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La maladresse. Une faute heureuse
Saint-Jacques Camille
AUTREMENT
19,30 €
Épuisé
EAN :9782746703100
L'enfant, le vieillard, le puissant ou le faible, le savant comme l'ignare... nul ne peut prétendre échapper à la maladresse. Elle est la marque de notre émotion et de notre fragilité. De notre grâce, même. La littérature est peuplée de maladroits, la science est ponctuée d'erreurs judicieuses, et la peinture " primitive ", et le cinéma burlesque... Partout la maladresse révèle son sens moral et son altruisme. Il est donc temps de saisir la dimension heureuse de cette faute créatrice à une époque où il faut un homme parfait, où la science est régulièrement mise en demeure de garantir un monde sans faille. Penser la maladresse, en comprendre l'esthétique et les ressources créatrices est donc non seulement une forme de sagesse, mais aussi une action de résistance face au triomphalisme technologique ambiant.
Depuis deux siècles l'histoire de l'art occupe le passé, elle ordonne les musées, l'enseignement, les discours esthétiques et critiques, établit les hiérarchies, restaure les vérités, les réputations et finit par cautionner les valeurs du marché. Face à l'histoire l'artiste et l'amateur d'art, manquant d'autorité et de statut, sont souvent démunis. Il n'empêche, la mémoire du passé nous hante, elle s'immisce de nos esprits de mille manières au hasard des découvertes et s'impose en provoquant des confrontations anarchiques avec le présent. Bien au-delà de l'ordonnance didactique des salles des musées, l'art d'autrefois, avec ses fantômes innombrables, nous poursuit au point que nous aspirons aussi à un oubli salutaire. Pour exister face au poids de l'histoire, l'art doit aussi "du passé faire table rase" et s'en remettre au "présentisme" contemporain au point de s'en tenir parfois à des formes conceptuelles ne laissant d'autres traces que le document ou le certificat. Ainsi vivons-nous dans une "tradition du nouveau" qui embrasse à la fois le culte d'hier et un besoin d'amnésie. Beautés aborde le dilemme de notre relation à la mémoire et à l'oubli en tenant d'en souligner la complexité, les multiples facettes, et quelques-unes des contradictions les plus fécondes. Avec des contributions de Jean-Christophe Bailly ? ; Marie-Laure Bernadac ? ; Giovanni Carreri ? ; François Hartog ? ; Karim Ghaddab ? ; Fabrice Lauterjung ? ; Roland Recht ? ; François Raison ? ; Christian Rosset ? ; Camille Saint-Jacques ? ; Eric Suchère
Que fait concrètement un ouvrier qui touche, modèle, caresse, découpe, taille l objet qu il façonne? Quelles lignes invisibles dessine un travailleur qui tisse, nettoie, balaie, tend ou érige quelque chose? Peut-on décrire le mouvement ouvrier en termes tactiles et graphiques, de gestuelle et de danse? La main d oeuvre est d abord une main à l oeuvre, nous rappelle l auteur, qui entreprend de nous dépeindre son histoire et ses métamorphoses à travers les âges, agités ou heureux. Au-delà de leur fonction technique et économique, les mouvements gestuels des sans voix, pour peu qu on les regarde comme des phénomènes, des apparitions, portent en eux-mêmes une vision créatrice ou colérique du monde. Du plus profond de la préhistoire à nos jours, le geste ouvrier « oeuvre » en façonnant, en esthétisant, en démontant outils et techniques, en cultivant ses traditions comme autant de microcosmiques expressions pré-artistiques. Ce livre examine aussi une question intrigante: pourquoi et comment le mouvement ouvrier, dont le sens premier est donc aussi synonyme de « création en acte », est-il devenu une notion trop exclusivement politique et syndicale depuis le 19e siècle? N y aurait-il pas intérêt pour les spécialistes mêmes du social à redécouvrir la concrétude artisane, l oeuvre comme devenir passant par un savoir-faire autant que par des idéologies? Sans pour autant oublier les grèves et les colères paysannes ou urbaines, l auteur décrit avec émerveillement et délicatesse ce que pourrait être un mouvement ouvrier occulte, de la marche sabotée au tissage cher aux Encyclopédistes, des esclaves dansants aux lavandières, du folklore populaire à la gymnastique en usine: une multitude de petits gestes quotidiens et d échappées belles. Le microcosme du « mouvoir ouvrier » s anime ici pour la première fois dans un semi beau livre, avec un talent singulier. Un ouvrage au style étincelant, foucaldien, entre poésie, esthétique, histoire et philosophie. Une méditation érudite sur la grâce du corps en acte. De l histoire incarnée dans un ouvrage vivifié par une quarantaine Biographie: Camille Saint-Jacques est peintre et enseignant. Il a été directeur de publication du Journal des Expositions et de Post de 1992 à 2001. Il a dirigé plusieurs ouvrages aux éditions Autrement, dont La maladresse, une faute heureuse (dir.) éd. Autrement, Paris, 2002.
Le fragment se distingue de l'informe, du rebus et de la matière brute dès l'instant qu'on le considère comme le vecteur dramatiquement séparé d'une entité plus grande, on ressent en sa présence une sorte de nostalgie de ce tout manquant qui fait défaut. Les Fragments du discours amoureux de Roland Barthes, par exemple, sont empreints de ce sens du tragique : comment prétendre dire une fois pour toute la totalité du sentiment amoureux ? De même, chacun des pas que nous faisons dans les ruines de Pompéi ou d'Herculanum est marqué par la tragédie d'octobre 79. Les pierres, les fresques, les objets de la vie quotidienne nous émeuvent esthétiquement parce qu'ils portent en eux à la fois la marque d'une beauté surprenante et celle d'une tragédie qui résume la fragilité de notre existence. La pertinence du fragment tient à la puissance du manque qu'il révèle en nous. Tout à coup, le simple galet ramassé sur la plage, devenant le souvenir d'un moment mémorable, s'impose à nous qui l'avons conservé comme le résumé d'un tournant de notre existence. Ce nouveau volume de la collection "Beautés" rassemble, dans sa démarche pluridisciplinaire habituelle, huit textes pour questionner, approcher, ressaisir la notion du fragment dans l'art - fragmentation qui n'est souvent que le reflet de celle de la vie intérieure éclatée, ou de celle extérieure soumise au temps qui désassemble les unités. Un regard multiple, jamais indifférent, varié dans les conceptions et les sensibilités diverses des époques, qu'il s'agit de traverser par morceaux, pour en rejoindre le plein sens. Contributions de Paul Barnoud, Claire Chesnier, Muriel Denis, Laurent Jenny, Arnaud Labelle-Rojoux, Camille Saint-Jacques, Eric Suchère.
La paresse, la lenteur, les loisirs... sont à la mode. En ce début de XXI, siècle, nous n'en finissons plus de louer le temps libre, d'aspirer à un temps pour soi, enfin "libéré" du travail par les prouesses de la technique. D'aboulique, la paresse est devenue sympathique, publicitaire et militante. Elle est partout, dans noire mauvaise conscience comme dans nos désirs, dans la publicité comme dans la démagogie politique. Pourtant, notre époque s'interdit de la penser sérieusement, occultant des siècles de réflexion à son sujet. En fait, nous alternons entre une réprobation pure et simple, reprenant de manière atténuée le discours biblique, et un enthousiasme naïf et ban enfant qui confond repos et paresse. Or, il ne faut abandonner la paresse ni aux moralisateurs ni aux publicités pour voyagistes. Sa force tient dans ce qu'elle est notre part d'ombre, à la fois intime et universelle, dans ce qu'elle nous rappelle la vanité de notre agitation, et invite au recul et à la pondération. Nostalgie d'un paradis perdu mythique qui offrait à l'homme une jouissance sans effort, il nous faut cultiver notre paresse, sans prétendre l'anéantir ou l'idéaliser. Biographie de l'auteur Camille Saint-Jacques est peintre et enseigne le français, l'histoire et la géographie au lycée polyvalent Claude-Garamont de Colombes (Hauts-de-Seine). Il a dirigé le Journal de l'Exposition puis Post. Il a publié La Maladresse. Une faute heureuse (Autrement, 2002), Artiste, et après, (Jacqueline Chambon, 1988) et Marc Devade, peintre et théoricien (Lettres modernes, 1986).
4e de couverture : C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée... Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours : ¿ Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent ¿ Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration ¿ Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable ¿ Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes. Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?
Olivia et Emily sont demi-soeurs et vivent une enfance heureuse. Jusqu'au jour où Mo et Pa ont un troisième enfant : Rosie, une vraie peste. Peu à peu, elle parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations et vengeances : impossible de s'ennuyer avec ces héroïnes aussi cyniques que déjantées.
Bréon François-Marie ; Luneau Gilles ; Jouzel Jean
Plus de 120 cartes et infographies pour appréhender la complexité du climat, saisir les enjeux du réchauffement et les moyens d'y répondre. Le fonctionnement du climat, perturbé par les émissions croissantes de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle. Les innombrables conséquences du réchauffement : augmentation des catastrophes naturelles, migrations ou disparitions d'espèces, bouleversement de l'agriculture et de la pêche, problèmes sanitaires et réfugiés climatiques... Privilégier les énergies non-carbonées, développer les transports propres, changer de modèle agricole, multiplier les gestes citoyens : lutter contre le changement climatique est possible. Les acteurs politiques ont désormais pris la mesure des changements climatiques en cours. Cette deuxième édition, entièrement actualisée, fait un point sur les initiatives mises en oeuvre pour préserver notre planète et sur les défis qui restent à relever.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.