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L'orientalisme. L'Orient créé par l'Occident
Said Edward-W
SEUIL
27,80 €
Épuisé
EAN :9782020302876
Lorsque l?on se mêle d?écrire sur le voyage, ou de raconter sa vision de l?étranger, faudrait-il relire l?ouvrage de l?universitaire palestinien Edward Saïd. Le portrait que nous prétendons dessiner de l?Autre, n?est en effet généralement qu?une plaisante caricature, voire la triste apologie de notre propre image. La lecture de Saïd aide alors à ne pas raconter trop de sottises? Dans son livre, Saïd étudie l?orientalisme comme type de discours que notre société a tenu (et tient encore), sur l?autre autant que sur elle-même. Certes, il s?agit de ceux qui portent sur l?homme du Proche et du Moyen-Orient, musulman et arabe. Mais la pertinence de la méthode a fini par constituer la matrice de ce genre d?étude. Or cette histoire du discours sur l?Autre est proprement édifiante : sa différence lui fut toujours refusée. De l?orientalisme universitaire à celui de l?imaginaire, un seul mot d?ordre : taire l?Autre. Même «positivement», son modèle aura été celui de l?homme blanc de Kipling. Etre blanc, depuis lors, n?est pas autre chose que d?entrer dans un processus d?auto-confirmation. Il nous revient donc «naturellement» de définir l?humanité non blanche, de la penser, de la conter. Le style caractéristique des experts en Orient ne se retrouve-t-il pas jusque dans nos soirées diapos ? Dans cette rhétorique de jugements définitifs faisant suite à d?éblouissantes descriptions narratives?--Joël Jégouzo-- -- Urbuz.com
Dans cet ouvrage de référence, augmenté, pour cette nouvelle édition, d?une préface inédite, l?un des penseurs les plus remarquables et les plus en vue de la fin du XXe siècle examine les origines et les répercussions d?une représentation de l?Islam par trop monolithique véhiculée par les médias et qui, depuis la crise des otages en Iran, la guerre du golfe et les attentats du 11 Septembre, assimile cette religion ? et par delà, toute une culture ? au terrorisme et à l?hystérie. De la crise des otages en Iran à la guerre du Golfe et au 11 septembre 2001, l?Occident a été hanté par un spectre ayant pour nom l?Islam. A en croire les médias et toute une litanie d?experts issus du monde politique, de l?université, ou de l?entreprise, l?Islam serait un monde monolithique, animé par une Loi religieuse immuable et inévitablement synonyme de terrorisme et d?hystérie. Il est vrai que, dans le même temps, des pays tentés par l?islamisme utilisent la religion pour justifier des régimes politiques souvent répressifs et dépourvus de toute représentativité. Dans cet ouvrage de référence, augmenté, pour cette nouvelle édition, d?une longue préface inédite, l?un des penseurs les plus remarquables de la fin du xxe siècle examine les origines et les répercussions de cette représentation de l?Islam, prolongeant et actualisant ses célèbres analyses de l?orientalisme. Combinant commentaires politiques et critiques littéraires, Edward Saïd dévoile les présupposés essentialistes de la couverture médiatique dévolue au monde islamique, quelle que soit l?objectivité dont elle prétend faire preuve et la renommée des auteurs sollicités.
Paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Les débats et les polémiques qu'il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l'auteur, grande figure de la scène intellectuelle américaine. Edward W Said nous offre une analyse documentée et subtile de l'affrontement, à la fin du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l'idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l'entreprise coloniale européenne. Il dresse ensuite un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l'occupation et à la dispersion, d'une forte conscience nationale incarnée par l'OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et l'Egypte, et de leurs conséquences au Proche- Orient. L'édition augmentée de 1992 dont nous publions la traduction prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu'alors: l'invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du "processus de paix" avec la Conférence de Madrid. A la fois étude historique, essai politique et critique idéologique, La Question de Palestine va bien au-delà de l'actualité pour constituer en quelque sorte, avec L'Orientalisme et L'Islam dans les médias, un triptyque ayant pour objet la critique du regard porté par les pays occidentaux sur l'Orient, et plus précisément sur le Moyen-Orient.
L'Orient" est une création de l'Occident, son double, son contraire, l'incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d'un corps dont il ne voudrait être que l'esprit. A étudier l'orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l'Orient, et beaucoup sur l'Occident. C'est de ce discours qu'on trouvera ici la magistrale archéologie.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.