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Pour la gratuité. Edition 2016
Sagot-Duvauroux Jean-Louis
ECLAT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782841623938
Par tradition, la culture de la gratuité est associée à l'envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d'émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd'hui de puissants effets de brouillage. Le développement d'internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités, les stratégies marketing annexent sans complexe l'attrait du mot "gratuit", les télévisions ou les journaux "gratuits" sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l'école publique ou l'assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l'horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question ? Par quel tour de passe-passe une rhétorique perverse peut aujourd'hui prétendre que "la gratuité c'est le vol" ? Jean-Louis Sagot-Duvauroux s'efforce de répondre à ces questions en proposant une éthique et une politique de la gratuité.
L'élue et le philosophe racontent la gratuité des transports publics instituée depuis 2009 dans l'agglomération d'Aubagne. Expérience qui a transformé le rapport des citoyens à l'espace public, raboté les distinctions sociales et fait exploser la fréquentation des bus. Ode à la gratuité et à sa fécondité politique, une réflexion d'actualité qui renouvelle les perspectives de la transformation sociale.
C'est un paysage ou plutôt la vue très parcellaire sur un paysage ou plutôt la main qui traîne dans un paysage, effleure ou s'attarde sur ce qui se présente de ronces ou d'herbe à son oscillation. Une main d'oeil dans aujourd'hui. La peinture et la littérature peuplent la promenade cherchent une amitié de la pensée. Ainsi se propose un jardin de résurgences. Les labours et les promesses font partie de la récolte. Il n'y a pas de hiérarchie, il y a ce qui croise où parfois la pensée s'accroche oubliant la plante magnifique le temps de son petit parcours de pensée dans le monde de lire, le temps d'écrire ou de contempler.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.