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Inventer la couleur
Saint Pierre François ; Boulouch Nathalie
MANUELLA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782490505333
A l'occasion de la célébration du centenaire de la mort de Ducos du Hauron, inventeur agenais de la photographie en couleur, François Saint Pierre propose une exposition qui explore le rapport à la couleur dans la photographie moderne et contemporaine, essentiellement aux Etats-Unis et en France. Le catalogue réunit plus de 120 oeuvres de 19 photographes auteurs et artistes, autour des pionniers William Eggleston, Ernst Haas et Saul Leiter, qui, en faisant entrer la photographie en couleur au musée dans les années 60/70, ont battu en brêche le préjugé tenace selon lequel "le noir et blanc serait l'art et la couleur serait commerciale" . En Europe, où le monopole artistique du noir et blanc était encore plus marqué, l'Italien Luigi Ghirri dans les années 1970 et le Français John Batho dès 1963, s'engagent dans la photographie en couleur. "Je voulais savoir, déclare ce dernier, ce que la photographie pouvait avoir à dire au sujet de la couleur". Cette réflexion se prolonge avec des artistes du numériques comme Constance Nouvel qui explore ce que peut encore la photographie à l'heure des réseaux sociaux. Avec des photographies de Vincent Ballard, Sammy Baloji, John Batho, Denis Brihat, Alix Delmas, Philippe Durand, William Eggleston, Luigi Ghirri, Jan Groover, Saul Leiter, Mazdak, Ernst Haas, Pierre et Gilles, Bernard Plossu, Julien Richaudaud, Paolo Roversi, Laure Tiberghien et James Welling.
Dans notre pays, la justice est rendue "au nom du peuple français". Mais par qui doit-elle l'être: par des jurés populaires ou par des juges professionnels? Chacun le sait, devant les tribunaux correctionnels, chargés de juger les délits, siègent des magistrats de métier, alors que, devant les cours d'assises, pour juger les crimes, ce sont des jurés populaires. Pourquoi cette distinction? Quelle en est l'origine historique? Quelles en sont les raisons politiques? Comment l'expliquer sur le plan juridique? La justice criminelle est-elle plus fiable, ainsi? Ne gagnerait-elle pas davantage en sûreté à n'être rendue que par des juges professionnels? Les jurés, en général, remplissent leur mission avec conscience et découvrent ainsi la réalité de la justice pénale. Les présidents de cours d'assises soulignent que leur présence noue un lien nécessaire entre la société et la magistrature. Le jury populaire serait, disent-ils, la condition d'une justice démocratique. Mais les jurés remplissent-ils vraiment ce rôle de garants et de contre-pouvoir? En ont-ils les moyens, aujourd'hui?
Résumé : Alcoolique ou drogué, obsédé sexuel, complice de son client, l?avocat de cinéma présente bien des défauts. En même temps, il apparaît parfois comme le défenseur de la veuve ou de l?orphelin, redresseur de torts, héros des temps modernes. L?avocat américain viole quant à lui régulièrement la loi, n?hésitant pas à entrer par effraction là où les preuves peuvent se trouver. Pourquoi ? Cette dualité du personnage est constante : il est âpre au gain, avide d?argent et de gloire, mais peut être aussi pur et désintéressé : un avocat au grand coeur. L?auteur s?interroge sur les représentations de l?avocat au cinéma, dans le cadre de l?enquête ou de l?audience, dans ses relations avec son client ou avec les magistrats, et sur l?image qui est donnée de sa vie privée et de sa morale professionnelle. Existe-t-il une évolution sensible de cette représentation ? Est-elle conforme ou non à la réalité ?
Depuis le début du XIXe siècle, nous nous représentons l'avocat comme un plaideur. Mais l'avocat est aussi un conseil, dont les avis guident et soutiennent son client dans les affres et les dédales de la procédure. Ce livre décrit et analyse ce que sont ses missions traditionnelles, mais aussi celles qu'il doit assurer dans le cadre d'un système judiciaire qui tente de se moderniser. Veillant à la légalité des poursuites, participant à une contre-enquête des faits, puis à l'audience, livrant un contre-interrogatoire des témoins, des experts et de l'accusé, l'avocat remplit en effet un rôle crucial de contre-pouvoir judiciaire. La réforme du système judiciaire, en France, est un débat permanent depuis les années 1990. Faut-il maintenir le juge d'instruction ou bien le supprimer pour en confier les pouvoirs au procureur de la République ? Comment assurer l'équité des enquêtes ? Et quelles garanties, quels droits supplémentaires attribuer à l'avocat de la défense ? Quelle doit être la mission de ce défenseur au cours du procès pénal ? Une procédure de nature accusatoire serait-elle finalement préférable ? Autant de questions auxquelles ce livre apporte des éléments de réponse. "
Résumé : "Le jury a acquitté l'assassin de Jean Jaurès ! " , titre L'Humanité après la libération de Raoul Villain. Le journal ne se trompe pas en faisant des jurés les acteurs principaux de cette décision : à cette époque, c'est eux qui font et défont les coupables ! Villain n'est pas le seul à bénéficier de ce verdict : quelques années plus tôt, Henriette Caillaux, l'épouse du ministre des Finances, a été blanchie de l'assassinat du rédacteur en chef du Figaro, pourtant abattu de sang-froid. Quant à la jeune anarchiste Germaine Berton, elle aussi est acquittée en 1923 après avoir tué à bout portant Marius Plateau, journaliste de L'Action française, pour... venger Jaurès. D'une plume aussi alerte que convaincante, Marc Hédrich fait revivre ces procès qui secouèrent l'opinion publique durant les Années folles. Du passage à l'acte aux plaidoiries des avocats, il livre un récit minutieux des trois affaires et de leurs conséquences dans l'histoire de la justice. et éclaire ainsi le rôle essentiel de sa figure la plus démocratique : le juré.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Comme le disait Heinz Mack lors d'un de nos nombreux entretiens : "Etes-vous bien conscient que je suis un des derniers à pouvoir vous raconter cela ? " De l'exposition de Düsseldorf en mai 1957 à la mort prématurée de l'artiste en 1962, de la création de l'opéra de Gelsenkirchen à la rétrospective de Krefeld, l'aventure allemande d'Yves Klein fut essentielle dans sa fulgurante carrière. Grâce aux échanges intenses entre l'artiste français et les artistes allemands de sa génération — notamment du mouvement ZERO —, cette histoire se trouve ici retracée au moyen de matériaux d'archives et d'entretiens avec l'ensemble des témoins encore vivants. Intimement liée à l'évolution artistique outre-Rhin, cette biographie constitue aussi une archive exceptionnelle pour une double histoire de l'art.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".