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Les nouvelles écritures du Moi dans les littératures française et francophone
Camet Sylvie ; Sabri Noureddine
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782336001784
Prenant les années 1980 comme point de départ de l'analyse, le recueil examine les avatars du discours autobiographique dans la littérature contemporaine. Si le moi s'affirme par sa présence continuelle, ce n'est paradoxalement pas d'un moi affirmatif dont il s'agit. Rusant avec lui-même, inventant une infinité de techniques lui permettant de se dévoiler en se cachant, il impose au critique une tâche complexe. C'est pourquoi les articles de cet ouvrage se mêlent tantôt d'exemples concrets, s'emparent de la réalité des oeuvres, tantôt s'efforcent de comparer, de tirer de confrontations multiples des enseignements théoriques dont la portée restera certainement provisoire. Les observations affichent leur originalité en s'appuyant sur un champ large, celui de l'expression francophone dans son ensemble ; elles font apparaître que la préoccupation pour la personne n'est pas simplement le fait de sociétés développées au sein desquelles l'individualisme triomphe, mais celui de sociétés où la prééminence familiale peut être sentie comme un facteur d'étouffement. Par-delà ces différences culturelles, sociales, s'expose la volonté de faire de l'écriture, des écritures, une exaltation de soi par la rencontre d'un lecteur en soi, par soi.
Camet Sylvie ; Duda Artur ; Lucet Sophie ; Skibick
Le terme de tragique appelle celui de tragédie. Le théâtre est l'espace privilégié où saisir le déchaînement formidable des forces qui font ployer les hommes, qui les contraignent à se débattre par des actions sublimes. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, la rhétorique est en crise: le héros est mort. Il ne s'agit plus d'exploit, ni de déclamatoire, mais de la capacité de résistance humaine à la souffrance. Les personnages d'Ibsen ou de Strindberg n'ont pas vocation au tragique, ils n'en prennent la mesure que pour donner sens à une existence autrement sans valeur. Les personnages de Maeterlinck ou de Witkiewicz sont tourmentés par le sentiment d'un vide par lequel ils se laissent happer, et naît l'angoisse, auquel ils veulent se dérober, et c'est le rire. Une synthèse et une présentation delà question du tragique quotidien; Une analyse approfondie des ?uvres au programme; Pour chaque ?uvre, une bibliographie d'ouvrages conseillés pour préparer la question de littérature comparée aux agrégations de lettres.
Un scénario classique du début du vingtième siècle permet que le protagoniste assiste à son propre enterrement (Pirandello, Il fu Mattia Pascal). Ce passage rituel oblige, après la disparition officielle, à tout réinventer. Prenant, comme point de départ, le désir de l'individu de changer de vie, pour tenter de renaître, ou d'exister plus pleinement, l'étude vise à dégager dans le récit un certain nombre de traits qui permettent de comprendre le phénomène de la subjectivation. Le corpus prend en compte des oeuvres françaises (V. Hugo, A. Dumas), italiennes, germaniques (A. Lernet Holenia ; E. Kreuder), anglo-américaines (R. Wright ; H.G. Wells), scandinaves (A. Sandemose), dans lesquelles le personnage relègue son passé à l'oubli, s'invente une nouvelle histoire, et joue perpétuellement un rôle. Son action conduit à une réflexion sur le statut du comédien. Cette existence dédoublée n'est pas une existence démultipliée mais l'expérience d'un lent suicide. La thématique abordée n'est pas sans provoquer souvent des effets de mise en abyme : qu'un personnage se construise comme personnage, n'est-ce pas en miroir une activité d'écrivain ? Le protagoniste en passe par toutes les étapes de la création, réfléchissant au nom qu'il pourrait se donner, à l'histoire qu'il pourrait se tisser, au milieu dans lequel il pourrait se glisser, comme s'il se substituait au narrateur et prenait en charge son invention même.Sylvie Carnet est habilitée à diriger des recherches en littérature générale et comparée, elle a publié des études littéraires (Parenté et création, éd. L'Harmattan, Le tragique quotidien, éd. A. Colin), esthétiques (Tableau de l'Homme Nu, Essai sur Richard Lindner, éd. Complicités), et contribué au Dictionnaire mondial des littératures (éd. Hachette) pour le domaine scandinave.
Entrecroisant extraits de carnets littéraires et observations personnelles, l'ouvrage retrace le parcours d'une individualité singulière. Celle d'un homme ayant construit toute sa vie sur un rêve de grandeur : être un écrivain d'exception. Faisant effraction dans les notes et les souvenirs, la fille compose un étonnant dialogue posthume, avec ce qu'elle découvre de fulgurances et d'abandons dans les écrits paternels. Le propos tout entier interroge l'éternelle énigme de la page blanche.
La crue centennale attendue à Paris a conduit, depuis des années, à prendre des mesures de préservation : à travers une forme d'autoanalyse, la protagoniste imagine l'épreuve que constituerait une vie ramenée à quelques exigences fondamentales. Plus d'électricité, plus d'outils de communication, une hygiène, une alimentation réduites à presque rien, mais peut-être, derrière la privation, la chance de rendre aux relations humaines leur dimension essentielle.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.