Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nietzsche. Biographie d'une pensée
Safranski Rüdiger
ACTES SUD
24,60 €
Épuisé
EAN :9782742728961
Le 25 août 1900, Friedrich Nietzsche mourait à Weimar ; il avait déjà sombré dans la folie dix ans auparavant. Le 3 janvier 1889, en effet, dans une rue de Turin, il n'avait pu supporter de voir un cocher battre un cheval et s'était précipité au cou de l'animal avant de "s'effondrer comme une masse". Cent ans plus tard, son oeuvre, malgré tous les travestissements, semble avoir passé le siècle sans trop de dommage. Si on doit la réhabilitation de Niectzche aux philologues qui ont restitué ses textes dans leur intégralité et aux historiens qui ont reconstitué sa vie, Rüdiger Safranski, lui, va plus loin. Prenant Nietzsche au mot - "J'ai peu à peu compris que toute grande philosophie jusqu'à ce jour a été la confession de son auteur et constitue ses mémoires" -, il livre ici une "biographie" de la pensée du philosophe. Au cours de sa vie, Nietzsche a endossé différents rôles, essayé plusieurs masques. Libre et frondeur, il fut tour à tour psychologue, moraliste, prophète et bouffon. Laboratoire de pensée, il n'a cessé de s'écrire lui-même ; source continuelle d'énergie, il a mis en question toute la tradition éthique et philosophique pour forger son propre destin. De fait, la critique nietzschéenne de la modernité politique et philosophique a marqué les grandes idéologies du XXème siècle, mais aussi de nombreux artistes et penseurs. Avec ferveur, l'auteur retrace cette aventure de l'esprit et éclaire la pensée nietzschéenne, appréhendée à la fois dans sa sphère intime et sur la scène du monde.
Résumé : Les hommes, depuis toujours, se sont efforcés - par effroi ? - de nier l'existence du Mal. D'en faire une pathologie de l'histoire ou de l'âme. D'en disqualifier les manifestations au nom d'un idéal qui, pourtant, est démenti chaque jour. Or, ce que Rüdiger Safranski tente de démontrer dans cet ouvrage pourrait ainsi se résumer : il y a, à l'?uvre, dans la condition humaine, un désir de Mal que nul ne saurait impunément ignorer. Plus encore : la réalité du mal, serait, est, la conséquence de notre liberté. Afin de fonder cette démonstration, Rüdiger Safranski nous invite alors à un immense et passionnant voyage parmi les religions, la philosophie, la morale et le spectacle du monde. Du Livre de Job à Georges Bataille, en passant par saint Augustin, Rousseau, Sade, Hegel, Baudelaire, Freud et tant d'autres, il explore, au plus près, l'aventure d'un concept sans lequel notre destin serait opaque et aveugle. Ce livre est une somme majestueuse. Une sorte de concerto métaphysique dont la mélodie érudite ne promet rien de moins que la réconciliation de l'homme avec lui-même.
L'homme, dont l'action était à l'origine limitée à la portée de ses sens, a été progressivement contraint d'agir dans un rayon de plus en plus important. Aujourd'hui, grâce aux images et aux moyens de communication, le monde s'approche virtuellement de nous, devient "à portée de main", sans que nous puissions pour autant avoir une réelle prise sur lui.Rüdiger Safranski invoque penseurs et écrivains (Kant, Rousseau, Nietzsche, Descartes, Robespierre, Dostoïevski, Benjamin, Dante, Goethe, Schiller, Heidegger...) pour comprendre et dépasser cette contradiction fondamentale.Comment ne pas être tétanisé devant la multiplication des informations et des domaines d'action qu'offre la mondialisation? Le secret serait peut-être de "transformer le monde en l'humanité qu'on est soi-même". "Penser globalement, agir localement", cette devise altermondialiste se trouve ici élargie par une pensée philosophique soucieuse de ne jamais perdre de vue l'essence de l'activité humaine: l'accomplissement et la liberté de l'individu. L'être "déraciné" et sans formation "humaniste" sera toujours à la merci de l'économie mondiale et de la masse d'informations et d'excitations qui déferle quotidiennement sur nous.
Résumé : Dans une célèbre légende chinoise, un peintre disparaît dans l'image qu'il a produite. C'est là l'utopie de la vérité, celle d'un accord entre soi et le monde. C'est au nom de cette utopie que Rousseau, Kleist et Nietzsche ont entrepris leurs expéditions aventureuses vers la vérité. Par trois fois donc, la vérité du Moi a été affirmée contre le reste du monde, par trois fois la quête de la vérité a conduit ces auteurs à l'intérieur des images qu'ils avaient eux-mêmes créées. La métaphysique, envisagée comme la tentative de découvrir dans ce monde " à l'envers " un monde " véritable ", est elle aussi l'une de ces grandes expéditions, déjà vieille de plus de deux millénaires, vers la vérité. Cela commence de manière impressionnante avec Socrate et Augustin, et se termine de manière terrible à l'âge des totalitarismes et des fondamentalismes. Ne nous reste-t-il plus désormais à vivre que l'art (de vivre), sans la certitude d'une vie juste, sans la caution d'une vérité ? C'est ce qu'il semble. S'aidant de l'exemple de Kafka, les derniers chapitres de ce livre sont consacrés à l'art de demeurer en terre étrangère, avec pour seul bagage une liberté dont on ne sait pas très bien s'il nous faut la prendre remplis de crainte, ou d'espoir.
Nooteboom Cees ; Safranski Rüdiger ; Noble Philipp
Résumé : Ce livre est une promenade intellectuelle et esthétique au fil de l'oeuvre de Cees Nooteboom, un précipité de ses textes les plus remarquables, qui se livre comme autant d'invitations à découvrir les voyages, romans et essais de cet amoureux des horizons lointains. Rüdiger Safranski, philosophe et écrivain allemand, a composé en 2008 cette magnifique anthologie thématique. On y retrouve tous les grands thèmes de l'écrivain : le temps, l'Histoire, le voyage, l'art et l'espace du regard, et la lecture pénétrante d'un philosophe qui discerne au-delà des mots de l'auteur une authentique interrogation métaphysique sur le réel, l'imaginaire, l'être et le non-être.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.