olivier ; Monseu
VERDIER
20,50 €
Épuisé
EAN :9782864327196
La Conscience malheureuse est un ouvrage majeur de la philosophie existentielle des années trente. Jeune poète et critique roumain expatrié en France en 1923, Benjamin Fondane (1898-1944) fait partie de ces auteurs hantés par l'absence de Dieu dans la culture rationaliste moderne marquée par le positivisme. D'abord proche de l'esprit subversif du dadaïsme, il identifie rapidement sa révolte par l'absurde à la démarche ironique et irrationaliste du philosophe russe émigré en France Léon Chestov. C'est l'adhésion sans conditions à sa philosophie existentielle à partir de 1929 qui lui permet de déconstruire la tradition du logos issue d'Athènes. Il ne cessera dès lors de dénoncer un conflit profond entre le " réel " construit par la culture rationaliste et l'existant singulier, entre le savoir et le " non-voir " des poètes et de certains mystiques, entre Athènes et Jérusalem: ce divorce intime, c'est celui de la " conscience malheureuse ".
Depuis ses textes de jeunesse en roumain, jusqu'à L'homme devant l'Histoire ou L'écrivain devant la Révolution, le combat implacable qu'a mené Benjamin Fondane contre la violence de l'Histoire dessine une philosophie à rebrousse-poil des courants dominants de l'époque. Devant l'Histoire présente un ensemble de textes qui disent son engagement tous azimuts dans le champ de la culture, à l'écart des chapelles et des doctrines. Farouche défenseur d'une "liberté sans dogmes", avertissant le siècle des catastrophes qui le menacent, Fondane annonce les écueils sur lesquels il viendra pourtant s'échouer. Mais ce qui frappe dans cet ensemble, outre la précision de sa pensée, c'est son extraordinaire écriture incisive, qui témoigne du foisonnement intellectuel d'une époque que balaiera définitivement la Deuxième Guerre mondiale. Souvent polémique, l'écriture de Fondane vise au plus juste de la pensée. Philosophe existentiel, il reste fondamentalement poète.
Benjamin Fondane était un sismographe, a pu écrire Maurice Roche, non pas qu'il enregistrait les secousses, mais parce qu'il les prévoyait. Ses poèmes annonçaient le désastre imminent qu'allait connaître les juifs et l'humanité tout entière. C'est particulièrement vrai du recueil Titanic, écrit en 1936, au moment où le Front populaire arrivait au pouvoir en France et où Fondane effectuait son second voyage en Argentine afin d'y tourner le film Tararira, alors qu'il espérait trouver dans ce pays une terre d'exil. "C'est un re?ve effrayant et je m'y trouve encore. – Une chose mouvante et qu'on appelle Terre coule a? pic, lentement, hors du regard de l'e?tre... A? ba?bord, le linge se?che comme avant le de?luge, calme le jeu d'e?checs se poursuit, un pion avance, la danse dans le hall pe?ne?tre dans les chairs avec l'odeur sucre?e des tropiques... [...] A? cinq minutes de la fin du monde l'orchestre attaque le Tonnerre... La Beaute? meurt d'e?puisement sur les genoux des spectateurs e?mus par cette Nuit savoureuse entre toutes...
Stéphane Lupasco, le physicien-philosophe, tentait de substituer à la logique aristotélicienne une nouvelle logique de la contradiction. Benjamin Fondane, le poète-philosophe, rejetait la pensée cherchant à " comprendre l'être " pour une pensée permettant de " parvenir à l'être ". Entre les deux hommes - par ailleurs compatriotes et amis - le dialogue était-il possible ? Lecture critique de la pensée de Lupasco, l'essai de Fondane représente aussi l'ultime état de sa pensée philosophique, juste avant sa mort, une pensée tournée vers la quête de l'au-delà du particulier existentiel.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.