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Le métissage culturel en Espagne
Aymes Jean-René ; Salaün Serge
SORBONNE PSN
19,80 €
Épuisé
EAN :9782878542059
Séduits par une démarche qui va à contre-courant des idées reçues et de l'historiographie " à l'ancienne ", les universitaires espagnols et français ici réunis entendent montrer que la pluralité culturelle de l'Espagne contemporaine a été nourrie par d'abondants emprunts à l'étranger, à la France notamment. On sait que cette diversité a été dissimulée ou niée sous le franquisme, puis réhabilitée sous la jeune démocratie. Tel courant littéraire, telle école picturale, telle chanson venus d'ailleurs ont contribué à façonner du XVIIIe siècle à nos jours une identité culturelle espagnole. Celle-ci peut donc être vue comme un amalgame ou un creuset. Son caractère éventuellement hétéroclite n'autorise à parler ni d'une altération, ni moins encore d'une désagrégation de l'hispanité. Le phénomène de brassage et la réalité du métissage pourraient bien expliquer, contre toute attente, la richesse et la vitalité de la culture espagnole, aujourd'hui comme hier.
Celte, romaine, puis wisigothique, musulmane et chrétienne, théâtre de l'Inquisition, première puissance coloniale du monde à la Renaissance, patrie du Cid, de Cervantes, de la corrida et de la movida, l'Espagne est le berceau d'une histoire d'une extraordinaire richesse. Ce pays si voisin du nôtre et apparemment si familier a connu un destin singulier en Europe. La présence prolongée de l'Islam en son coeur, la force séculaire des identités régionales, la forme sombre et exclusive que le catholicisme y a prise à la fin du Moyen Age, l'incapacité de la monarchie à se réformer, la guerre civile qui s'étend du début du XIXe siècle jusqu'à ce que nous appelons la guerre d'Espagne, la transition démocratique imposée de manière quasi autoritaire par le roi Juan Carlos à partir de 1975 : autant de traits qui ont modelé l'Espagne et que ce livre explore en compagnie des meilleurs spécialistes, français et espagnols.
Jean Ayme, psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, a longtemps exercé des responsabilités au sein du syndicat des psychiatres des hôpitaux. Il nous propose, dans cet ouvrage, le fruit d'un travail important qui, à travers l'étude de la collection complète de l'information psychiatrique et de son supplément syndical, constitue sa contribution à l'histoire de la psychiatrie. De la chute du nazisme à celle du mur de Berlin, il nous rappelle, à travers les mille et un événements qui ont marqué sa profession, que le sort des psychiatres est indissolublement lié à celui des malades mentaux. Le syndicat des psychiatres des hôpitaux, tout au long de ses cinquante ans d'existence, défendra inlassablement et l'un et l'autre, en militant pour conserver la spécificité de la psychiatrie en tant que médecine de la personne, ?uvrant dans le champ social. Ainsi, dans cet ouvrage où se croisent les nombreuses personnalités - Georges Daumézon, Henri Ey, Paul Sivadon, François Tosquelles, Roger Gentis, Lucien Bonnafé et bien d'autres - qui ont participé à l'édification du statut de psychiatre et à la construction de ce qui est aujourd'hui la psychiatrie de service public (de la réforme asilaire à la psychiatrie de secteur), nous retrouvons : - l'histoire des progrès accomplis sur les plans sémiologique, nosographique, étiologique, thérapeutique, assurant une meilleure compréhension de la maladie mentale et des conduites à tenir; - l'histoire d'un combat pour la défense individuelle et collective, l'obtention de meilleures conditions de salaire et de travail qui, en exigeant des moyens juridiques ou financiers, ont assis une profession. - l'histoire des rapports des psychiatres et de l'Etat, notamment par l'intermédiaire des trente ministres de la Santé qui se sont succédé au cours des deux républiques. Il s'agit là d'un ouvrage unique qui devrait passionner tous les psychiatres publics et privés ainsi que les professionnels qui ?uvrent dans le secteur de la maladie mentale.
Toutes les fins de siècle se ressemblent", voilà ce qu'écrivait Doris-Karl Huysmans, en 1891, dans Là-bas. Cette affirmation lapidaire, qui semble faire l'objet d'un très vague consensus, mérite d'être vérifiée. Cette impression de crise, de mal être ou de mal de vivre, de société en mutation qui tangue entre un conservatisme frileux et l'aspiration fébrile à la modernité, prend-elle vraiment, au tournant des siècles, une acuité particulière ? Ce passage d'un siècle à l'autre met-il en jeu des tensions, des énergies, des forces plus intenses qu'à d'autres périodes intermédiaires ? Sans perdre de vue le panorama européen, il n'est peut-être pas inutile de voir comment l'Espagne s'inscrit dans cette problématique des "fins de siècles", tout au moins à l'ère moderne, du XVIIIe siècle à nos jours. Est-il vrai, par exemple, que l'Espagne, à la différence de ses voisins, baignerait dans un même climat d'inquiétudes et d'aspirations confuses, mais présenterait une dualité bien spécifique : alors que l'univers institutionnel et politique se caractériserait par la continuité et même un certain immobilisme, c'est l'effervescence culturelle qui prendrait en charge la quête de rupture et de rénovation en profondeur de la société tout entière.
Vous tenez dans vos mains un ouvrage de géométrie unique en son genre. Son originalité tient : - d'une part, dans la simplicité de la configuration étudiée la droite de Newton passant par les milieux des segments joignant les sommets d'un triangle aux points d'intersection de ses côtés avec une " transversale " ; - et, d'autre part, dans l'ambition d'embrasser 30 différentes preuves de ce résultat en utilisant les constructions intellectuelles successives dans l'histoire des mathématiques " d'outils géométriques " et de théories associées. Sa lecture donnera lieu à un parcours initiatique pour certains d'entrevous ou, à tout le moins, à une visite originale de l'histoire de la Géométrie (les apports de chacun des nombreux mathématiciens cités étant bien mis en évidence). On pourra ainsi percevoir la construction, homme par homme, siècle par siècle, de notre édifice géométrique d'Euclide à Grassmann, du point au vecteur ! On n'oubliera pas bien sûr la contribution de Jean-Louis Ayme, l'auteur lui-même, grâce à ses " papillons ".
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.