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CORRESPONDANCE GENERALE. LETTRES RETROUVEES T2. (1860-69) ET APPENDICES.
SAINTE-BEUVE
CHAMPION
141,00 €
Épuisé
EAN :9782745313669
Ce second volume de lettres retrouvées apporte de précieux compléments sur l'activité du critique et sur sa vie privée. Inlassable manœuvre littéraire, Sainte-Beuve donne ses articles au Moniteur, au Constitutionnel puis au Temps. Son entrée au Sénat en 1865 lui assure la sécurité matérielle sans qu'il ait à se renier jamais. On retrouve amis et relations : le docteur Veyne, Lacaussade, Feydeau, Haubert, Taine et Renan. Ce sont aussi les amitiés féminines : Hortense Allart, Mme de Tourbey; c'est la poétesse Malvina Blanchecotte qu'il renseigne sur la vie littéraire non sans lui faire une cour pressante. Les quatre dernières années voient un Sainte-Beuve lucide et courageux lutter contre la maladie qui l'emportera. Nous publions en appendice les lettres de la princesse Mathilde qui ont pu être datées et déchiffrées ainsi que le dossier des lettres d'Adèle Hugo à celui qu'elle considère comme l'être qu'elle a le plus aimé.
Charles-Augustin Sainte-Beuve commença à vingt ans sa carrière de critique au Globe, le 10 octobre 1824. Le 13 octobre 1869, une opération manquée interrompit son "office de vigie" et priva Flaubert du lecteur espéré : "J'avais fait L'Education sentimentale en partie pour Sainte-Beuve. Il est mort sans en connaître une ligne." A défaut d'un Sainte-Beuve intégral, nous présentons ici un Sainte-Beuve chronologique, avec une proportion plus généreuse pour la littérature de son temps et pour les textes de ses débuts - meilleure façon de faire sentir ce qui a maintenu, par-delà les faiblesses ou les désastres intimes, l'autorité de ce lecteur auprès des deux ou trois générations littéraires qui ont écrit, comme Flaubert, "en partie pour lui". Le lecteur découvrira un Sainte-Beuve politique méconnu, qui s'exprime, par exemple, avec flamme dans un hommage aux sergents de La Rochelle exécutés par Louis XVIII pour complot libéral, un Sainte-Beuve élaborant sa méthode critique, du "Pierre Corneille" de 1829 au dialogue avec la Physiologie des écrivains et des artistes d'Emile Deschanel en 1864, jusqu'à cette formule d'épilogue : "Le goût seul ne dispense pas des méthodes armées et précises", un Sainte-Beuve ethnologue et sociologue du monde littéraire de son temps, enfin un Sainte-Beuve dressant ses portraits d'écrivains et partageant les combats de la génération romantique dont il s'est fait en apparence le censeur.
Sainte-Beuve a été un excellent peintre de femmes. Dans sa vaste galerie des figures de l'histoire, les portraits féminins comptent parmi les plus parfaits, et ce livre en recueille quelques-uns justement célèbres. Il s'attache surtout aux femmes dont les oeuvres littéraires ou la vie portent témoignage sur les moeurs d'un temps ou d'une société choisie. "J'ai quelquefois, écrivait-il, entendu demander pourquoi j'aimais tant à m'occuper de ces femmes aimables et spirituelles du passé, et à les remettre dans leur vrai jour". Il répondait en invoquant "le plaisir désintéressé" qu'il prenait à "revivre quelque temps en idée" dans leur compagnie. Portraits de Madame Du Deffand, Madame de Pompadour, Ninon de L'Enclos, Madame d'Epinay, Madame Geoffrin, Mademoiselle de Lespinasse, et de Mad