Comment, dans un délai assez court, faire acquérir aux élèves les connaissances qui ont été élaborées sur plusieurs millénaires ? Quels raccourcis pourrait-on emprunter ? Il est évident que chaque élève n'aura pas à revivre, même en accéléré, toute l'histoire des mathématiques, mais certaines étapes s'avèrent obligatoires. Dans nos sociétés modernes, les mathématiques sont enseignées à tous les niveaux, de la maternelle à l'entrée de l'université. Au-delà, la plupart des formations intègrent plus ou moins de mathématiques. C'est dire l'importance donnée actuellement à cet enseignement. Cet ouvrage essaie de répondre à ces questions. En effet, partant des théories de la pédagogie par objectifs, la didactique des mathématiques devrait répondre à trois finalités : professionnelle (faire acquérir dans la scolarité obligatoire les connaissances mathématiques afin de permettre à d'individu d'atteindre l'objectif de professionnalisation), sociale (permettre à l'individu, l'homme moderne, d'acquérir et de maîtriser les concepts mathématiques qui l'aident à vivre et à agir dans la société contemporaine), culturelle (dans la mesure où les concepts mathématiques contribuent à l'élaboration et à la structuration de notre personnalité, de notre pensée).
La notion d'expérience est devenue une référence majeure, aussi bien en éducation que dans tous les métiers où des personnes agissent sur l'activité d'autres personnes (orientation, conseil, management, soins). Cette valorisation a eu lieu dans un premier temps dans le champ de la formation des adultes. La prise en compte de l'expérience déborde aujourd'hui le cadre de la formation des adultes. Elle est en effet de plus en plus valorisée au sein de l'enseignement scolaire comme le montre la promotion des pratiques pédagogiques prônant le recours à l'expérience et à l'expérimentation comme source des apprentissages... Le monde de l'éducation a profité des expériences réalisées dans les laboratoires par les physiologistes et les psychologues ainsi que des résultats de recherches pluridisciplinaires menées sur terrain. L'avènement de l'ordinateur et son entrée à l'école a consacré une révolution pédagogique considérable. En effet, les applications pédagogiques de l'ordinateur souvent appelées (APO) sont des applications éducatives basées sur les Technologies de l'information et de la communication (TIC).
Tabezi Pene-Magu Bernard-Gustave ; Assani Nzogu Au
Depuis la fin les années 1980, et de concert avec les autorités gouvernementales, les universités et instituts supérieurs de la République démocratique du Congo ont préconisé la mise en place d'un système complet d'assurance qualité aussi bien des projets de nouveaux programmes universitaires que des programmes existants. Cette quête de qualité voudrait que les programmes d'études soient soumis à des mécanismes d'évaluation qui intègrent la contribution de professeurs, d'étudiants et d'experts externes ; donc à l'évaluation des enseignements. Les acteurs de l'enseignement supérieur et universitaire vont même jusqu'à préconiser l'évaluation des enseignants par les étudiants suscitant un tollé parmi la majorité des enseignants du pays qui crient à la violation de leur "liberté académique".
Dans le cadre de l'évaluation classique, les éducateurs recourent à des méthodes quantitatives appropriées en vue de récolter les données, de les analyser et de les interpréter en les inférant grâce à la statistique inductive. Ici on voudrait voir la position occupée par l'élève en fonction d'autres élèves considérés comme constituant une classe de référence. Quoiqu'éprouvée dans le cadre de l'évaluation classique, cette démarche ne s'est pas avérée opportune en évaluation formative qui privilégie l'analyse des distributions de réponses à des déclencheurs et des révélateurs créés en vue d'en étudier les effets didactiques. Dans le cas de l'évaluation formative, l'élève n'est plus comparé à d'autres élèves de sa classe, mais plutôt part rapport à l'atteinte des objectifs d'apprentissage ; d'où l'opportunité de recourir à d'autres techniques pour évaluer l'élève.
Pays des dinosaures, le Zaïre, aujourd'hui la République Démocratique du Congo, continue à perpétuer les mêmes tares qu'à l'époque de Mobutu. Cet essai décrit l'agonie de ce pays à partir des dix dernières années du règne du Maréchal Mobutu. Immensément riche en ressources naturelles, ce pays figure paradoxalement, après plus de quarante ans de mauvaise gouvernance, parmi les pays les plus pauvres de la planète. En dépit de vaines tentatives de réconciliation à travers un gouvernement de transition issu du dialogue inter-congolais, la paupérisation de la population congolaise s'accentue car, sous le couvert des composantes participant au gouvernement, les dinosaures continuent à piller le pays pour leur propre compte et celui des puissances occultes étrangères. A la différence du dinosaure mobutiste, le nouveau dinosaure est redouté, à cause de sa cruauté. Quiconque oserait défier ce dinosaure ou se poser des questions sur son enrichissement serait nuitamment tué impunément par un escadron de la mort mandaté express. Dans ce pays en agonie, la masse populaire vit dans la peur, la pauvreté et l'insécurité, face à une classe de dinosaures insatiables. Ni scientifique, ni littéraire, ce livre est donc un témoignage où la réalité objective se mêle aux commentaires, aux opinions personnelles, parfois aux rumeurs de la radio trottoir. L'auteur raconte les événements tels qu'il les avait vécus, se fiant ainsi à son flair de conteur.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.