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WHITEHEAD UN UNIVERS EN ESSAI
SAINT-SERNIN
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711614479
Whitehead est une énigme : mathématicien, logicien, il est aussi un métaphysicien de première grandeur. Il a la réputation d'être un auteur difficile. Ce n'est pas exact. Il est imaginatif et logique : il met en œuvre, dans la construction d'une philosophie de la nature, la liberté du mathématicien. Non qu'il propose une utopie spéculative : il ne redoute rien tant que d'échafauder un système. Il écoute l'univers. Il y a chez lui le même dessein de revenir aux choses elles-mêmes que dans la phénoménologie. Pourtant, l'esprit de l'entreprise est tout autre. Pour Whitehead, le but de la pensée spéculative est l'édification de la cosmologie. On ne peut donc pas penser l'univers sans la médiation des sciences : le regard que nous posons sur la réalité doit être originaire et instruit. En même temps, ce qui se révèle, c'est un devenir créatif. En nous et hors de nous, rien n'est fixe, immobile, durable. Il nous est enjoint à la fois de naître et de périr, sans pourtant sombrer dans le relativisme et le scepticisme. Lire Whitehead, c'est entrer dans un univers en essai.
Résumé : Le mot de décideur, ancien et consacré, n'a été sorti que récemment du long oubli dans lequel il était tombé depuis le XVIIIe. Et pourtant, chacun de nous est un décideur. Certes, il nous semble que nous subissons plus de pouvoirs que nous n'en exerçons, mais la liberté, même précaire, fait partie de notre être. Les puissances extérieures se nourrissent largement de notre ignorance ou de notre complicité. La constitution du décideur apparaît, quand on le regarde en action, sentant, imaginant, agissant sur les hommes et sur les choses, produisant et recevant signes et messages. Il est pris à son tour dans un étrange champ de forces, fait de puissance technique et de vide spirituel ; nihiliste, mais créateur de valeurs, il scrute un ciel privé des dieux, en quête d'une autre image de l'homme. Cette aimantation technologique et métaphysique du monde s'accommode du prosaïsme des pouvoirs : les décisions ne sont pas toutes des innovations et des ruptures. Chacun de nous devient un décideur à sa manière, à son poste, et comme par état : les institutions, les fonctions et les rôles nous socialisent. Mais le temps des masses est aussi celui des individus, car aucun projet, aucune histoire, aucune oeuvre collective ne se fait sans que des hommes y engagent leur foi et leur vie.
Résumé : Attirer les petites richesses de la vie c'est possible ! On attire ce qu'on projette, le saviez-vous ? C'est la loi d'attraction. Ainsi, en diffusant des ondes positives, on en reçoit en retour. Résultat, un maximum de paillettes dans tous les domaines ! Faites le plein de petits bonheurs, attirez les good vibes, les bonnes personnes... Mettez des étoiles dans votre vie ! Life is magic ! Avec Mon cahier Good Vibes : Adoptez l'attitude magique et manifestez la loi d'attraction ! Pour faire des souhaits qui se réaliseront, il n'y a qu'une seule technique : poser des intentions claires et fortes, définir vos objectifs, vous ouvrir à votre intuition, focaliser toute votre énergie vers votre but. Une seule condition : y croire à fond ! Cultivez l'abondance au quotidien. Pour cela, il faut être en phase avec soi et pleinement présente ; avoir confiance en soi, cultiver l'optimisme, la créativité et la générosité. Tout un programme à base de méditation, de pensée positive et de méthodes psy ! Boostez votre positive attitude, avec de petits rituels pour prendre conscience des richesses de la vie ! Gratitude, pleine conscience... Rien que de la feel good attitude ! Gérez votre budget, et donnez-vous les moyens de mettre en oeuvre l'abondance dans votre vie. Objectif : vous sentir libre de suivre vos envies et de réaliser vos projets !
Il s'agit du tout de l'homme; ce n'est donc pas dans la pensée seule qu'on doit le chercher. C'est dans l'action qu'il va falloir transporter le centre de la philosophie, parce que là se trouve aussi le centre de la vie.", Maurice Blondel, L'Action (1893).
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.