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LE MAL. Ou le Théâtre de la liberté
Safranski Rüdiger
GRASSET
29,05 €
Épuisé
EAN :9782246560319
Les hommes, depuis toujours, se sont efforcés - par effroi ? - de nier l'existence du Mal. D'en faire une pathologie de l'histoire ou de l'âme. D'en disqualifier les manifestations au nom d'un idéal qui, pourtant, est démenti chaque jour. Or, ce que Rüdiger Safranski tente de démontrer dans cet ouvrage pourrait ainsi se résumer : il y a, à l'?uvre, dans la condition humaine, un désir de Mal que nul ne saurait impunément ignorer. Plus encore : la réalité du mal, serait, est, la conséquence de notre liberté. Afin de fonder cette démonstration, Rüdiger Safranski nous invite alors à un immense et passionnant voyage parmi les religions, la philosophie, la morale et le spectacle du monde. Du Livre de Job à Georges Bataille, en passant par saint Augustin, Rousseau, Sade, Hegel, Baudelaire, Freud et tant d'autres, il explore, au plus près, l'aventure d'un concept sans lequel notre destin serait opaque et aveugle. Ce livre est une somme majestueuse. Une sorte de concerto métaphysique dont la mélodie érudite ne promet rien de moins que la réconciliation de l'homme avec lui-même.
Résumé : Connu pour ses biographies philosophiques de Schopenhauer et de Heidegger, Rüdiger Safranski plonge avec son Nietzsche au coeur d'une existence exceptionnelle vouée à une philosophie "agissante" : "Nietzsche était un laboratoire de pensée et il n'a pas cessé de s'interpréter lui-même, précise-t-il. C'était une source continuelle d'énergie qui produisait des interprétations." Si l'on doit la réhabilitation de Nietzsche aux philologues qui ont restitué ses textes et aux historiens qui ont reconstitué sa vie, Rüdiger Safranski, lui, va plus loin en retraçant cette aventure de l'esprit qui éclaire la pensée nietzschéenne, appréhendée à la fois dans sa sphère intime et sur la scène du monde.
Résumé : Dans une célèbre légende chinoise, un peintre disparaît dans l'image qu'il a produite. C'est là l'utopie de la vérité, celle d'un accord entre soi et le monde. C'est au nom de cette utopie que Rousseau, Kleist et Nietzsche ont entrepris leurs expéditions aventureuses vers la vérité. Par trois fois donc, la vérité du Moi a été affirmée contre le reste du monde, par trois fois la quête de la vérité a conduit ces auteurs à l'intérieur des images qu'ils avaient eux-mêmes créées. La métaphysique, envisagée comme la tentative de découvrir dans ce monde " à l'envers " un monde " véritable ", est elle aussi l'une de ces grandes expéditions, déjà vieille de plus de deux millénaires, vers la vérité. Cela commence de manière impressionnante avec Socrate et Augustin, et se termine de manière terrible à l'âge des totalitarismes et des fondamentalismes. Ne nous reste-t-il plus désormais à vivre que l'art (de vivre), sans la certitude d'une vie juste, sans la caution d'une vérité ? C'est ce qu'il semble. S'aidant de l'exemple de Kafka, les derniers chapitres de ce livre sont consacrés à l'art de demeurer en terre étrangère, avec pour seul bagage une liberté dont on ne sait pas très bien s'il nous faut la prendre remplis de crainte, ou d'espoir.
Qui était vraiment Martin Heidegger ? Un des grands philosophes du siècle ? L'auteur de {Sein und Zeit (Etre et Temps)} ? L'homme sans qui Sartre, Foucault, Hans Jonas, l'école de Francfort, seraient impensables ? Un défenseur de l'Allemagne nationale-socialiste ? Celui qu'admirait Sartre ? L'homme qui aimait et qu'aima Hannah Arendt ? Sans doute Heidegger était-il cet homme multiple, contradictoire ; et parce qu'il s'est rangé, un temps, aux côtés des nazis, il est devenu, pour l'histoire de la pensée, un "cas", une blessure. Voici un texte important qui nous dit : qui était vraiment Martin Heidegger ; qui étaient ses amis, ses maîtres, ses disciples ; quelle était sa philosophie ; comment sa pensée a évolué ; comment et pourquoi Heidegger s'est engagé dans le national-socialisme ; quelle a été son influence dans le siècle...
L'homme, dont l'action était à l'origine limitée à la portée de ses sens, a été progressivement contraint d'agir dans un rayon de plus en plus important. Aujourd'hui, grâce aux images et aux moyens de communication, le monde s'approche virtuellement de nous, devient "à portée de main", sans que nous puissions pour autant avoir une réelle prise sur lui.Rüdiger Safranski invoque penseurs et écrivains (Kant, Rousseau, Nietzsche, Descartes, Robespierre, Dostoïevski, Benjamin, Dante, Goethe, Schiller, Heidegger...) pour comprendre et dépasser cette contradiction fondamentale.Comment ne pas être tétanisé devant la multiplication des informations et des domaines d'action qu'offre la mondialisation? Le secret serait peut-être de "transformer le monde en l'humanité qu'on est soi-même". "Penser globalement, agir localement", cette devise altermondialiste se trouve ici élargie par une pensée philosophique soucieuse de ne jamais perdre de vue l'essence de l'activité humaine: l'accomplissement et la liberté de l'individu. L'être "déraciné" et sans formation "humaniste" sera toujours à la merci de l'économie mondiale et de la masse d'informations et d'excitations qui déferle quotidiennement sur nous.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.