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Jacques Laurent. Biographie
Saint-Vincent Bertrand de
JULLIARD
24,00 €
Épuisé
EAN :9782260012306
JACQUES Laurent est né en 1919. Son père disait qu'il voulait un fils pour ne pas avoir fait la guerre pour rien. Mais à vingt ans, Jacques Laurent part à son tour sur le front. Ce sera une guerre éclair, perdue d'avance. Il ne s'en remettra jamais tout à fait. Le jeune homme, aux idées "d'Action française", se retrouve à Vichy. Chargé d'une mission dans le maquis, il croit un moment jouer un rôle dans l'Histoire. Las, elle se joue de lui. Au lendemain de la guerre, écoeuré, il tente d'écrire, sous le nom de Cécil Saint-Laurent, un best-seller inspiré des modèles américains. Caroline chêne le propulse au sommet de la gloire. Un film, où son héroïne est incarnée par Martine Carol, l'immortalise. Les années 50 sont un triomphe. Cécil Saint-Laurent est riche, adulé. Il multiplie les conquêtes féminines et les pseudonymes, mais ne dépense pas son argent en vain : il lance une revue littéraire, La Parisienne, rachète Arts. Sous le nom de Jacques Laurent, il est un "hussard" qui affronte Sartre, écrit Les Corps tranquilles, Le Petit Canard Une légende naît. Mais déjà, les années 50 s'achèvent. L'histoire rattrape Jacques Laurent. Envoyé spécial en Algérie, il s'engage aux côtés de l'OAS, est poursuivi par le régime, s'oppose dans un retentissant procès à Mauriac et à de Gaulle. Présent sur tous les fronts, le cinéma, la politique, la littérature et la bagatelle, il dénonce l'aveuglement des intellectuels au Vietnam, met en garde les étudiants de Mai 68, écrit une histoire des dessous féminins. En 1971, quand on le croit épuisé, il donne Les Bêtises et obtient le Goncourt. Le romancier s'impose comme l'un des plus grands de sa génération. En 1986, il entre à l'Académie française. A travers le parcours tumultueux de Jacques Laurent, dont la biographie n'a rien à envier aux héroïnes de Cécil Saint-Laurent, c'est l'histoire des cinquante dernières années qui défile. Indomptable, rebelle à l'ordre établi, attiré par les femmes et les causes perdues, fidèle à l'honneur, cet écrivain, à l'intelligence aiguë et au style classique, est peut être avant tout un grand amoureux de la vie.
Résumé : Dans ces récits et nouvelles, la ronde des nuits a l'élégance d'une "grande bellezza" , entre temps suspendu et flânerie sentimentale. Un écrivain se souvient de ses débuts prometteurs. Une fille pleure dans une Ferrari jaune : "On ne devrait jamais quitter Roquebrune-Cap-Martin". Actrices, mondains et femmes du monde se frôlent, trinquent, se perdent. Pour prolonger le goût de la fête, des fugues s'imposent : palaces, bords du Nil ou Côte d'Azur, belle comme un décor de cinéma. Des ombres connues, prénommées Antoine, Diana, Scott ou Grace s'invitent. Elles se noient dans des piscines de gin, roulent en Mercedes 190 SL, tentent d'échapper aux tragédies de la vie. Une certaine désinvolture a le charme fou d'un film dont la bande-son mêlerait "Ruby Tuesday" , "Tous les garçons et les filles" et "Summertimes blues" repris par les Beach Boys. Un parfum de mélancolie dans un monde qui s'évapore. Directeur adjoint du Figaro dont il dirige les pages "Culture" , Bertrand de Saint Vincent est notamment l'auteur, aux éditions Grasset, de Tout Paris (2011) et Nocturne français (2022).
C'est une aventure romanesque, politique et sentimentale. Nicolas Sarkozy l'a promis à sa femme, Cécilia: ils entreront ensemble à l'Élysée. Mais veut-elle vraiment y aller? Lorsque la campagne commence, elle se tient en retrait, discrète, mais veillant sur tout. À ses côtés, elle l'a vu se préparer, comme jamais un candidat auparavant, à ce combat pour le pouvoir suprême. Nicolas Sarkozy se lance dans la bataille. Pourtant, la formidable machine à gagner connaît des grippages. Le centriste François Bayrou s'envole dans les sondages, l'entourage s'inquiète. Les proches du candidat s'activent, s'épient. La lutte est féroce, débauchages, trahisons, ralliements du bout des lèvres. Tout Paris échange des pseudo-confidences sur les démêlés sentimentaux des deux favoris. Où est passée Cécilia? Au soir du premier tour, elle sort de l'ombre et s'affiche au bras de son mari. Une nouvelle bataille s'engage: la course aux ministères. François Fillon tient la corde pour Matignon, mais Jean-Louis Borloo n'a pas dit son dernier mot. Des noms d'outsider circulent. Le 6 mai au soir, Nicolas Sarkozy l'emporte largement. Mais dans la voiture qui sillonne Paris, une absence crève les yeux. Le vainqueur perdra-t-il son amour en échange du pouvoir? Peu avant minuit, Cécilia le rejoint. Ensemble, ils fêtent la victoire et, rêvant d'un destin à la Kennedy, le clan familial entre à l'Élysée. La conquête continue.
Paris! Pendant deux ans, Bertrand de Saint Vincent a été de toutes ses soirées, tous ses vernissages, tous ses cocktails littéraires, tous ses dîners, ses générales de théâtre, ses avant-premières de cinéma, ses galas de charité, enfin ce qui fait que la « ville lumière » brille encore de tous ses feux. Il en rapporte le portrait le plus complet de la capitale de la France au début du XXIe siècle. Ironique et léger, souvent mordant, il décrit, en quelque deux cents tableaux, la comédie humaine chez les puissants.
Résumé : Après le succès de Tout Paris, Bertrand de Saint Vincent, de sa plume caustique et spirituelle, revient sur notre bonne vieille capitale et ses moeurs aussi brillantes qu'impitoyables, mais toujours enviées. Dans une succession de chroniques sur les vedettes de la ville, il revient sur un temps qui n'existe plus. C'était avant la fin du monde, de ce qu'on a appelé " le vieux monde " . Paris n'était plus tout à fait une fête, et pourtant, cela allait encore. L'imprévu, la fantaisie existaient. On sentait que cela ne durerait pas éternellement, mais il y restait ce brin d'insouciance, ce souci d'élégance, cette manière d'être. Des écrivains prenaient la pose, d'autres croyaient à la littérature. On croisait des figures de légende ou leurs souvenirs. Champagne ! Les enfants des années 80 avaient déjà des cernes sous les yeux et ceux de 68 achevaient d'étrangler leurs idéaux. On n'avait jamais vu autant de financiers se passionner pour l'art contemporain. Le cinéma regardait tomber ses géants et on avait le sentiment que quelque chose s'éloignait de nous. Au-delà de Paris, c'était la France ou l'idée que l'on s'en faisait, depuis des siècles. A travers ses chroniques, reflets de ses rencontres, de ses moments partagés, de ses observations, Bertrand de Saint Vincent évoque, par touches fines et mordantes, les vestiges de l'esprit français. S'il y entre de la mélancolie, c'est que rarement celui-ci lui aura paru aussi menacé. Un bijou d'archéologie parisienne.
Maïa et son frère aîné, Jean-Sélim, ont vécu une enfance cosmopolite, marquée par les voyages et les valeurs d'engagement transmises par leurs parents, un père diplomate égyptien et une mère française. Adolescents, ils apprennent la mort brutale de leur père, survenue en Chine dans des conditions mystérieuses. Tandis que leur mère refait sa vie à Rome, Maïa et son frère veillent l'un sur l'autre. La fratrie devient fusionnelle. Jusqu'à ce que Jean-Sélim se lance dans une carrière humanitaire qui le mène sur les terrains les plus dangereux, de la Somalie à l'Irak en passant par la Yougoslavie... Aujourd'hui, alors que la mémoire de sa mère s'effrite, Maïa remonte le fi l de ses souvenirs pour arracher à l'oubli l'histoire poignante d'une famille déchirée par la violence du monde.
Dans le Paris de 1917, tandis que la Grande Guerre s'éternise, démons et sorciers se livrent une lutte sans merci pour s'emparer d'un tableau aux pouvoirs terrifiants. Embarqué malgré lui dans cette bataille, le jeune Aimé Grandin n'a que son ingéniosité et sa bravoure pour contrer un déchaînement de forces maléfiques.Fantasmagorie historique au suspense envoûtant, Quand on parle du diable est un roman d'aventures traversé par des personnages réels (Mata Hari, Méliès, Modigliani ou Crowley, célèbre occultiste britannique), qui tourne en dérision l'effroyable attirance de l'humanité pour la barbarie. Une relecture saisissante de ce tournant du XXe siècle, marqué par la découverte de la plus dévastatrice des armes : le pouvoir de l'image.
Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du prix Nobel de la paix. Quand l'homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s'approche d'elle avec de tout autres intentions que celle de poser devant son appareil, Mathilde est tétanisée, incapable de réagir. Des années plus tard, une nouvelle épreuve la renvoie à cet épisode de son passé, exigeant d'elle qu'elle apprenne une fois pour toutes à dire non. Dans ce roman sombre et puissant, tendu comme un thriller, Mazarine Pingeot continue d'explorer les thèmes qui lui sont chers : le poids du secret, le scandale, l'opposition entre les valeurs familiales et individuelles... En mettant en miroir deux instantanés de la vie d'une femme contrainte au silence par son éducation et son milieu, elle démonte les mécanismes psychologiques de répétition et de domination, en même temps qu'elle construit une intrigue passionnante.
Imaginez un magasin où l'on vent depuis dix générations tous les ingrédients imaginables pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre. Dans cette famille malheureuse et contente de l'être, le destin frappe le jour où Mishima (le père) et Lucrèce (la mère) testent un préservatif poreux destiné à ceux qui veulent mourir par contamination. C'est ainsi que naît le petit dernier. Il s'appelle Alan et la nature l'a doté d'un horrible défaut : il adore la vie. Mishima en fait une dépression. Le temps nécessaire pour Alan de métamorphoser la boutique avec l'aide de sa mère, sa soeur et son frère, maintenant contaminés par son optimisme car l'enfant se révèle contagieux. Comme quoi, le pire n'est jamais sûr ! Du même auteur : Je, François Villon ; Darling.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
Résumé : Le nom d'Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (1886-1914), reste attaché au Grand Meaulnes, roman publié en 1913. Mort le 2 septembre 1914, à la lisière du bois de Saint-Remy, il est l'auteur d'une oeuvre plus ample - correspondance, nouvelles, poèmes, chroniques et critiques - sur laquelle s'appuie Ariane Charton, nous donnant une image très vivante d'un écrivain marqué par son enfance campagnarde. Ami de Jacques Rivière. Alain-Fournier veut trouver la présence du monde au fond de l'âme et ne jamais la disjoindre de son idéal. Rêvant d'être marin "pour faire des voyages". affirmant "se jouer du monde avec la moindre de ses pensées", il ne voulait pas créer des personnages "moraux ou sympathiques, mais d'abord penser à les faire vivants".
Parce qu'il a choisi la révolte plus que la révolution, Albert Camus (1913-1960) nous a laissé une oeuvre toute de netteté et d'"affirmation visible", éclairée par le soleil de son Algérie natale. Toujours à l'écoute des événements de son temps, il n'a jamais oublié de rappeler à l'homme ses vraies valeurs. Acteur de son époque, il n'a jamais cessé de raconter la beauté du monde. Essayiste, dramaturge, romancier, journaliste, il a obtenu en 1957 le prix Nobel de littérature. Porteur d'un humanisme sans illusion ni mensonge, il croit en la puissance de la vérité. Raisonnant avec son coeur, il n'en cultive pas moins une conscience exigeante. Refusant tous les dogmes, il plaide pour une innocence de l'homme et un monde solidaire. En un mot, il est plus que jamais notre contemporain nécessaire, et son oeuvre nous parle d'aujourd'hui.
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?