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LA LUNE DE CE MONDE FLOTTANT
SAIKAKU IHARA
PICQUIER
7,10 €
Épuisé
EAN :9782877307437
Dans le Japon en plein essor économique de la fin du XVIIème siècle, les fils de marchands dépensent avec les courtisanes ou les jeunes acteurs des fortunes considérables. La Voie de l'amour s'accordant mal avec la prudence, ils ont tôt fait de se ruiner. Cette expérience, si chèrement acquise, ne leur laisse désormais que l'amer honneur de passer pour les plus fins connaisseurs de tous les méandres de la volupté que dispensent les corps. Ce drame et ses mille variations sont au coeur du dernier recueil de nouvelles d'Ihara Sakaiku (1642 - 1693), qui fut publié quelques mois après la mort du romancier par son disciple Hôjö Dansui. Au terme de sa carrière d'écrivain, Saikaku jette sur ce monde flottant du plaisir un ultime regard empreint de lucidité, mais aussi de tendresse et d'humour. Du même auteur aux Editions Philippe Picquier : Le Grand Miroir de l'amour mâle ; Arashi, vie et mort d'un acteur ; L'Homme qui ne vécut que pour aimer.
Le plus célèbre roman de Saikaku met en scène un érotomane bourgeois à l'époque d'Edo. En soixante ans, Yonosuke aura connu charnellement 3742 femmes et 725 garçons, outrepassant - et de beaucoup! - le score du don Juan de Mozart. Il se dégage de l'ensemble du récit une esthétique du monde des plaisirs, avec ses règles de bon goût, ses figures exemplaires, ses lieux privilégiés que sont le Shimabara de Kyôto ou le fameux Yoshiwara d'Edo. Gargantua érotique, Yonosuke au cours de son périple expérimente toutes les pratiques de la sexualité de son époque jusqu'à son départ, un beau matin, vers la mythique île des Femmes, pour un voyage sans retour.
Résumé : Deux années après Cinq amoureuses (volume n° 9 de cette collection) et tout en poursuivant ses descriptions humoristiques d'amoureux et de marchands, Ihara Saikaku publie en 1688 la seconde de ses ?uvres consacrées à la vie des guerriers. Après s'être essayé l'année précédente à donner une tradition de la Voie des guerriers, voici qu'il examine le devoir austère, parfois absurde, toujours cruel qui régit leur vie et décide de leur fin. Le ton est devenu sombre, car le sujet est grave : on verra dans ces Récits pourquoi un homme envoie délibérément son fils à la mort, comment un autre adopte avec enthousiasme le meurtrier de son enfant, cependant que duels et vendettas, suicides et massacres s'enchaînent au nom du giri, l'impitoyable devoir d'honneur qui, plus encore que le sabre, est l'âme du guerrier. Saikaku, riche bourgeois préoccupé de poésie, d'amours et d'argent, semble rester pantois devant le monde singulier qu'il découvre, mais le diable ne s'est pas entièrement fait ermite : l'humour et la causticité ne l'ont pas quitté, et l'on apprendra ainsi, entre autres, de quelle façon un guerrier, pleutre notoire et lâche invétéré, reçoit de son maître une récompense pour haut fait de bravoure. L'Occident trop souvent n'est guère averti devant les notions incomplètes, voire fausses, qu'on lui présente parfois du guerrier japonais. Ces Récits, sous la plume d'un observateur à l'?il féroce mais précis, le montrent tel qu'il était à la fin du XVIIe siècle : homme de guerre certes, mais profondément humain dans l'inhumanité de son Devoir.
Dans le Japon pacifié du XVIIème siècle, l'expérience de l'inconstance ne se fait plus sur les champs de bataille, mais dans l'arène de la vie économique. Ou encore, dans les quartiers de plaisir des grandes métropoles Kyôto, Edo et Osaka. Les nouveaux riches qui y tiennent le haut du pavé viennent là s'initier aux subtilités du code amoureux et de la galanterie, et y abandonnent leur fortune. Dans cet espace ludique où se relâche la morale imposée par les militaires confucéens au pouvoir, se croisent courtisanes, amuseurs professionnels, clients de toutes conditions et de toutes provenances. La fête y est quotidienne, mais les réveils sont cruels. Les vingt-cinq nouvelles des Chroniques galantes de prospérité et de décadence racontent de l'intérieur les aventures tragi-comiques de ceux qui sont allés se prendre dans les rets des courtisanes. Quand ils ont perdu raison et fortune, il ne reste à ces amateurs de plaisir que leurs souvenirs, quelques misérables reliques et, parfois, une paradoxale sagesse.
Le plus célèbre roman de Saikaku met en scène un érotomane bourgeois à l'époque d'Edo. En soixante ans, Yonosuke aura connu charnellement 3742 femmes et 725 garçons, outrepassant - et de beaucoup ! - le score du don Juan de Mozart. Il se dégage de l'ensemble du récit une esthétique du monde des plaisirs, avec ses règles de bon goût, ses figures exemplaires, ses lieux privilégiés que sont le Shimabara de Kyôto ou le fameux Yoshiwara d'Edo. Gargantua érotique, Yonosuke au cours de son périple expérimente toutes les pratiques de la sexualité de son époque jusqu'à son départ, un beau matin, vers la mythique île des Femmes, pour un voyage sans retour.
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".
Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, qui s'immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ? Dix voix de femmes prennent la parole pour tisser la figure d'un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait, c'est elles-mêmes finalement qu'elles révèlent. Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l'on nomme l'amour.
Ce livre, devenu aujourd?hui un classique, est une encyclopédie illustrée sur les moeurs et coutumes dans la Chine traditionnelle. Jeux, vêtements, nourriture, fêtes, religion, musique, écriture, organisation familiale et sociale, calendrier... Une infinie variété de sujets sont abordés, en trente-six chapitres qui peuvent se lire séparément et dont l?intérêt réside autant dans la facilité de lecture que dans l?extraordinaire richesse d?informations. Ce livre, illustré de gravures tirées d?anciennes encyclopédies chinoises ou de livres rares du XIXe siècle, se veut un panorama très large de la culture chinoise, à l?usage d?un vaste public, et devrait passionner tous ceux qui s?intéressent à la Chine.
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?