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DE LA GRATUITE
SAGOT-DUVAUROUX J-L.
ECLAT
12,50 €
Épuisé
EAN :9782841621217
Par tradition, la " culture de la gratuité " est associée à l'envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d'émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd'hui de puissants effets de brouillage. Le développement d'Internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités, les stratégies marketing annexent sans complexe l'attrait du mot " gratuit ", les télévisions ou les journaux " gratuits " sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l'école publique ou l'assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l'horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question ? A quel prix peut-on encore dire avec Bruce Sterling : " Gratuit comme l'air, l'eau... gratuit comme la connaissance " ? Jean-Louis Sagot-Duvauroux s'efforce de répondre à ces questions en proposant une éthique de la gratuité.
Par tradition, la culture de la gratuité est associée à l'envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d'émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd'hui de puissants effets de brouillage. Le développement d'internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités, les stratégies marketing annexent sans complexe l'attrait du mot "gratuit", les télévisions ou les journaux "gratuits" sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l'école publique ou l'assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l'horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question ? Par quel tour de passe-passe une rhétorique perverse peut aujourd'hui prétendre que "la gratuité c'est le vol" ? Jean-Louis Sagot-Duvauroux s'efforce de répondre à ces questions en proposant une éthique et une politique de la gratuité.
Peintre et poètesse, Caroline Sagot Duvauroux mène à Crest, dans la Drôme, une vie entièrement consacrée à ses deux passions. Elle s?occupe également chaque année d?un marché du livre consacré aux petits éditeurs. Jusqu?à aujourd?hui, si elle était surtout connue comme peintre à travers de nombreuses expositions collectives ou individuelles, son autre facette de poètesse s?était diffusée confidentiellement dans des plaquettes et livres d?artiste. Avec Hourvari dans la Lette, nous espérons faire connaître une nouvelle voix fragile dont le souffle est tout aussi impressionnant qu?émouvant. Comme un fleuve de montagne jeté dans la combe (métaphore dont elle use souvent) la phrase de Caroline Sagot Duvauroux doit être lue d?un seul trait, comme en apnée.
LAntigone de Sophocle nous revient dAfrique, dense, matérielle, limpide, essentielle. Ecrite pour le Mandéka Théâtre, compagnie malienne installée à Bamako, elle place le lecteur et le spectateur dans laxe dune tragédie où saffrontent le masculin et le féminin, lordre des lois humaines et la piété quon doit à ce qui nous dépasse, le pouvoir et la révolte. Créée dans la mise en scène sobre et puissante de Sotigui Kouyaté, elle a séduit le public et la critique en Afrique comme en Europe.
Un jour on s'arrête, saisi par la foison des pistes. On s'arrête au bord de quelque chose. C'est peut-être un mot, c'est peut-être la première lettre d'un mot. Qu'on ne comprend plus. Tant il y a de directions qui s'échappent d'un angle. Les directions ce sont les moments, l'angle c'est ici le deuil avant ses divers seuils. Il y a tant de seuils, tant de moments co-errant qu'une stupidité vous prive de la cohérence apparente d'un récit. Car il est commencé le récit, depuis longtemps. Ce que nous voyons: la broussaille des sensations, analogies, formes... devant. La broussaille brouille le lien. Les moments se côtoient. Ne se pénètrent pas. Ils vont avec leurs circonstances, chopés par des rythmes, des rythmes qui ne dépendent que des moments, des vents. Je n'ai pas voulu négliger, n'ai pu souvent le dépasser, le premier mot des questions, qu'est-ce? où? ni l'écart vertigineux où voudrait s'inscrire quelque chose si chose savait le faire, ni la butée de toute la pensée sur un mot, donc ou loin; qu'est-ce que loin? que c'est loin!, ni la détresse nerveuse qui sépare le même, ni l'infinie nostalgie de surgissement du surgi. C'est un livre pour toutes mes soeurs dont certaines sont des hommes.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.