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Rafael Alberti et les avant-gardes
Salaün Serge ; Carandell Zoraida
SORBONNE PSN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782878543124
À l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Rafael Alberti (1902-1999), le colloque, organisé en décembre 2002, par le CREC, et dont les PSN publient ici les actes, tenait à rendre hommage à l'une des principales personnalités des lettres espagnoles dont l'?uvre monumentale (en poésie, théâtre, prose, mais aussi peinture et dessin, ce que l'on connaît moins) couvre plus de trois quarts de siècle et se caractérise par une exceptionnelle vitalité et la quête permanente d'une esthétique à la fois rigoureuse et humaniste. Depuis le début des années 20 jusqu'à sa mort, pendant une période historique particulièrement longue et mouvementée (Dictature, République, Guerre d'Espagne, exil, restauration de la démocratie en Espagne), Alberti s'impose comme une figure de proue des avant-gardes esthétiques, puis des avant-gardes idéologiques et deviendra, après la guerre où il a joué un rôle de premier plan, une des voix majeures de l'exil républicain.
Séduits par une démarche qui va à contre-courant des idées reçues et de l'historiographie " à l'ancienne ", les universitaires espagnols et français ici réunis entendent montrer que la pluralité culturelle de l'Espagne contemporaine a été nourrie par d'abondants emprunts à l'étranger, à la France notamment. On sait que cette diversité a été dissimulée ou niée sous le franquisme, puis réhabilitée sous la jeune démocratie. Tel courant littéraire, telle école picturale, telle chanson venus d'ailleurs ont contribué à façonner du XVIIIe siècle à nos jours une identité culturelle espagnole. Celle-ci peut donc être vue comme un amalgame ou un creuset. Son caractère éventuellement hétéroclite n'autorise à parler ni d'une altération, ni moins encore d'une désagrégation de l'hispanité. Le phénomène de brassage et la réalité du métissage pourraient bien expliquer, contre toute attente, la richesse et la vitalité de la culture espagnole, aujourd'hui comme hier.
Révision méthodologique sur les concepts et les instruments d'analyse de la littérature contemporaine espagnole : l'identité nationale confrontée aux apports étrangers, la réfutation du concept de " génération " (celles de 1898, 1914, 1927, 1936, etc.).
Entre le XIXe et le XXe siècle, alors que le flamenco et la tauromachie étaient les ambassadeurs de la culture espagnole à l'étranger, ils devenaient, en Espagne, l'espace de déchirements internes. Face à cette image futile ou sauvage, émerge, en Espagne, un front " anti-flamenquiste " qui lutte à la fois contre le flamenco et les corridas. La querelle des partisans et des détracteurs n'est pas si simple qu'il y paraît. Ce livre tente de comprendre pourquoi un très grand nombre d'intellectuels, de journalistes et d'hommes politiques ont alors rejeté ces deux aspects incontournables et populaires de la vie artistique espagnole. Le débat sur la nocivité des corridas et des cafés chantants renvoie aux questions essentielles que la nation espagnole se pose sur son identité et sur son devenir. Ces polémiques révèlent la difficulté qu'ont eue les Espagnols à se définir culturellement et à se construire identitairement. Elles montrent surtout la complexité des rapports qu'entretiennent, à une époque de tensions et de mutations, l'Andalousie et le reste de l'Espagne.
Temps de crise et " années folles ". Les années 20 en Espagne (1917-1930) constitue, en quelque sorte, une suite à 1900 en Espagne, publié en 1991. Tous deux sont le produit d'une équipe, soudée autour de Carlos Serrano qui en a assumé la direction depuis la naissance du groupe, au début des années 80. Conçu, comme le premier, sur le mode de l'essai, à tous les sens du terme, ce dernier livre ne se limite pas à une somme de contributions indépendantes, mais se veut une réflexion authentiquement collective, du plan général à la rédaction de chaque page, dans la perspective d'une " Histoire Culturelle de l'Espagne Contemporaine " qui repose sur une conception globale de la chose culturelle. Il s'agissait de repenser, non seulement les divers mécanismes et domaines (économiques, politiques, sociaux, culturels, esthétiques), qui caractérisent une société donnée, mais leurs interactions, leurs imbrications. Pour ce qui est de ces années 20 espagnoles, l'enjeu était de reconsidérer, par exemple, l'impact exact de la guerre mondiale, de la dictature de Primo de Rivera et des modèles européens, d'apprécier à leur juste poids le rapport entre les aspirations au progrès et à la modernité, les ferments de rupture ou d'avant-garde et les pesanteurs des traditions et des immobilismes, c'est-à-dire toutes les tensions contradictoires qui s'exercent entre la fin de la première Guerre mondiale et l'avènement de la République, dans une Espagne qui, comme ses voisins, cherche à se débrider et à penser l'avenir. Cet ouvrage rend hommage à Carlos Serrano, pour l'énergie qu'il y a investie jusqu'à ses derniers jours, pour la foi qu'il avait gardée en cette entreprise collective et pour le rôle décisif qu'il a joué dans cette aventure de plus de quinze ans, aussi bien intellectuellement qu'affectivement.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.