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LE CODE NOIR OU LE CALVAIRE DE CANAAN
SALA-MOLINS LOUIS
PUF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782130813323
Le Code Noir raconte une très longue histoire qui commence à Versailles, à la Cour du Roi Soleil, en mars 1685 et se termine à Paris en avril 1848 sous Arago, au début de l'éphémère Ile République. En très peu de pages, avec l'aridité qui convient au sérieux des lois, il raconte la vie et la mort de ceux qui n'ont pas d'histoire." Et l'auteur de conclure que "ni la Raison, ni les Lumières, ni la Révolution, ni évidemment l'Empire n'ont pas tellement de quoi pavoiser, de quoi pouvoir faire honte aux voisins." Publié pour la première fois en 1987 dans la collection "Pratiques théoriques", cet ouvrage replace le Code Noir dans sa filiation théologique, philosophique et juridique. Il le confronte aux réalités de l'esclavage et à la critique philosophique de son temps, dont il marque cruellement les limites. Par loi, la France a qualifié en 2001 traite et esclavage de "crime contre l'humanité". Crime imprescriptible donc. Mais choisissant explicitement d'ignorer ce qu'"imprescriptibilité" veut dire, le législateur a refusé de répondre à trois questions : que doit-on réparer, qui doit réparer et comment réparer ?
La Torah des juifs, le Pentateuque des chrétiens, ajoutez-y, pour faire bonne mesure, le livre de Josué, voici ce qu?on appelle en langage courant, le début de la Bible. Yahvé, Jéhovah, Dieu y conte, et s'y raconte. Louis Sala-Molins prend cette "divine dictée" et lit. Sans tricher ni avec le suivi des épisodes ni avec la linéarité de la doctrine qu'ils illustrent, mais en soumettant à quelque primaire bon sens ce qui, dans un comique achevé parfois et dans un monstrueux inénarrable souvent, y défie tout sens possible. Il joue le plus sérieusement du monde le jeu que la "révélation" impose au croyant de jouer ? "c'est Dieu qui dicte, il ne saurait ni ne pourrait mentir" ? et, en même temps, celui qu'impose la raison ? "voici donc les turpitudes dont on nourrit l'âme du croyant pour son édification." En droite ligne de ses travaux sur le droit, l'inquisition, l'esclavage moderne, Louis Sala-Molins poursuit ici sa quête de l'humain dans le brouhaha des éructations divines.
Résumé : Promulgué par Louis XIV en 1685, aggravé dès 1742, le Code Noir réglementa l'esclavage des Noirs aux Antilles et aux Mascareignes, en Louisiane et à la Guyane, et ne fut définitivement aboli qu'en 1848. Le voici réédité intégralement, replacé dans sa filiation théologique, philosophique et juridique, confronté aux réalités historiques de l'esclavage et à la critique philosophique - de Montesquieu et Rousseau aux révolutionnaires de 1789 - dont il marque cruellement les limites. Le Code Noir règle la part française du génocide le plus glacé de la modernité. Génocide que la France intelligente choisissait depuis longtemps, et jusqu'à hier soir, d'ignorer pour ne pas même devoir peiner à l'oublier. Aujourd'hui, par une disposition légale votée en 2001, la France qualifie le couple traite-esclavage de " crime contre l'humanité ", s'impose une obligation morale de mémoire et élude le devoir juridique de réparation. Elle lèse ainsi la Loi, dont la lettre, tout comme l'esprit, dit " imprescriptibilité " lorsqu'elle dit " crime contre l'humanité ". LOUIS SALA-MOLINS
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.