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Le verbe de lumière. Le judaïsme et nous
Sadin Raphaël
CERF
26,00 €
Épuisé
EAN :9782204132978
Formé à la philosophie contemporaine la plus exigeante, l'un des maîtres rabbiniques d'aujourd'hui enseignant en Israël offre ici sa lecture innovante parce que résolument traditionnelle de ce qui fait la permanence révolutionnaire de la Torah. Comment la Révélation d'essence divine peut-elle s'inscrire dans la conscience humaine ? Comment un univers religieux, le judaïsme, a-t-il pu, au fil des siècles, entre en relation avec ce que le monde des idées a produit de plus moderne ? C'est la rencontre de ces cultures et de leurs influences mutuelles dont dresse ici l'état Raphaël Sadin. De la Révélation sinaïque à nos jours, en passant par les présocratiques, Platon, Aristote, Epicure, Thomas d'Aquin, les penseurs de la Renaissance et bien d'autres, il analyse et commente le dialogue ininterrompu entre la Torah et la pensée occidentale. Ce livre, c'est aussi une réflexion magistrale sur la modernité : sont ainsi passés en revue les écrits de Franz Rosenzweig, Walter Benjamin et Guershom Scholem, Martin Buber ou encore Emmanuel Lévinas. Somme éblouissante, cet ouvrage est la démonstration flamboyante qu'il n'y a pas d'Europe lumineuse sans judaïsme.
Les technologies numériques imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant les décisions individuelles et collectives au prisme d'algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Ce livre, qui examine la quantification et la marchandisation intégrales de la vie, est le premier volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Suivront La Silicolonisation du monde et L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle.
HAL, FIGURE (PARTIELLEMENT) PRÉMONITOIREL'infini astral sensible sur l'écran: «Mission Jupiter 18 mois plus tard» se superpose en lettres capitales lactées sur un fond obscur ponctué d'étoiles. La proue d'un module spatial pointe progressivement, sa masse semble s'étirer sans fin par le fait d'une taille visiblement gigantesque et d'une vitesse probablement abyssale, dont on infère la mesure par une perception opérée à l'inverse en quelque sorte, sous un mouvement paradoxal d'une lenteur hiératique, accentué par la suite lancinante de Gayaneh à l'ampleur cosmique composée par Aram Khatchaturian. Chorégraphie majestueuse et solitaire du vaisseau à l'architecture sophistiquée et longiligne, enveloppée d'une peau laiteuse immaculée, frappée par une lumière solaire invariable dans la torpeur de l'Espace. Tout signale que la Terre des origines se situe dans une autre sphère du Cosmos, pour une odyssée déjà embarquée vers un ailleurs incommensurable à notre intelligence.À l'intérieur, un homme s'adonne à un footing le long d'une galerie entièrement repliée sur elle-même - à 360° -, structure analogue à celle d'une roue de souris, composant l'allée centrale d'une vaste chambre blanche tout autant circulaire. Corps composé de chair recherchant la dépense physique, néanmoins immergé au sein d'un milieu de part en part artificiel, exaltant un contraste, ou une hybridation désormais sensible et généralisée dans les salles de fitness hautement équipées qui rythment toujours plus densément l'urbanité globale contemporaine. L'environnement intègre une multitude d'écrans, de voyants lumineux, de sièges au design approprié, et quelques caissons, dont on ne sait s'il s'agit là de lits dédiés aux séquences de sommeil soumises à l'apesanteur, ou d'inquiétants sarcophages destinés à de sombres perspectives toujours probables.Ce qui marque ici: c'est la tension entre l'élan vital de la course et la sophistication machinique ambiante, formant comme une unité indivisible, l'un l'autre en symbiose; harmonie intensifiée par une lumière bleutée qui mêle sous une même irradiation physiologie humaine et dispositifs techniques, dans un halo commun ou un plasma partagé-organico-synthétique. Sensation générale amplifiée par le «glissement» fluide de la caméra, qui suit de façon homothétique ou rotatoire les girations continues du parcours, supposant en creux l'absence de focale, par la grâce d'un mouvement semblant flotter ou se jouer de tout support physique.En écho à cette large structure oblongue, apparaît une forme circulaire indéterminée, dont le noyau émet une lueur orangée, de toute part cernée de rouge. Dispositif protégé par une plaque de verre, dont on devine qu'il s'agit probablement d'une machine de calcul, d'un ordinateur, ou plus exactement d'un «cerveau électronique», opérant lui-même un mouvement giratoire continu, peut-être voué à saisir à la trace les oscillations de l'homme dans sa course. Sensation en partie confirmée par le reflet discret mais persistant de sa silhouette sur la surface de «l'objectif», chacun dessinant à l'unisson l'un de l'autre une trajectoire concentrique. Est-ce le corps qui détermine les mouvements de rotation de l'appareil, ou règle-t-il au contraire sa cadence d'après les lois dictées par le système? À ce stade, aucune réponse ne s'offre comme pleinement assurée.
La Silicon Valley incarne l'insolente réussite de notre époque. Ce territoire est aujourd'hui le lieu d'une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l'humanité. Mais c'est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde, qui entend tirer profit du moindre de nos gestes, une véritable industrie de la vie. Ce livre, qui montre comment un capitalisme d'un nouveau type s'instaure -le technolibéralisme -, est le deuxième volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Il fait suite à La Vie algorithmique et précède L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle.
Berceau des technologies numériques (Google, Apple, Facebook, Uber, Netflix, etc.), la Silicon Valley incarne l'insolente réussite industrielle de notre époque. Cette terre des chercheurs d'or, devenue après-guerre le coeur du développement de l'appareil militaire et de l'informatique, est aujourd'hui le lieu d'une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l'humanité. Mais la Silicon Valley ne renvoie plus seulement à un territoire, c'est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde. Une colonisation d'un nouveau genre, portée par de nombreux missionnaires (industriels, universités, think tanks...), et par une classe politique qui encourage l'édification de valleys sur les cinq continents, sous la forme d'écosystèmes numériques et d'incubateurs de start-up. Après avoir retracé un historique de la Silicon Valley, ce livre, à la langue précise et élégante, montre comment un capitalisme d'un nouveau type est en train de s'instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l'intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l'ère d'une "industrie de la vie". Au-delà d'un modèle économique, c'est un modèle civilisationnel qui s'instaure, fondé sur l'organisation algorithmique de la société, entraînant le dessaisissement de notre pouvoir de décision. C'est pour cela qu'il est urgent d'opposer à ce mouvement prétendument inexorable d'autres modalités d'existence, pleinement soucieuses du respect de l'intégrité et de la dignité humaines.
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.
Présentation de l'éditeur Pédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée de la Torah : il délivre l'histoire, les mots-clés, les grands récits et la philosophie de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il décrit la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.